dimecres, 7 de desembre del 2011

rentrer ce soir

Ville de Tam. Nuit noire caféine de décembre. Les réunions s'achèvent à neuf heures. A se demander si à l'Agence de Voyage on ne nous retient pas pour dépenser moins. C'est la conseillère en com, Madame Guindy, qui m'a ramené dans sa voiture froissée bleue. Entrant dans sa casserole, j' lui dis, dans une bouffée de buée blanche comme un nuage:
- Au moins, on te la volera pas.
Elle m'dit dans une autre bouffée de buée (rose cette fois):
- Je me promènerais avec un seul volant sans les roues, les pédales et la carcasse, j'aurais encore moins de chance de me faire voler.
Ell'me parle Madame Guindy du fils à Toulon qui fait l'armée, du frère à Marseille dans la déco et qui fait les allers-retours car les loyers... et la soupe à maman... le mari qui se plie le dos fréquemment au club de gym et cette con de com de plus en plus dure à monter depuis qu'on a moins de budget papier, moins de budget encre, moins de budget photo, moins de budget Guindy. Heureusement pour mes yeux: on conserve le buget mannequin. Ah. Caliente. La belle mama Guindy, insensible, te mène tout ce beau monde à la baguette. Paroles. Paroles. Parlotte. Et si. Et ça. Patin couffin. Ronds de buée multicolore qui s'évaporent contre le pare-brise humide. On est plus là pour parler boulot. Comme d'habitude j'écoute pas. Mon corps est en pilotage automatique. Ma tête dit "oui", mon esprit part ailleurs. Je pense à Saucine. J'ai tellement envie de crier sur les toits... que... Tu le crois? Mais ce n'est pas à Guindy qu'il faut se confier.
D'ici, je vois mon appartement-véranda en haut de la haute tour boueuse. Vivre ici reste pratique. Derrière un supermarché discount et quelques immondices. J'attends ici comme en exil une transformation, une amélioration. Il va bien se passer quelque chose dans cette pute de ville de Tam? Une mutation? Encore moins, si le gouvernement se voit obligé de perdre son triple A, son label rouge, son n'importe quoA. Mais dis-moi: ça va atiser quelles haines si on ne nous considère plus?
Le portail sécurisé en fer s'ouvre. Ouverture automatique. Clic. Chaque fois que je le vois s'ouvrir je pense aux deux portes du château de Moulinsart. Avec le boy scout et le capitaine, heureux de retrouver le plancher des vaches, mon bon Milou.
Je colle mon nez contre la vitre de la casserole.
- T'as vu?
- Hein? Quoi?
- L'appartement allumé. Là-haut. C'est le mien. Le rideau bouge.
- Mais tu hallucines, mon pauvre Tam. Tu hallucines.
L'appartement... éteint. Hallucination? La fatigue? Tu le crois? Est-on en train de me visiter? Ils sont là-haut. Ils m'ont vu. Ils sont planqués derrière le rideau. Mais je l'ai bien vu bouger, avec cette lumière... Là-haut on... Deux poutou bien tendres. Guindy c'est ma maman d'ici mais elle ne veut pas monter avec moi. Elle me laisse seul avec ma solitude. Elle m'offre un Tuperware de soupe à la carotte. T'as besoin de repos mon ami. Tu flippes. Je traverse le parking, peu rassuré et je monte au cinquième étage de ma tour. Que vais-je trouver là haut?

"Hic clavis, alias porta" (La clef est ici, la porte aussi) - Dessin original de Victor Hugo

dimarts, 6 de desembre del 2011

mei nuechs d'insomnia


Vaqui a de que semblan mei nuechs
Voilà à ce qu'elles ressemblent mes nuits

les matins se suivent et se ressemblent




Vila de Tam. L'appart vitré. Les matins se suivent et se ressemblent. Je vais trainer dans ce jogging gris et faire chauffer l'expresso acheté en Espagne sur la Jonquera. Celui qui te troue le ventre toute la matinée. Les images des Matinales se reflètent dans le vitres qui filtrent les rayons de soleil. Je bois les paroles riantes de Maitena. Mes paupières se rouillent. J'ai passé la nuit sur l'Internet à compter les moutons d'Arte plus sept. Aujourd'hui: combat syndical, ignorer Saucine dans les couloirs et les bureaux pour n'éveiller aucun regard et se retrouver peut-être en cachette dans le placard à balais. Et croiser les patrons, croiser les patrons de l'Agence de Voyage de la ville de Tam qui à force de nous parler mal nous feront tous quitter la boite.

diumenge, 4 de desembre del 2011

A l'entorn dau libre en Provença

Autour du livre en Provence

9,10, 11 décembre 2011. ARLES.

Contacts

La Boutique des Passionnés & l'Association Attention Culture !

14 rue Réattu - 13200 ARLES - 04 90 96 59 93

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Signature du Matagot, samedi, à partir de 15h30

dissabte, 3 de desembre del 2011

des dessous chics dans le placard à balais


Agence de voyage. Les couloirs. Je la sens bien sa présence mais je ne la vois pas. Un regard, des yeux camouflés dans le mur. Comme ce chat mystérieux dans ALICE AU PAYS DES MERVEILLES. Je sens bien cette odeur de poudre mêlée au maquillage. Et ces yeux deux, brillants, ses yeux piscine, qui m'épient et qui me guettent. Je la devine. Et je la cherche. Je marche droit. Channel numéro cinq. Ca cocotte dur, bâtiment A. Elle m'espionne, elle m'attend. Saucine, la secrétaire en string surgit soudain sur mon passage, au détour d'un pilier.
- Ah! Monsieur Tam, quel hasard! Vous tombez bien! Je devais vous voir, c'est pour mon fils.
Mes yeux s'arrondissent comme des balles de ping-pong. A-t-elle déjà porté ce décolleté? Prémédité! Comment s'est-elle préparée à notre échange le soir même? Combien de bustiers, de montgolfières, de ballons gonflés au benzène essayés, posés, jetés en vrac dans le panier du sale, dans le placard du propre, par terre, sur les cintres, superposés, borgnes, voyants, doubles, qui s'ouvrent tout seul, en cuir, avec un zip autour, prédécoupés, en pointillés, pour qu'on suive bien les formes, mis, remis, arrachés de rage, décollés doucement comme un timbre de collection, ajustés juste au niveau du téton pincé, sous un chemisier, sans un chemisier, le nombril à l'air, agraphés, dégraphés, les cheveux remontés, le bustier lourd et violet sur un t-shirt noir, ou un sous-tif en dentelles, balconnet terrible genre Marie Antoinette ou Madone de chez Jean-Paul Gaulthier ? Ses mains légères remontent le tout, synchrone. Combien d'heures pour moi pour préparer le décolleté idéal? Enfermée dans sa salle de bain, à faire couler l'eau pour camoufler le bruit des soutiens-gorges sautants sur la musique de PRETTY WOMAN? La buée à la vitre, le reflet saturé par son souffle et ses efforts pour me rencontrer demain. Le verrou remonté, elle se cache de son mari alcoolisé sur le canapé qui rote devant le discours de Toulon sur BFM: "Hé! Ben! Tu fous quoi? Merde. J'ai faim." Car elle m'a bien prononcé ce mot, c'est sûr, t'en es témoin: "mon fils" et contrairement à ce que dit Jean-Jacques, elle n'avait pas fait un bébé toute seule. Merdoum, Mme Sausine, la secrétaire en string, ne vit pas seule. Comme quoi la chanson a pas toujours raison.
Son scénario elle l'avait créé, là, figée sous les couette lourde, les yeux rivés au plafond invisible, toute seule dans sa tête, tourne-retourne dans le noir de la nuit de couples sans libido, soulevée par les ronflements porcassiers de son mari.
Le soutien-gorge craquant caché dans le cartable. Les cheveux tenus pas des épingles. Le string dans la poche de devant, elle se change dans les toilettes du bureau, comme un collégienne fautive de sa métamorphose adolescente. Elle apparaît au pilier:
- Mon fils, Monsieur Tam, il veut apprendre l'excitant...
Lapsus. Elle se reprend:
- L'occitan, mr Tam, l'occitan.
Elle rougit et dit:
- Il écoute Massilia. Il veut venir à votre club. Au collège, ils ferment les options.
Mon club? Pour le personnel de l'Agence? Celui que j'organise entre midi et deux et dont la moyenne d'âge est -disons le - de cinquante ans?
Je réponds c'est sûr, on a tous intérêts d'être bilingues. Elle reprend son doux souffle mentholé:
- J'ai trouvé ce petit livre. Regardez.
Je n'ai pas le temps d'identifier la couverture de l'ouvrage en question que sa douce main m'entraîne dans le placard à balais éclairée par une seule ampoule:
- On y verra mieux pour lire, ces couloirs sont trop sombres.
La porte se referme pour nous et là sauvage, arrachant une épingle qui retient ses cheveux de jais elle râle en jetant par terre le cahier pour la sixième niveau un, édité au CRDP de Montpellier:
- Aima me! Ara! (Aime moi! Maintenant!)
La conjugaison est juste, le -a final prononcé à la française. C' est pas grave j'ajusterai après, je gonfle mes muscles (je parle des bras, je suis un héros), la soulevant, la plaquant contre l'armoire en fer tenue par des boulons voyants qui se dévissent et sautent comme des ressorts rythmant chaque mouvement de mon bassin. Du grand art. Manu Katché à la batterie. Les bouteilles plastique immaculées, blanches de Javel, orange d'Ajax, marron de Carolin, bleutées de Canard WC (qui fait coin coin de plaisir avec son joli bec) sautillent à chacun de nos mouvements. Nous pourrions réciter les trois conjugaisons sans oublier les auxiliaires. Je décline toutes les positions. Elle apprend vite. Elle accroche son vernis aux étagères. Aime, Aimas, Aima, Aimam, Aimatz, Aiman. Ca coule tout seul. Un ange passe. Rattachez vos ceintures. Telle la phalène son string se colle et se balance contre l'ampoule brûlante quand ses balconnets viennent atterrir doucement comme une fleur sur le petit cahier bleu aux gribouillis d'enfant. Leçon numéro un. On aura besoin de réviser avant de transmettre.

dimecres, 30 de novembre del 2011

bocada suchard

ma grand manja de bocadas suchard amé de pan

Je préfère manger à la cantine

Agence de voyage, 12h45. Hier Charlhyène (il paraît que c'est un nom sioux), la femme de l'intendant, qui est raide comme un cierge de pâques (dixit Brel) m'a rouspété:
- Ah! 'sieur Tam! z'avez pas payé la cantoche!
- Justement si je suis ici, je réponds, c'est pas pour vos yeux Charlhyène, ni pour l'endroit. Je préfère le Café PASTIS à Barcelone que votre putain de bureau obscur enguirlandé de chiffres.
- Vous parlez des guirlandes que j'ai découpées dans les chutes de papier et que j'ai accrochées,hop, au ficus?
- Ouais... Quelle idée?
- C'est bientôt noël, 'sieur Tam.
- C'est vous qu'avez découpé le deux?
- Le plus dur c'est le huit.
- Bon voilà mon chèque.
Charlyène chausse ses lunettes accrochées à une chaine (en cas de neige). Elle me vocifère:
- Quoi? Que ça? Quinze euros? Vous êtes pas un peu rachou Monsieur Tam? La fin de mois vient de tomber, macaniche!
- Et alors je l'économise tant à la fin comme au début.
- Pffff... Un chèque de quinze euros! Ah! Ca m'arrange pas.
Charlyène ça l'arrange pas mais elle encaisse quand même.
Je retourne à la machine à café après le repas. Un sou c'est un sou. Même le café à la machine je commence à me le plaindre. Tu le crois. Deux euros. Sur le chemin un éditeur itinérant (je me l'appelle Père Castor) qui passe à l'agence à chaque début de mois (ou de fin)(tôt ou tard c'est comme on le sent, dixit Daho) me barre le chemin. Tel le cow-boy attaché sur la voie ferrée, je suis pris en otage. Il se rappelle que je vends des voyages (ça tombe bien il est au bon endroit) et que en 2003 j'avais fait un crédit de six ans pour un bo livre intitulé: VOYAGES A ROME de Stendhal. Le livre m'avait couté un bras, il était tellement beau et cher qu'il pesait un joly jumper mort et que j'ai jamais pu le lire. Dans le canapé, sur les cuisses, il arrêtait la circulation du sang. Dans le lit, si tu t'endormais, il te mangeait le visage et si tu arrivais à lire une ligne sans fatigue, il te faisait des biceps comme Popeye avec des crampes aux doigts (ce qui explique mes problèmes osseux au poignet droit et pas autre chose car non je ne suis pas sourd). Ah! Le précieux livre! En plus les repro-photos brillaient tellement bien que je tournais les pages avec un gant mapa et des pincettes pour pas l'abîmer. Pas un livre: une rente. Ce con de démarcheur sait tout: que j'aime les voyages (ça tombe bien, j'en vends), que je bois mon salaire au PASTIS à Barcelone et que c'est pour ça que je me plains mon café et ma cantine, ici, en France, dans la triste ville de TAM. Il sait aussi que je tiens le cinéclub entre midi et deux pour amuser les travailleurs de l'agence, comme le club d'Occitan. Allons Monsieur Tam, vous allez bien, rhoo, allez, un beau livre, vous allez pas vous refuser ça, qu'est-ce qui vous intéresse en ce moment? Mon pouvoir d'achat, Père Castor! Mon pouvoir d'achat! Et hop! Là! Qu'est-ce qu'il me sort, Père Castor? Non.... malheureusement pas les mémoires de Pécout illustrées par Van-Gogh (Casterman n'a pas de culture occitane, ce con) mais un livre comparatif: LITTERATURE ET CINEMA. Rhaaaaa! Lovely! Je feuillette. Je caresse le papier glacé. Il me chauffe les sangs. Bardot et la Joconde, le cinéma japonais et l'impressionnisme, Mickey et Guernica. Je tripote la couverture de cuir et les lettre d'or incrustées dedans je les contourne lentement en frottant avec mon index, fétichiste du livre. Je fouette mes mains avec le marque page en soie rouge cousu dedans. MMMM... Le format italien me fait penser à un film en cinémascope ! Luxe et volupté! Mes collègues m'attendent pour le CLUB OCCITAN entre midi et deux. On va être à la bourre. Tout s'accélère. Il me tend un feuillet jaune avec un carbone. J'y reconnais mon RIB. Je signe mon RIB. Il connait par coeur mes coordonnées bancaires, ce con. Je m'engage pour 10 ans. C'est Alcatraz ce traquenard. Je signe quand même. Ah! Monsieur Tam! Je savais que je vous connaissais. Connard. Je perds pieds. Saucine la secrétaire en string me demande de réciter sa conjugaison quand on sera au CLUB OCCITAN. Je dis oui mais remontez votre jupe pour l'instant. Il me mettra un double de ma facture sur mon bureau. C'est toujours le A1? Mais comment il sait? Depuis hier, je mange des patates à l'eau, pour me payer mon voyage au PASTIS A BARCELONE, ma cantoche à 15 euros, et un livre sur le cinéma que je n'ouvrirai jamais car il me sciera les jambes, me coupera la tête et épuisera mes poignets.

Littérature comparée expresse

Agence de voyage. Saucine la secrétaire en string me pose un léger paquet sur le bureau. Je reçois maintenant, déjà, super, youpi, LE JARDIN DES DELICES TERRESTRES (EDITIONS LIVRE DE POCHE à PARIS). Quel rapport avec LE MATAGOT MODERNE (Editions IEO LENGADOC à BEZIERS) ? Rhaaaaa! Lovely! J'ai hâte de savoir! Malheureusement une pile de documents m'attend pour le taff. Je pleure ma mère sur l'agenda. L'agence de voyage où je worke depuis 2002 exige: un bon de commande pour un mas en Camargue à réserver pour mai, tout un devis pour des congrès autour du LARZAC (avec randonnées) pour février, une croisière à Venise pour hier sans gondoles (à cause de la crise). Boulot! Boulot! Boulot! Et tous ces mails à killer: est-ce vraiment du travail? Comment faisaient-ils en 1990 sans les mails? M'enfin dirait Gaston Lagaffe (mon maître) qui a toujours envie de trier son courrier, si j'osais un oeil sur mon nouveau livre? Le poète et voyageur T.O me l'a bien dit: les deux univers se rapprochent, tu devrais en parler à ton collègue là, le petit auteur du MATAGOT MODERNE (Editions IEO LENGADOC à Béziers). Mais comment croiser deux regards littéraires: ceux de l'Indien et de l'Occitan? Quel rapport avec le Cassoulet et le Vada Idli ? Déjà j'aime la couverture cartonnée présentant les allumettes pyromanes qui rappellent peut-être le grand incendie provençal du MATAGOT. La première phrase (ma prof de lettre dirait l'"incipit") est brève, scénaristique, vive: " Tout a commencé par un accident". Mazette! En voilà un qui perd pas de temps avec son récit! Boumbadamoum. Je te vais à la ligne. Et hop! hop! T'es dans la sauce. Pas le temps d'y tremper: ma boss m'envoie un texto pour un rendez-vous que je ne confirme pas car je suis roumegaire et contestataire. J'ignore le texto. Je supprime. "Etes-vous sûr?" Je réponds pas. Je sais ce que je fais. Mon portable m'emmerde. Quatrième de couverture. Un argument de vente choc : "incontestablement le meilleur écrivain de la nouvelle génération". Ah! Ils veulent vendre, eux, au livre de poche (à Paris)! Mais ne sont-ils pas marseillais au LIVRE DE POCHE (à PARIS) je croyais que le meilleur écrivain de notre génération c'était Houelbecq (je suis obligé d'aimer Houelbecq si je suis parisien) ou Perbosc (je suis obligé d'aimer Perbosc si je suis occitaniste). Mots clé en diagonale: "jeunes désoeuvrés", "le gourou Ghanada", ""fantasmagorie", "une Prague froide et désincarnée", "humour surréaliste", "l'écriture et le mensonge". Ah! C'est sûr ça va plaire à l'auteur du MATAGOT MODERNE (chez IEO LENGADOC, à Béziers, ton bon de commande est ci-contre, tu devrais en profiter). Je lui en parlerai. Un fax. L'hôtel de Camargue. Mais où ai-je foutu mon bon de commande? Ah! Il me sert déjà de marque page! Voilà ce que c'est que de se faire livrer au boulot.

dilluns, 28 de novembre del 2011

Indrajit Hazra


Indrajit Hazra est un journaliste et écrivain indien né à Calcutta en 1971.

En 1990, il produit un petit recueil de poèmes au Writers Workshop, Calcutta, intitulé : Twentyfour [i.e., twenty-four] poems.

En 1995, il obtient son diplôme de l'Université de Jadavpur, Calcutta. Ensuite, il va vivre à Delhi. Il devient journaliste, assistant-rédacteur puis rédacteur en chef pour l'Hindustan Times, où il a sa rubrique hebdomadaire "Red Herring". Il écrit en anglais.

Segond mon collèga T.O, Indrajit Hazra saria pas luenh de l'univers dau MATAGOT MODERN (IEO LENGADOC). De veire... Il faut que j'en parle au petit auteur du MATAGOT MODERNE que je connais très bien. Je lui ferai une fiche de lecture.

diumenge, 27 de novembre del 2011

Clèves de Marie Darrieussecq


Clèves de Maria Darrieusecq es un libre monstruós sus l’adolescéncia. Es divisit en tres partidas : leis aver, lo faire, lo tornar faire. Lo tot ligat per una problematica comuna : faire l’amor a la joventud. Sabèm pas coma l’autor pòu escriure un libre talament ligat ai remembres pregonds e versemblables d’una joventa. Un romantisme ligat a una obsession porcassièra e fisica. Per aquò siam pas luenh de son promier : Truismes. Sens messòrgas, pegats sus lo passat nòstre, se metamorfosam totei fácia ai cambiaments carnaus. Entre desesper e rire. Un bòn libre impudic e coratjós.

Marie Darrieussecq, Clèves, França, P.O.L Editeur, 2011.

diumenge, 20 de novembre del 2011

Paco Ibanez e lei lengas

Alain Rey: un pays qui a mal à sa langue

Alain Rey reproche à ses collègues linguistes et... (Photothèque Le Soleil)

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Alain Rey reproche à ses collègues linguistes et aux politiciens d'abandonner le combat pour la préservation de la langue de Molière.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Alain Rey, qui a visité la Belle Province plus d'une vingtaine de fois, a eu vent de l'indignation du maire de Québec, qui a constaté à Paris cette semaine que l'anglais gagnait du terrain. Se disant préoccupé pour la francophonie, Régis Labeaume a même appelé la France à se réveiller pour donner l'exemple.

Un coup d'épée dans l'eau? «Les efforts des Québécois pour la langue française ne sont pas bien relayés en France. Ils sont reconnus par les spécialistes, par les gens qui aiment le Québec, mais la méconnaissance des Français des autres parties de la francophonie dans le monde est énorme.»

«La majorité des politiciens français et surtout dans ce gouvernement sont des gens qui ont une grande admiration pour l'anglais et qui ne sont pas du tout intéressés par la défense du français», poursuit M. Rey, ajoutant que Matignon ne s'occupe plus que des problèmes économiques du pays. «Il y a une profonde indifférence sur les questions culturelles», déplore-t-il. Conséquemment, dit-il, la législation existante visant à protéger la langue, la loi Toubon adoptée en 1994, n'est tout simplement pas respectée.

L'auteur de nombreux ouvrages sur la langue, dont les célèbres dictionnaires de la maison d'édition Robert, croit ainsi qu'à l'heu re actuelle, les meilleurs défenseurs du français dans les réunions internationales sont plutôt le Canada, par l'intermédiaire du Québec, ainsi que les pays africains. La France est loin derrière, selon lui.

Pour illustrer ses propos, il cite en exemple l'ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn et sa remplaçante, Christine Lagarde, qui ne parlent que dans la langue de Shakespeare par pur snobisme et «pour se donner l'illusion d'être en prise avec le centre de décision mondial considéré de langue anglaise».

Les autres coupables sont les médias et les entreprises, selon M. Rey. «Il y a une attitude qui consiste à valoriser tout ce qui est anglo-saxon et qui provient des États-Unis», analyse le linguiste. Ainsi, dit-il, les Français se soucient peu de l'utilisation abusive de mots anglais dans le langage courant, comme smartphone, week-end ou happy hour.

Indifférence ou ignorance?

Comment un tel laxisme est-il possible? «Les Français ont l'illusion qu'ils vivent dans un milieu unilingue où le français n'est pas du tout menacé, répond Alain Rey. Ils sont dans une sorte de protection imaginaire et fictive comme si le français était la seule langue du monde. Cela paraît ridicule, ce n'est pas rationnel, mais c'est le sentiment que rien ne peut faire mal au français.»

L'ancien directeur de la rédaction de la maison Robert, aujourd'hui relégué au poste de conseiller éditorial pour l'entreprise en raison de son «âge avancé», en veut surtout à ses collègues linguistes et aux politiciens d'abandonner le combat pour la préservation de la langue de Molière. Le sujet n'est donc pas tabou, il est tout simplement balayé sous le tapis, croit celui qui ne montre cependant pas du doigt monsieur et madame Tout-le-Monde, qui sont, dit-il, tout simplement mal informés.

«Je pense que la fréquence des anglicismes en France repose en très grande partie sur l'ignorance de l'anglais par les Français, fait valoir le linguiste. Par conséquent, si les Français étaient meil leurs en anglais, ils emploieraient moins d'anglicismes. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est mon point de vue.»

Les anglicismes ne sont donc pas bien «ressentis» puisque les mots sont immédiatement prononcés à la française, avance M. Rey, ajoutant que les anglophones - et les Québécois - ont l'habitude de se moquer des Français en raison de la prononciation de certains mots. «On leur explique qu'il faut employer courriel, mais ils disent mail et même mailer comme s'il s'agissait du verbe "mêler". Ils n'ont pas de conscience du passage d'une langue à une autre.»

Pour l'auteur, les Français qui se battent pour leur langue sont les interprètes et les traducteurs qui connaissent bien l'anglais et qui veulent affirmer la différence entre les deux langues. Les Québécois ressentent aussi autrement le passage d'une langue à l'autre, selon M. Rey. «Ils s'en rendent très bien compte parce qu'ils sont en contact au quotidien avec l'anglais et ils savent que sur leur continent, l'anglais est majoritaire.»

Les autres pays européens ne sont pas épargnés, note par ailleurs Alain Rey. «C'est une tendance généralisée en raison de la puissance économique des États-Unis, du snobisme et de l'ignorance», ajoute-t-il. Selon lui, si Régis Labeaume s'était également rendu à Rome, en Italie, il aurait fait le même constat qu'à Paris : l'anglais y est omniprésent.

Même s'il n'aime pas ce qu'il voit et entend, l'historien de la langue arrive néanmoins à relativiser la situation du français dans le monde. Il s'est aperçu, dans ses recherches, qu'à la fin du Moyen Âge, la langue était dans un état bien pire encore. «Au XVIe siècle, la proportion de mots italiens dans la langue française était invraisemblable. C'était la Californie de l'époque», illustre-t-il en référence à la quantité de mots provenant de cet État américain dans l'usage du français.

«J'ose espérer que lorsque ce sera vraiment, pour employer le titre d'un beau film québécois, la fin de l'empire américain, la proéminence de l'anglais dans le monde reculera», conclut Alain Rey.

LEGIT DANS CYBERPRESS

dissabte, 19 de novembre del 2011

100 messages pour Bernadette Lafont

Smoking girl

Bernadette lafont - photo jean Loup Sieff (1959)

Chaque jour que je lis et relis mon blog, je pense à vous, Bernadette. Vous remportez tous les suffrages de mes statistiques. Le message que j'avais écrit sur votre passage enthousiasmant au Pont du Gard pour la lecture de la Bête du Vaccarés attire tous les lecteurs du monde sur mon pauvre site écrit en occitan et en français. Vous êtes au sommet de mon hit-parade avant les textes sur Fallet, les citations de Blier, les contes de Rémi Salomon et l'annonce d'une première publication. Je vous en remercie et je vous admire encore plus chaque jour. Car vous attirez de beaux regards ici. Bien à vous. Tam

dimarts, 8 de novembre del 2011

lo bonur es dins lo tam

Amé la teulissa que raja d’en pertot dins l’ostau, la patrona que nos expleita a l’òbra (qué fa la gaucha ? lei obriers perdon sei drechs !) i aviá de que tot laissar uèi e acabar, pecaire, coma un cocha-vestit. Alòr vau faire coma ma collèga Liza, la cantaira, qu’es sempre positiva e vau m’inspirar parier de la k aquela genta dòna que me formèt au trabalh d’agent de viatge, i a detz ans ja : èra filosofa e me disiá : « quora tot va de guingoi fai la tiera de tei bonurs positius de la jornada. » I anem !

Pense que deman anarai pas obrar meme sota la pression de la patrona. E me ren cool. Resistirai. M’aime quora siáu indignat.

Pense que deman vau faire un reperatge dins Leberon per un viatge a l’entorn deis aucèus.

Divendres trabalham pas : es ma jornada la mai penibla e me vei suau.

Ai enfuòcat la satla dei fotocopias amé un JAN PETIT version rai.

Ai capitat l’organizacion d’un viatge a Carcasona per mai.

Ai manjat au restò amé Valo.

Calou m’a escrich.

Ives Montant m’a esmogut sus França 2 per son engatjament e son mestier artistic.

La polida de la MAIF aviá una voés estrambordanta e rasseguranta. Me languisse de rescontrar l’experta a l’ostau…

Mei plantas verdas respiron lo bonur.

Ai tubat una clopa, me siáu regalat .

Ai manjat tot lo chocolat, me siáu regalat.

Me…………………….., me siáu regalat.

Ai rescontrat l’experta de la maif sus la cam. M’a monstrat son assegurança amé son còs de cat. Me siáu regalat.

Lei viatjaires me mercejan per lo trabalh que fau.

Ai begut la cervesa de ma vida.

Ai retrobat lo fiu de mon portable. E m’a fach rire.

Ai marchat sota la pluèia amé una pèu d’ors sus la tèsta..

Deman dins Leberon tòrne veire un collèga que m’es car.

Adobe un viatge per Catalhona per de viatjaires simpatics.

Aquí Lo, Maria Lo, Lo mond es ben polit.

dissabte, 5 de novembre del 2011

Brûler sa vie comme Jeanne pour Brassens

"La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau.
Jeanne, par Georges Brassens.

Je découvre par cet après-midi pluvieux, acoucouné dans mon Camin-d'Aiga, espérant que le Bourgidou ne déborde pas trop, un joli documentaire signé Delphine Deloget, enregistré sur DVD. Magnifique document diffusé trop tard sur Fr3 récemment. Si je comprends bien toutes les images diffusées, en tout cas la majorité, sont signées Brassens en SUPER 8. La réalisatrice a du les rénover, elles respirent le temps présent. Le bonheur suinte sur la pellicule. L'héroïne de ce beau film c'est elle: la petite Jeanne, toute repliée, s'étant donné la tâche dans la vie d'accueillir tous les chats et chiens perdus du monde et de recueillir aussi ces hommes sans attaches, riches de sensibilité, droits dans leur marginalité mais égarés dans la vie. Jeanne. Toute courbée, elle porte le poids du bonheur. Impulsive sûrement comme tout être libre, la jolie muse partage l'impasse Florimont avec Brassens et Marcel, son mari qui trouve la liberté - lui -dans sa maudite bouteille. Vivre sans eau, sans électricité. On est loin de Sète ensoleillée de la première séquence du film. Sète, ensoleillée mais douloureuse comme une île grecque. Pour Brassens, le petit voleur de bijou, c'est la ville du regard de l'autre, du mépris et du rejet. La ville du démonstratif: « Cette ». Il lui faudra une petite cour parisienne pour fuir les mauvais esprits, se cacher et chasser ses démons. Nul n'est prophète en son pays. Chez Jeanne, c'est tout petit mais assez grand pour deux amours. Le plus fort, le plus profond est celui qu'elle ressentira sans doute jusqu'à sa mort pour l'anarchiste. Ils sont beaux à voir. Magnifique et grand jeune-homme, il s'éloignera forcément d'elle peu à peu, petite femme de cinquante ans. Comme dira un des beaux témoins du film: « le temps fait son oeuvre. » Je n'expliquerai pas tout le film mais ce qui m'a touché au plus profond c'est son humanité. Et cette Jeanne, cette grand figure féminine, qui dépasse nos sentiments amoureux. Ceux qu'on ne contrôlera jamais et nous dépassent. Ceux qui font que l'on peut mourir ou se laisser aller pour une seule personne. Le film va d'une plage à l'autre. Plage symbolique des débuts, Sète. Plage symbolique de la paix, du repos et de la disparition apaisée: la côté bretonne. Merci pour ce témoignage humain. Merci pour l'humanité. Merci Jeanne. En ces temps frileux, ce documentaire, par ta chaleureuse personnalité, nous ouvre des possibles.
Subjectivement, j'ai ressenti lors de ce film quelques odeurs charnelles et sensuelles: l'odeur du vin, du café dans la chaussette, des chats qui passent et repassent sans cesse et hantent chaque plan, l'odeur du chien mouillé et son haleine quand Brassens - animal à son tour - lui vérifie ses dents. Tous ces animaux, tous ces hommes, toutes ces femmes. Et l'odeur ronde de l'encre sur les manuscrits du chanteur appliqué. Son journal intime. Bien que le film nous emplisse un peu de mélancolie, je connais des endroits, en France, en Occitanie, en Grèce, dans le monde, chez nos amis où ce bonheur épicé "bande" encore.








dimecres, 2 de novembre del 2011

Viaule Sèrgi, poèta occitan

Qualques poesias de Sèrgi Viaule a legir aqueste ivèrn, acoconat al radiator !

« Refrescar la lenga »

D’unes se demandan a cridals o de sota-votz, e an rason de se pausar la question, çò que Sèrgi Viaule gasanha o mascanha amb sos tèxtes improbables. Sabon pasmens que lo mot « poesia » ven del grèc ποιεῖν (poiein) que significa « far/crear ». Pus tard, a l’Edat-mejana, lo trabalh dels mots balharà en Occitània « trobar ». Trobalhar/trabalhar, o pas, la rima e lo ritme. Trobar (e doncas cèrcar) es ben far quicòm o crear quicòm. L’estimacion, l’apreciacion de la creacion es a posteriori un autre parelh de margues. Las esteticas van e venon.

Dins son accepcion la mai larga, tot trabalh sus la lenga pòt èsser de poesia. Dins l’òbra de Sèrgi Viaule la poesia es una art del lengatge per çò que fa una utilizacion maximala, e totes azimuts, de la lenga. Dins un tèxte, tanlèu que i a expressivitat lengagièra, se poriá dire que i a poesia. Cresèm poder avançar que l’expressivitat es pas çò que far freita dins l’òbra de Sèrgi Viaule.

« Refrescar la lenga » ? Perqué pas ! Mas cal pas anar quèrre aquí darrèr res mai qu’un vèrs pescat a l’azard dins lo cinquantat de tèxtes que compte aquesta brocadura.

Brocadura de 64 paginas : 6,10 € franc de mandadís.

Coordonadas :

Edicions Lo Clusèl

47, avenguda Charles de Gaulle

81370 Sant Sulpici la Punta

tel 05.63.40.09.33

corrièl : lo-clusel@orange.fr

diumenge, 30 d’octubre del 2011

Matagot à la radio

Le Matagot à la radio. Sur Delta FM (Delta de Camargue):

- mardi 1 10h30
- merc 2 14h30
- jeudi 3 18h30
- vend 4 15h30
- sam 5 9h30

cabaret

Dimanche 6 novembre à 17h au Théâtre de la Roquette de Courthézon

Catherine Dominguez soprano

et Michel Chanard piano

interpréteront des extraits des plus célèbres

comédies musicales du Broadway des années 30

Entrée : 5 €

dissabte, 29 d’octubre del 2011

divendres, 28 d’octubre del 2011

Je t'écris de mon pays avili...

Extrach de: Nouvel Observateur, n°2451, du 27 octobre au 2 novembre 2011, p.38

Ai recebut l'article coma una bofa (clicar dessus per lo tornar mai bèu). L'istòria d'un Gregau en prèsa amé son epòca. M'a rendut triste que fa 4 ans que vau sus l'iscla de Militèna e qu'enlai ai rescontrat una segonda familha que viu dins una auberga amé una chatona dau pèu lòng que sembla a una serena. Benlèu qu'aquesta annada fuguèt mai fòrta que non pas leis autrei. A l'estanquet Maria i aviá pas que ieu, lei collègas e leis estèlas. La plaja nos èra dubèrta tota. Dubèrta mai, finala... desèrta. Çò que me fasiá pensar a un grand lux. La Mer Egèia per tu tot solet. La jòia de viure se vesiá dins la cara deis estajants. Mai èra pas qu'un signe de sapiéncia. M'avisère lèu que lei toristas gregaus que visitalhan sempre lo país coma tu vas veire leis castèus de la Leira ò Lei Paluns Peitavin èran restats a l'ostau. Pas un Atenian per exemple aviá fach lo trajècte fins an aquí. Per la paur de manca, de la crisi, s'èran plegats sus elei. Vos laisse descubrir aquela polida letra coma se meis amics gregaus me l'avián mandada, dins un rangolum de desesper de pas posquer «viure au país. »


Rendut compte sus mon estagi de cant au MEDOC


Arribe a Clapàs a tres oras dau tantòst. Un café amé lo Komedyan. Pròche de la gara. Ren a pas cambiat, m'avise. Lei tram aquí se dison Tam. An ren inventat. M'an just raubat l'idèia. Narcissic prene en fòto lo nom Tam ® , marca despausada,. Pause lo sac a l'ostau dau Komedyan que coloca amé un musicaire dau pèu lòng. Un jovenet, la tèsta dins la musica, que rapapia de lònga: « me fau pausar d'anoncias per trapar de taf. Me fau pausar d'anoncias ». Dins l'apart polit banhat dau solèu d'octòbre parlam d'un projècte tiatre amé l'agéncia de viatge. Quora e coma botar en òbra un atalhier tiatre durènt una crosièra? Coma rendre actius leis viatjaires? Lo Komedyan parla. Escrive. A l'idèia bauja de lei faire jogar dins lei gabinas! Mai onte se metrà lo public? Dins un recanton lei dos cats dau Komedyan manjan de panatièras. Vaquí ma cambra: un matelas au sòu. M'agrada. Cerque la presa per mon esmart fone. Sus l'armari un imatge vièlh d'una dançaira sus un fiu. D'un estajant de l'ostau que dèu faire la treva ara que data de 1900. Dins la cosina-salon, lo poster (òc, es un mòt d'ancian provençau deis annadas uechanta e te merde) dau Mépris de Godart. Lei colors passadas me fan pensar que data de 1970, ela. E pasmens... dèu èstre d'un estajant uèi desparegut, disns la vida vidanta, a la retirada. Mai qu'a perdut sa dralha dins aquela apartament d'estudiant.

Marcham dins lei carrièras borgèsas de Clapàs. E la cervesa de 4 oras nos regala. Crompam de vin au Cairreforc e de fromatge. Komedyan faguèt un pastisson a la saucissa. M'agrada mielhs steak haché. Mais ça coule le long du cornet. Es una citacion. Podètz pas comprene.

E vaquí Clapàs amé son polit Digonau barrat ara. Un estudiant me ditz que l'a pas jamai conegut aqueste (a passat-temps li aviá tres cinemas Diagonau a Clapàs, ara ne demòra un solet au centre). Prene cinc pèus blancs a-de-reng (beguem en tropa lo vin pur de nòstre plant.) M'agrada pas una vila que cambia amé lo temps. Me refuse de veire Clapàs ansin. Coma la realitat me la fa veire uèi.

Passam sus lo camin d'un tram tam (publicat sus lo tam-tam) pas finit. La vila es copada per aquela operation. Li fa de cicatritz a ma vila fac que vòle i viure again.

Se trobam au polit tiatre dau Cecillon (mei omenatges mèstre) que passa en guest-estar dabans nosautres per desaparèisser. Au mitan dei projectors e dei caissas emplidas de vestits de tiatre, au mitan dei tecnicians que passan amé de gruas, de tractors, d'elevators, se sarra lo Kantayre (es Aimat, lo famós, una estar de mai mai qu'es pas guest car fa lo mèstre de la ceremonia). Se caufam. Siáu regde. Aimat de seis uelhs de mar me fa signe de me faire mai sople. Pòde pas. Es ma morfologia: ai lei espatlas pegadas ais aurilhas, ieu. Cantam la cançon de la galina. Lei cançons son engatjadas (veire lei paraulas ai documents pegats junts). Ai ma camisa de carrèus roges e quora siáu pas concentrat lei reflèxs de palhassa me tòrnan. M'engane de cos. Vene mon palhassa. Vire leis uelhs, fau de sonrires de niais ais autreis estagiarias polidetas e joventas que me prenon per un caluc. Solet lo Komedyan en fácia semba compatir e me desencusa. Es pas sa fauta, es estat format coma aquò. Pepito Biskui sortís d'aqueste còs! (Pepito Biskui èra lo nom de mon palhassa) Rai. Vaquí çò que me fa l'efiech dei projectors e dau platèu. Coma Dalida e Molière ieu vòle defuntar sus scèna. D'autrei citacions. Pòs pas comprene.

Cantam una cançon sus una galina. Una cançon d'un òme enganat per sa dòna (sembla de l'atge mejan, reconèisse pas Marti e la problematica es pas brica modèrna) e una de mai que lo Kantayre nos encoratja de bicar nòstrei polidas fòrça (de l'atge mejan, parier, qu'es pas de Marti, pas possible, Marti auriá apondut una estròfa, a la fin, per nos encoratjar de tornar poblar Occitània, mai ieu dise aquò, dise ren). Es l'ora de la pausa. E lei estudiants dau MEDOC an menat dau Medoc. Me fa rire. Lo vin. Jòc de mòt. Opopopopopopo. Pòs pas comprene. Faudriá benlèu apondre un MDR ò un LOL. Manjam de fromatge, un pan fach per una babà-sopla (una baba cool) de vint ans, de vin, de fromatge, de cervesa, una cigareta – que sembla a una cigareta - rotlada e après cantam amé un alen de chin d'après la caça dins la robina. S'acaba per una partida crosada (aquí pas cap de referéncias ais Albigés).En tornar prene: "cau far l'amor la nuech e mai lo jorn/ cau caressar lei chatas e leis aimar totjorn."

Dòrme sus mon matelas. E agache l'internet sus mon esmartfòne. Lo lendeman tòrne a mon Camin-d'Aigas. Darnier flash back nostalgic sus Clapàs: lo matin se siam quitats amé 4 creissènts cadun sus un plan dau Clapàs, la paret bèla pintada amé un engana-l'uelh sus la vila. E lo musicaire a dich: «Me siáu levat tròp tardier. Ai pas pausat meis anoncias ». A cantat lei tres cançons de la vèlha. Aviam ja oblidat lei melodias amé lo Komedyan qu'a concluit: « m'agrada mielhs lo tiatre ».