"Hic clavis, alias porta" (La clef est ici, la porte aussi) - Dessin original de Victor Hugo
dimecres, 7 de desembre del 2011
rentrer ce soir
"Hic clavis, alias porta" (La clef est ici, la porte aussi) - Dessin original de Victor Hugo
dimarts, 6 de desembre del 2011
mei nuechs d'insomnia
Vaqui a de que semblan mei nuechs
Voilà à ce qu'elles ressemblent mes nuits
les matins se suivent et se ressemblent

Vila de Tam. L'appart vitré. Les matins se suivent et se ressemblent. Je vais trainer dans ce jogging gris et faire chauffer l'expresso acheté en Espagne sur la Jonquera. Celui qui te troue le ventre toute la matinée. Les images des Matinales se reflètent dans le vitres qui filtrent les rayons de soleil. Je bois les paroles riantes de Maitena. Mes paupières se rouillent. J'ai passé la nuit sur l'Internet à compter les moutons d'Arte plus sept. Aujourd'hui: combat syndical, ignorer Saucine dans les couloirs et les bureaux pour n'éveiller aucun regard et se retrouver peut-être en cachette dans le placard à balais. Et croiser les patrons, croiser les patrons de l'Agence de Voyage de la ville de Tam qui à force de nous parler mal nous feront tous quitter la boite.
diumenge, 4 de desembre del 2011
A l'entorn dau libre en Provença
Autour du livre en Provence
9,10, 11 décembre 2011. ARLES.
Contacts
La Boutique des Passionnés & l'Association Attention Culture !
14 rue Réattu - 13200 ARLES - 04 90 96 59 93
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www.passionnes.com convivencia.over-blog.net
Signature du Matagot, samedi, à partir de 15h30
dissabte, 3 de desembre del 2011
des dessous chics dans le placard à balais

dimecres, 30 de novembre del 2011
bocada suchard
Je préfère manger à la cantine
- Ah! 'sieur Tam! z'avez pas payé la cantoche!
- Justement si je suis ici, je réponds, c'est pas pour vos yeux Charlhyène, ni pour l'endroit. Je préfère le Café PASTIS à Barcelone que votre putain de bureau obscur enguirlandé de chiffres.
- Vous parlez des guirlandes que j'ai découpées dans les chutes de papier et que j'ai accrochées,hop, au ficus?
- Ouais... Quelle idée?
- C'est bientôt noël, 'sieur Tam.
- C'est vous qu'avez découpé le deux?
- Le plus dur c'est le huit.
- Bon voilà mon chèque.
Charlyène chausse ses lunettes accrochées à une chaine (en cas de neige). Elle me vocifère:
- Quoi? Que ça? Quinze euros? Vous êtes pas un peu rachou Monsieur Tam? La fin de mois vient de tomber, macaniche!
- Et alors je l'économise tant à la fin comme au début.
- Pffff... Un chèque de quinze euros! Ah! Ca m'arrange pas.
Charlyène ça l'arrange pas mais elle encaisse quand même.
Je retourne à la machine à café après le repas. Un sou c'est un sou. Même le café à la machine je commence à me le plaindre. Tu le crois. Deux euros. Sur le chemin un éditeur itinérant (je me l'appelle Père Castor) qui passe à l'agence à chaque début de mois (ou de fin)(tôt ou tard c'est comme on le sent, dixit Daho) me barre le chemin. Tel le cow-boy attaché sur la voie ferrée, je suis pris en otage. Il se rappelle que je vends des voyages (ça tombe bien il est au bon endroit) et que en 2003 j'avais fait un crédit de six ans pour un bo livre intitulé: VOYAGES A ROME de Stendhal. Le livre m'avait couté un bras, il était tellement beau et cher qu'il pesait un joly jumper mort et que j'ai jamais pu le lire. Dans le canapé, sur les cuisses, il arrêtait la circulation du sang. Dans le lit, si tu t'endormais, il te mangeait le visage et si tu arrivais à lire une ligne sans fatigue, il te faisait des biceps comme Popeye avec des crampes aux doigts (ce qui explique mes problèmes osseux au poignet droit et pas autre chose car non je ne suis pas sourd). Ah! Le précieux livre! En plus les repro-photos brillaient tellement bien que je tournais les pages avec un gant mapa et des pincettes pour pas l'abîmer. Pas un livre: une rente. Ce con de démarcheur sait tout: que j'aime les voyages (ça tombe bien, j'en vends), que je bois mon salaire au PASTIS à Barcelone et que c'est pour ça que je me plains mon café et ma cantine, ici, en France, dans la triste ville de TAM. Il sait aussi que je tiens le cinéclub entre midi et deux pour amuser les travailleurs de l'agence, comme le club d'Occitan. Allons Monsieur Tam, vous allez bien, rhoo, allez, un beau livre, vous allez pas vous refuser ça, qu'est-ce qui vous intéresse en ce moment? Mon pouvoir d'achat, Père Castor! Mon pouvoir d'achat! Et hop! Là! Qu'est-ce qu'il me sort, Père Castor? Non.... malheureusement pas les mémoires de Pécout illustrées par Van-Gogh (Casterman n'a pas de culture occitane, ce con) mais un livre comparatif: LITTERATURE ET CINEMA. Rhaaaaa! Lovely! Je feuillette. Je caresse le papier glacé. Il me chauffe les sangs. Bardot et la Joconde, le cinéma japonais et l'impressionnisme, Mickey et Guernica. Je tripote la couverture de cuir et les lettre d'or incrustées dedans je les contourne lentement en frottant avec mon index, fétichiste du livre. Je fouette mes mains avec le marque page en soie rouge cousu dedans. MMMM... Le format italien me fait penser à un film en cinémascope ! Luxe et volupté! Mes collègues m'attendent pour le CLUB OCCITAN entre midi et deux. On va être à la bourre. Tout s'accélère. Il me tend un feuillet jaune avec un carbone. J'y reconnais mon RIB. Je signe mon RIB. Il connait par coeur mes coordonnées bancaires, ce con. Je m'engage pour 10 ans. C'est Alcatraz ce traquenard. Je signe quand même. Ah! Monsieur Tam! Je savais que je vous connaissais. Connard. Je perds pieds. Saucine la secrétaire en string me demande de réciter sa conjugaison quand on sera au CLUB OCCITAN. Je dis oui mais remontez votre jupe pour l'instant. Il me mettra un double de ma facture sur mon bureau. C'est toujours le A1? Mais comment il sait? Depuis hier, je mange des patates à l'eau, pour me payer mon voyage au PASTIS A BARCELONE, ma cantoche à 15 euros, et un livre sur le cinéma que je n'ouvrirai jamais car il me sciera les jambes, me coupera la tête et épuisera mes poignets.
Littérature comparée expresse
dilluns, 28 de novembre del 2011
Indrajit Hazra

Indrajit Hazra est un journaliste et écrivain indien né à Calcutta en 1971.
En 1990, il produit un petit recueil de poèmes au Writers Workshop, Calcutta, intitulé : Twentyfour [i.e., twenty-four] poems.
En 1995, il obtient son diplôme de l'Université de Jadavpur, Calcutta. Ensuite, il va vivre à Delhi. Il devient journaliste, assistant-rédacteur puis rédacteur en chef pour l'Hindustan Times, où il a sa rubrique hebdomadaire "Red Herring". Il écrit en anglais.
Segond mon collèga T.O, Indrajit Hazra saria pas luenh de l'univers dau MATAGOT MODERN (IEO LENGADOC). De veire... Il faut que j'en parle au petit auteur du MATAGOT MODERNE que je connais très bien. Je lui ferai une fiche de lecture.
diumenge, 27 de novembre del 2011
Clèves de Marie Darrieussecq

Clèves de Maria Darrieusecq es un libre monstruós sus l’adolescéncia. Es divisit en tres partidas : leis aver, lo faire, lo tornar faire. Lo tot ligat per una problematica comuna : faire l’amor a la joventud. Sabèm pas coma l’autor pòu escriure un libre talament ligat ai remembres pregonds e versemblables d’una joventa. Un romantisme ligat a una obsession porcassièra e fisica. Per aquò siam pas luenh de son promier : Truismes. Sens messòrgas, pegats sus lo passat nòstre, se metamorfosam totei fácia ai cambiaments carnaus. Entre desesper e rire. Un bòn libre impudic e coratjós.
Marie Darrieussecq, Clèves, França, P.O.L Editeur, 2011.
diumenge, 20 de novembre del 2011
Alain Rey: un pays qui a mal à sa langue
Alain Rey reproche à ses collègues linguistes et aux politiciens d'abandonner le combat pour la préservation de la langue de Molière.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Annie Mathieu |
(Québec) Alain Rey, qui a visité la Belle Province plus d'une vingtaine de fois, a eu vent de l'indignation du maire de Québec, qui a constaté à Paris cette semaine que l'anglais gagnait du terrain. Se disant préoccupé pour la francophonie, Régis Labeaume a même appelé la France à se réveiller pour donner l'exemple.
Un coup d'épée dans l'eau? «Les efforts des Québécois pour la langue française ne sont pas bien relayés en France. Ils sont reconnus par les spécialistes, par les gens qui aiment le Québec, mais la méconnaissance des Français des autres parties de la francophonie dans le monde est énorme.»
«La majorité des politiciens français et surtout dans ce gouvernement sont des gens qui ont une grande admiration pour l'anglais et qui ne sont pas du tout intéressés par la défense du français», poursuit M. Rey, ajoutant que Matignon ne s'occupe plus que des problèmes économiques du pays. «Il y a une profonde indifférence sur les questions culturelles», déplore-t-il. Conséquemment, dit-il, la législation existante visant à protéger la langue, la loi Toubon adoptée en 1994, n'est tout simplement pas respectée.
L'auteur de nombreux ouvrages sur la langue, dont les célèbres dictionnaires de la maison d'édition Robert, croit ainsi qu'à l'heu re actuelle, les meilleurs défenseurs du français dans les réunions internationales sont plutôt le Canada, par l'intermédiaire du Québec, ainsi que les pays africains. La France est loin derrière, selon lui.
Pour illustrer ses propos, il cite en exemple l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn et sa remplaçante, Christine Lagarde, qui ne parlent que dans la langue de Shakespeare par pur snobisme et «pour se donner l'illusion d'être en prise avec le centre de décision mondial considéré de langue anglaise».
Les autres coupables sont les médias et les entreprises, selon M. Rey. «Il y a une attitude qui consiste à valoriser tout ce qui est anglo-saxon et qui provient des États-Unis», analyse le linguiste. Ainsi, dit-il, les Français se soucient peu de l'utilisation abusive de mots anglais dans le langage courant, comme smartphone, week-end ou happy hour.
Indifférence ou ignorance?
Comment un tel laxisme est-il possible? «Les Français ont l'illusion qu'ils vivent dans un milieu unilingue où le français n'est pas du tout menacé, répond Alain Rey. Ils sont dans une sorte de protection imaginaire et fictive comme si le français était la seule langue du monde. Cela paraît ridicule, ce n'est pas rationnel, mais c'est le sentiment que rien ne peut faire mal au français.»
L'ancien directeur de la rédaction de la maison Robert, aujourd'hui relégué au poste de conseiller éditorial pour l'entreprise en raison de son «âge avancé», en veut surtout à ses collègues linguistes et aux politiciens d'abandonner le combat pour la préservation de la langue de Molière. Le sujet n'est donc pas tabou, il est tout simplement balayé sous le tapis, croit celui qui ne montre cependant pas du doigt monsieur et madame Tout-le-Monde, qui sont, dit-il, tout simplement mal informés.
«Je pense que la fréquence des anglicismes en France repose en très grande partie sur l'ignorance de l'anglais par les Français, fait valoir le linguiste. Par conséquent, si les Français étaient meil leurs en anglais, ils emploieraient moins d'anglicismes. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est mon point de vue.»
Les anglicismes ne sont donc pas bien «ressentis» puisque les mots sont immédiatement prononcés à la française, avance M. Rey, ajoutant que les anglophones - et les Québécois - ont l'habitude de se moquer des Français en raison de la prononciation de certains mots. «On leur explique qu'il faut employer courriel, mais ils disent mail et même mailer comme s'il s'agissait du verbe "mêler". Ils n'ont pas de conscience du passage d'une langue à une autre.»
Pour l'auteur, les Français qui se battent pour leur langue sont les interprètes et les traducteurs qui connaissent bien l'anglais et qui veulent affirmer la différence entre les deux langues. Les Québécois ressentent aussi autrement le passage d'une langue à l'autre, selon M. Rey. «Ils s'en rendent très bien compte parce qu'ils sont en contact au quotidien avec l'anglais et ils savent que sur leur continent, l'anglais est majoritaire.»
Les autres pays européens ne sont pas épargnés, note par ailleurs Alain Rey. «C'est une tendance généralisée en raison de la puissance économique des États-Unis, du snobisme et de l'ignorance», ajoute-t-il. Selon lui, si Régis Labeaume s'était également rendu à Rome, en Italie, il aurait fait le même constat qu'à Paris : l'anglais y est omniprésent.
Même s'il n'aime pas ce qu'il voit et entend, l'historien de la langue arrive néanmoins à relativiser la situation du français dans le monde. Il s'est aperçu, dans ses recherches, qu'à la fin du Moyen Âge, la langue était dans un état bien pire encore. «Au XVIe siècle, la proportion de mots italiens dans la langue française était invraisemblable. C'était la Californie de l'époque», illustre-t-il en référence à la quantité de mots provenant de cet État américain dans l'usage du français.
«J'ose espérer que lorsque ce sera vraiment, pour employer le titre d'un beau film québécois, la fin de l'empire américain, la proéminence de l'anglais dans le monde reculera», conclut Alain Rey.
LEGIT DANS CYBERPRESS
dissabte, 19 de novembre del 2011
100 messages pour Bernadette Lafont

Smoking girl
Bernadette lafont - photo jean Loup Sieff (1959)
dimarts, 8 de novembre del 2011
lo bonur es dins lo tam
Amé la teulissa que raja d’en pertot dins l’ostau, la patrona que nos expleita a l’òbra (qué fa la gaucha ? lei obriers perdon sei drechs !) i aviá de que tot laissar uèi e acabar, pecaire, coma un cocha-vestit. Alòr vau faire coma ma collèga Liza, la cantaira, qu’es sempre positiva e vau m’inspirar parier de la k aquela genta dòna que me formèt au trabalh d’agent de viatge, i a detz ans ja : èra filosofa e me disiá : « quora tot va de guingoi fai la tiera de tei bonurs positius de la jornada. » I anem !
Pense que deman anarai pas obrar meme sota la pression de la patrona. E me ren cool. Resistirai. M’aime quora siáu indignat.
Pense que deman vau faire un reperatge dins Leberon per un viatge a l’entorn deis aucèus.
Divendres trabalham pas : es ma jornada la mai penibla e me vei suau.
Ai enfuòcat la satla dei fotocopias amé un JAN PETIT version rai.
Ai capitat l’organizacion d’un viatge a Carcasona per mai.
Ai manjat au restò amé Valo.
Calou m’a escrich.
Ives Montant m’a esmogut sus França 2 per son engatjament e son mestier artistic.
La polida de la MAIF aviá una voés estrambordanta e rasseguranta. Me languisse de rescontrar l’experta a l’ostau…
Mei plantas verdas respiron lo bonur.
Ai tubat una clopa, me siáu regalat .
Ai manjat tot lo chocolat, me siáu regalat.
Me…………………….., me siáu regalat.
Ai rescontrat l’experta de la maif sus la cam. M’a monstrat son assegurança amé son còs de cat. Me siáu regalat.
Lei viatjaires me mercejan per lo trabalh que fau.
Ai begut la cervesa de ma vida.
Ai retrobat lo fiu de mon portable. E m’a fach rire.
Ai marchat sota la pluèia amé una pèu d’ors sus la tèsta..
Deman dins Leberon tòrne veire un collèga que m’es car.
Adobe un viatge per Catalhona per de viatjaires simpatics.
Aquí Lo, Maria Lo, Lo mond es ben polit.
dilluns, 7 de novembre del 2011
ce soir relire chamoiseau "texaco"...
l'araignée au plafond
dissabte, 5 de novembre del 2011
Brûler sa vie comme Jeanne pour Brassens
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau.
Jeanne, par Georges Brassens.
Je découvre par cet après-midi pluvieux, acoucouné dans mon Camin-d'Aiga, espérant que le Bourgidou ne déborde pas trop, un joli documentaire signé Delphine Deloget, enregistré sur DVD. Magnifique document diffusé trop tard sur Fr3 récemment. Si je comprends bien toutes les images diffusées, en tout cas la majorité, sont signées Brassens en SUPER 8. La réalisatrice a du les rénover, elles respirent le temps présent. Le bonheur suinte sur la pellicule. L'héroïne de ce beau film c'est elle: la petite Jeanne, toute repliée, s'étant donné la tâche dans la vie d'accueillir tous les chats et chiens perdus du monde et de recueillir aussi ces hommes sans attaches, riches de sensibilité, droits dans leur marginalité mais égarés dans la vie. Jeanne. Toute courbée, elle porte le poids du bonheur. Impulsive sûrement comme tout être libre, la jolie muse partage l'impasse Florimont avec Brassens et Marcel, son mari qui trouve la liberté - lui -dans sa maudite bouteille. Vivre sans eau, sans électricité. On est loin de Sète ensoleillée de la première séquence du film. Sète, ensoleillée mais douloureuse comme une île grecque. Pour Brassens, le petit voleur de bijou, c'est la ville du regard de l'autre, du mépris et du rejet. La ville du démonstratif: « Cette ». Il lui faudra une petite cour parisienne pour fuir les mauvais esprits, se cacher et chasser ses démons. Nul n'est prophète en son pays. Chez Jeanne, c'est tout petit mais assez grand pour deux amours. Le plus fort, le plus profond est celui qu'elle ressentira sans doute jusqu'à sa mort pour l'anarchiste. Ils sont beaux à voir. Magnifique et grand jeune-homme, il s'éloignera forcément d'elle peu à peu, petite femme de cinquante ans. Comme dira un des beaux témoins du film: « le temps fait son oeuvre. » Je n'expliquerai pas tout le film mais ce qui m'a touché au plus profond c'est son humanité. Et cette Jeanne, cette grand figure féminine, qui dépasse nos sentiments amoureux. Ceux qu'on ne contrôlera jamais et nous dépassent. Ceux qui font que l'on peut mourir ou se laisser aller pour une seule personne. Le film va d'une plage à l'autre. Plage symbolique des débuts, Sète. Plage symbolique de la paix, du repos et de la disparition apaisée: la côté bretonne. Merci pour ce témoignage humain. Merci pour l'humanité. Merci Jeanne. En ces temps frileux, ce documentaire, par ta chaleureuse personnalité, nous ouvre des possibles.
Subjectivement, j'ai ressenti lors de ce film quelques odeurs charnelles et sensuelles: l'odeur du vin, du café dans la chaussette, des chats qui passent et repassent sans cesse et hantent chaque plan, l'odeur du chien mouillé et son haleine quand Brassens - animal à son tour - lui vérifie ses dents. Tous ces animaux, tous ces hommes, toutes ces femmes. Et l'odeur ronde de l'encre sur les manuscrits du chanteur appliqué. Son journal intime. Bien que le film nous emplisse un peu de mélancolie, je connais des endroits, en France, en Occitanie, en Grèce, dans le monde, chez nos amis où ce bonheur épicé "bande" encore.
dimecres, 2 de novembre del 2011
Viaule Sèrgi, poèta occitan
Qualques poesias de Sèrgi Viaule a legir aqueste ivèrn, acoconat al radiator !
« Refrescar la lenga »
D’unes se demandan a cridals o de sota-votz, e an rason de se pausar la question, çò que Sèrgi Viaule gasanha o mascanha amb sos tèxtes improbables. Sabon pasmens que lo mot « poesia » ven del grèc ποιεῖν (poiein) que significa « far/crear ». Pus tard, a l’Edat-mejana, lo trabalh dels mots balharà en Occitània « trobar ». Trobalhar/trabalhar, o pas, la rima e lo ritme. Trobar (e doncas cèrcar) es ben far quicòm o crear quicòm. L’estimacion, l’apreciacion de la creacion es a posteriori un autre parelh de margues. Las esteticas van e venon.
Dins son accepcion la mai larga, tot trabalh sus la lenga pòt èsser de poesia. Dins l’òbra de Sèrgi Viaule la poesia es una art del lengatge per çò que fa una utilizacion maximala, e totes azimuts, de la lenga. Dins un tèxte, tanlèu que i a expressivitat lengagièra, se poriá dire que i a poesia. Cresèm poder avançar que l’expressivitat es pas çò que far freita dins l’òbra de Sèrgi Viaule.
« Refrescar la lenga » ? Perqué pas ! Mas cal pas anar quèrre aquí darrèr res mai qu’un vèrs pescat a l’azard dins lo cinquantat de tèxtes que compte aquesta brocadura.
Brocadura de 64 paginas : 6,10 € franc de mandadís.
Coordonadas :
Edicions Lo Clusèl
47, avenguda Charles de Gaulle
81370 Sant Sulpici la Punta
tel 05.63.40.09.33
corrièl : lo-clusel@orange.fr
dilluns, 31 d’octubre del 2011
diumenge, 30 d’octubre del 2011
Matagot à la radio
Le Matagot à la radio. Sur Delta FM (Delta de Camargue):
- mardi 1 10h30
- merc 2 14h30
- jeudi 3 18h30
- vend 4 15h30
- sam 5 9h30
cabaret
Dimanche 6 novembre à 17h au Théâtre de la Roquette de Courthézon
Catherine Dominguez soprano
et Michel Chanard piano
interpréteront des extraits des plus célèbres
comédies musicales du Broadway des années 30
Entrée : 5 €
dissabte, 29 d’octubre del 2011
divendres, 28 d’octubre del 2011
Je t'écris de mon pays avili...
Ai recebut l'article coma una bofa (clicar dessus per lo tornar mai bèu). L'istòria d'un Gregau en prèsa amé son epòca. M'a rendut triste que fa 4 ans que vau sus l'iscla de Militèna e qu'enlai ai rescontrat una segonda familha que viu dins una auberga amé una chatona dau pèu lòng que sembla a una serena. Benlèu qu'aquesta annada fuguèt mai fòrta que non pas leis autrei. A l'estanquet Maria i aviá pas que ieu, lei collègas e leis estèlas. La plaja nos èra dubèrta tota. Dubèrta mai, finala... desèrta. Çò que me fasiá pensar a un grand lux. La Mer Egèia per tu tot solet. La jòia de viure se vesiá dins la cara deis estajants. Mai èra pas qu'un signe de sapiéncia. M'avisère lèu que lei toristas gregaus que visitalhan sempre lo país coma tu vas veire leis castèus de la Leira ò Lei Paluns Peitavin èran restats a l'ostau. Pas un Atenian per exemple aviá fach lo trajècte fins an aquí. Per la paur de manca, de la crisi, s'èran plegats sus elei. Vos laisse descubrir aquela polida letra coma se meis amics gregaus me l'avián mandada, dins un rangolum de desesper de pas posquer «viure au país. »
Rendut compte sus mon estagi de cant au MEDOC

Arribe a Clapàs a tres oras dau tantòst. Un café amé lo Komedyan. Pròche de la gara. Ren a pas cambiat, m'avise. Lei tram aquí se dison Tam. An ren inventat. M'an just raubat l'idèia. Narcissic prene en fòto lo nom Tam ® , marca despausada,. Pause lo sac a l'ostau dau Komedyan que coloca amé un musicaire dau pèu lòng. Un jovenet, la tèsta dins la musica, que rapapia de lònga: « me fau pausar d'anoncias per trapar de taf. Me fau pausar d'anoncias ». Dins l'apart polit banhat dau solèu d'octòbre parlam d'un projècte tiatre amé l'agéncia de viatge. Quora e coma botar en òbra un atalhier tiatre durènt una crosièra? Coma rendre actius leis viatjaires? Lo Komedyan parla. Escrive. A l'idèia bauja de lei faire jogar dins lei gabinas! Mai onte se metrà lo public? Dins un recanton lei dos cats dau Komedyan manjan de panatièras. Vaquí ma cambra: un matelas au sòu. M'agrada. Cerque la presa per mon esmart fone. Sus l'armari un imatge vièlh d'una dançaira sus un fiu. D'un estajant de l'ostau que dèu faire la treva ara que data de 1900. Dins la cosina-salon, lo poster (òc, es un mòt d'ancian provençau deis annadas uechanta e te merde) dau Mépris de Godart. Lei colors passadas me fan pensar que data de 1970, ela. E pasmens... dèu èstre d'un estajant uèi desparegut, disns la vida vidanta, a la retirada. Mai qu'a perdut sa dralha dins aquela apartament d'estudiant.
Marcham dins lei carrièras borgèsas de Clapàs. E la cervesa de 4 oras nos regala. Crompam de vin au Cairreforc e de fromatge. Komedyan faguèt un pastisson a la saucissa. M'agrada mielhs steak haché. Mais ça coule le long du cornet. Es una citacion. Podètz pas comprene.
E vaquí Clapàs amé son polit Digonau barrat ara. Un estudiant me ditz que l'a pas jamai conegut aqueste (a passat-temps li aviá tres cinemas Diagonau a Clapàs, ara ne demòra un solet au centre). Prene cinc pèus blancs a-de-reng (beguem en tropa lo vin pur de nòstre plant.) M'agrada pas una vila que cambia amé lo temps. Me refuse de veire Clapàs ansin. Coma la realitat me la fa veire uèi.
Passam sus lo camin d'un tram tam (publicat sus lo tam-tam) pas finit. La vila es copada per aquela operation. Li fa de cicatritz a ma vila fac que vòle i viure again.
Se trobam au polit tiatre dau Cecillon (mei omenatges mèstre) que passa en guest-estar dabans nosautres per desaparèisser. Au mitan dei projectors e dei caissas emplidas de vestits de tiatre, au mitan dei tecnicians que passan amé de gruas, de tractors, d'elevators, se sarra lo Kantayre (es Aimat, lo famós, una estar de mai mai qu'es pas guest car fa lo mèstre de la ceremonia). Se caufam. Siáu regde. Aimat de seis uelhs de mar me fa signe de me faire mai sople. Pòde pas. Es ma morfologia: ai lei espatlas pegadas ais aurilhas, ieu. Cantam la cançon de la galina. Lei cançons son engatjadas (veire lei paraulas ai documents pegats junts). Ai ma camisa de carrèus roges e quora siáu pas concentrat lei reflèxs de palhassa me tòrnan. M'engane de cos. Vene mon palhassa. Vire leis uelhs, fau de sonrires de niais ais autreis estagiarias polidetas e joventas que me prenon per un caluc. Solet lo Komedyan en fácia semba compatir e me desencusa. Es pas sa fauta, es estat format coma aquò. Pepito Biskui sortís d'aqueste còs! (Pepito Biskui èra lo nom de mon palhassa) Rai. Vaquí çò que me fa l'efiech dei projectors e dau platèu. Coma Dalida e Molière ieu vòle defuntar sus scèna. D'autrei citacions. Pòs pas comprene.
Cantam una cançon sus una galina. Una cançon d'un òme enganat per sa dòna (sembla de l'atge mejan, reconèisse pas Marti e la problematica es pas brica modèrna) e una de mai que lo Kantayre nos encoratja de bicar nòstrei polidas fòrça (de l'atge mejan, parier, qu'es pas de Marti, pas possible, Marti auriá apondut una estròfa, a la fin, per nos encoratjar de tornar poblar Occitània, mai ieu dise aquò, dise ren). Es l'ora de la pausa. E lei estudiants dau MEDOC an menat dau Medoc. Me fa rire. Lo vin. Jòc de mòt. Opopopopopopo. Pòs pas comprene. Faudriá benlèu apondre un MDR ò un LOL. Manjam de fromatge, un pan fach per una babà-sopla (una baba cool) de vint ans, de vin, de fromatge, de cervesa, una cigareta – que sembla a una cigareta - rotlada e après cantam amé un alen de chin d'après la caça dins la robina. S'acaba per una partida crosada (aquí pas cap de referéncias ais Albigés).En tornar prene: "cau far l'amor la nuech e mai lo jorn/ cau caressar lei chatas e leis aimar totjorn."
Dòrme sus mon matelas. E agache l'internet sus mon esmartfòne. Lo lendeman tòrne a mon Camin-d'Aigas. Darnier flash back nostalgic sus Clapàs: lo matin se siam quitats amé 4 creissènts cadun sus un plan dau Clapàs, la paret bèla pintada amé un engana-l'uelh sus la vila. E lo musicaire a dich: «Me siáu levat tròp tardier. Ai pas pausat meis anoncias ». A cantat lei tres cançons de la vèlha. Aviam ja oblidat lei melodias amé lo Komedyan qu'a concluit: « m'agrada mielhs lo tiatre ».











