dilluns, 3 de desembre del 2007
viatge dins L...
dimarts, 16 d’octubre del 2007
dilluns, 3 de setembre del 2007
un messatge positiéu
A Rodés
E non! Calou! ... Ai pas vist Manu Chao... A Barcelona, siam totei de Manu Chao !!!dijous, 12 de juliol del 2007
chet baker
Cbabi Bayoc Visit his studio by clicking herehttp://www.chetbaker.net/
dilluns, 4 de juny del 2007
Lis aventuro ( à l'aigo ) d'Indiana


- Ou! Pèr escapa is ieu estange di mounstre missan. Fau prene de poucioun!
Lou bar èro de fusto. Aluca per un redound de lume. Envirouna d'aubre que te dounavon la cagagno tant qu'èron grandas e croucu. Boooooooooou. Eron li soulèto pratico. Escoutèron la masco. E vaqui que te pague de poucioun. L'un, l'autre. E Indiana, dins un elan furious, prenguè la poulido. O! La poucioun fasié sis efié. Ero terrible. Pèr s'ecapa, trauquèron li baoubab gigant, li liano en fourmo de serp, e quitèron lou bosc dis iue perdu. Tout aco mena pèr lou grand Indiana. Mai quouro se troubèron dins lou lié de la ribièro que falié trauca pèr arriba à l'Isclo dou Bounur (es coume aco que se disié lou vilage de vacanço) la chatouno coumencè de repoutega:
- Siés pas proun grand, sabes pas carreja mi malo! Siés-ti bèn Indiana? E poudriés pas me prene dins ti braç coume un aventurié?
Ero uno ribièro que se traucavo à pèd. E coume avié pas pèd, qu'au burèu de l'agènci de viage li disian "Passa-Partout" à raport dou nan de Fort Boyart, poudié pas respondre: sa bouco èro dins l'aigo: fasié de bulo quouro ensajavo de parla. De tout biais, la poulido lou destimbourlavo. Ero uno masco o qué? Enfin, falié, èro la missioun de l'agèncio de viage, la tourna vivo au vilage de vacanço de l'Isclo dou Bounur.
Pèr li faire plasé, assajè de la prene dins li bras. Un bras, li malo. L'autre bras, la chato. A drecho li malo (es materiau). A senèstro la chato (es mai uman).
E plourejavo, la chato:
- Ai! Mai couquin de sort! Me fas tras que mau! Ma raubo! Ai! Ma raubo!
Plourejavo:
- Boooouuuuuuuuuuu! Se van rire de iéu quouro me veiran arriba au vilage de vacanço! Se van trufa! Moun brouching es foutu en causo de l'aigo. Auriéu degu resta dins lou bosc!
Indiana li faguè aremarca qu'èro un pau bloundo (èro verai). On a jamai fa de cous de terraio à la Fourèst dis Iue perdu e qu'avié pas mes si lentiho de visto quouro avié legi li prougramacioun dou jour sus lou Velleda. Lou cous de terraio au vilage de vacanço se fa toujour dins la caso dou G.O principau. Qu'es lou capoulié di G.O. Avié degu s'engana de rego. La bloundo li diguè que s'èro engana sus soun sort. Que lou vesié mai erouic. E que s'èro enganado voulountié d'endré pèr se faire sauva pèr Indiana lou grand. Ah! Ero bèn decebudo!
Lou vièi Indiana, aclapa pèr li reacioun UMP de sa coumpagno, l'escampè dins l'aigo. Faguè cabussa la roumpi-figo, e sens se n'avisa ié toumbè li malo dessus. Auvàri de travai. Vaqui ço que marcarié sus la ficho de l'agèncio. En mai d'aco gagnarié de dardeno. Sarié belèu remboursa pèr la MAIF, qu'es tambèn l'asseguranço di agèncio de viage. Salouparié d'Indiana! Sauvavo li moble de sa reputacioun. Rintrè au club en pensa au tèms ounte raubavo li jouvènto de liano en liano. E que parlavon pas. Cridavon.
dimarts, 3 d’abril del 2007
De la fango
De la boue
Une ville d’Afrique australe. Une cité africaine dont je tairai le nom. La seule chose qui me touche dans ce dépaysement : le souvenir de ton prénom : Eglantine.
Il était une fois un européen largué en quête d’exotisme. Un écrivaillon. Un pantouflard farouche, méridional du sud, qui cherchait l’ailleurs pour fuir. Puisque tu es partie, Eglantine. : j’ai osé… Oui… Prendre les avions, les trains, les fleuves, apprendre à marcher du haut de mes trente ans… La brousse, l’équateur, la chaleur torride : tous ces clichés ces derniers mois, hé ben, je les ai usés jusqu’à la corde dans mon journal de bord pour t’oublier… Aujourd’hui le continent me saoule, je veux rentrer… Basta ! Il ne m’a pas guéri de toi. En ce beau matin de février, je me trouve dans une ville estampillée « européenne ». Miracle ! Des voitures ! Des usines ! Des grands magasins ! Je respire. Hier soir, à mon arrivée dans cet éden, une négresse rousse, dite « la militante », m’a accueilli dans un bureau spécial « estrangièrs ». Elle m’a indiqué l’hôtel d’où je t’écris ce soir, m’a déconseillé la visite de la ville : « C’est une Afrique pâle qu’il fait bon ignorer. A-mé-ri-ca-ni-sée ». Ces syllabes sont articulées avec dégoût. Elle me confie des dépliants : La visite du Kruger parc aux mille hippopotames. Bof. Je verrai plus tard.
Je ne supporte plus les dreadlocks qui se collent dans mes cheveux gras et blonds. De retour à Nîmes, décidé, je me rase. Ah ! ( triples soupirs)… Décidément… je n’aime pas l’ailleurs !… J’écoute une radio africaine infectée de publicité pour le Coke, le Mac Do, et autres Levis Jeans… La speakerine annonce quelques nouvelles... Berk…. On commence par la météo. « Demain la catastrophe. Une pluie de terre menace le pays. Il s’agirait d’une importante dépression tropicale selon le centre de météorologie sud-africain. Nous appelons à la vigilance et à la solidarité ». Enfoncé sur les ressorts de mon lit, balin-balan, je fume un peu d’herbe. Un séisme peut venir, je rentrerai demain.
Ce matin, tombée d’un ciel pisseux, je vois s’écraser la boue. Une boue lourde, écrasante, comme si l’on avait changé la pluie. L’air suffoque : floc ! floc ! floc ! une moiteur chaude, une odeur stagnante s’étend à des kilomètres. Je vois, sur les vitres du réfectoire de l’hôtel où je petit-déjeune se coller une poussière jaunâtre qui découpe la rue en mosaïque. Voilà ce que disent les touristes attablés: Des hommes cette nuit, des gaillards, des solides, auraient construit des ponts tenus par des morceaux de bois. Tout ça pour faciliter l’évacuation de la cité. La chef de travaux serait cette Négresse Rousse. La Militante. Une femme. Tout ça m’étonne bien. Dans la vie je n’ai qu’une conviction : les gens sont égoïstes. En Europe, en Afrique, en France. Un homme, une femme, des bêtes. Tout pareil.
Par la baie vitrée qui nous sert de cantoche, on distingue des hommes d’affaire qui se pressent dans la rue. Alors qu’ils s’alignent pour prendre l’unique bus de sept heures et quart, les épaules carrées, les poings resserrés sur leur attaché-case, ils se désespèrent. Le véhicule n’arrive pas. Ils se dispersent, se cognent, se rencontrent, feignent de communiquer en agitant les mains derrière la façade de leurs portables pour commander un taxi ou évaluer le moral de leur entreprise. Mais tout s’effondre. Gouttes de boue. Un nuage opaque, lourd, beige, se fissure dans le trumeau des usines européennes, derniers vestiges de la colonisation : La terre craquelée du sol se reflète – symétrie précise – en l’air. Petit à petit, le goudron des rues tend à disparaître sous un bain d’eau scabieuse.
Mon logeur me sert un café très long qui n’en finit pas de couler.
- Ce n’était pas prévisible, fait-il en remuant la tête… Non… Pas prévisible… La télé l’avait dit… Mais la télé…Enfin… Hein ?…
Bientôt, par la vitre, on ne voit plus rien. Le plafond se lézarde. Est-ce qu’un lit traversera le plancher ?
Pauvre blanc européen ! Qu’est-ce que tu glandes ici ? Ah ! Eglantine ! Je commence à te haïr ! L’hôtelier me pousse à la sortie. Il n’est plus temps de penser à soi… Il faut sortir. Sortir. Sortir. Oui, sortir pour rejoindre la foule qui, pour lutter, défile dans les rues en injuriant le ciel. Il n’y a rien d’autre à faire pour lutter. Quitter les maisons, les bidons comme des fourmilières et crier des slogans. Car, dehors, les attitudes changent. Les travailleurs au téléphone prennent des figures d’hommes ruinés. Agenouillés dans des flaques houleuses, frappés par le sort du ciel qui, paraît-il, écrase des buildings entiers, ils commencent à arracher leurs chemises, dénouent leurs cravates de cuir qui les enserrent, enterrent leurs mobiles. Ils se déshumanisent. Le costume sali, taché, ils se détorsent. Tous les buildings, tous les immeubles-bidons, (forme moderne du bidonville), sont bombardés sous des « patapaflocs » bruyants et vulgaires. Le ciel gifle le béton, l’asphalte, le verre. La terre gifle la terre. Les rumeurs circulent : Des cadavres flotteraient à l’entrée de la ville. Les pauvres, les démunis, n’auraient plus de maison. Les millions de sans-abris se réfugient dans les églises qui se referment sur eux. A cet endroit de la ville, l’inondation nous épargne encore : C’est par masse que le peuple, forcé par le malheur, dévale dans la rue d’un cœur chaud solidaire. Un défilé étrange se forme peu à peu. Les vêtements collés par la terre, s’incrustent à nos corps. Il faut tout arracher, tout tissus. Métamorphose du peuple habillé en un peuple nu. Les jeunes filles séduites par cette esthétique de terre s’aspergent de boue. Ex Nihilo des chorégraphies se créent. Les paludéennes aux colliers, bijoux et bracelets improvisés, tours-de-chevilles de glaise, avancent de trois pas pour reculer ensuite, se plient doucement pour dérouler leur cou. Alors, synchrones, leurs yeux défient le ciel. 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! ». 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! » Ce cri… C’est un effort… Une souffrance… Une agression aux cieux maudits…
Camouflé par la boue, personne ne voit que je suis blanc. Mais dans ma tête, je suis encore de la mauvaise race : je regrette mon canapé, ma télé, Eglantine. Souvenirs nébuleux, je ne pense qu’à moi.
En marchant, je sens un frôlement contre mon épaule. La Militante, la négresse rousse… Je la reconnais… Avec elle, ce combat vain contre la nature se mue étrangement en combat solidaire. Elle me prend le bras et me lance de curieux discours sur la solidarité humaine. Et dans l’euphorie citoyenne, la négresse rousse tourne la tête comme une utopique toupie, poussant des grands cris de joie à chaque nouveau slogan. « La boue m’aura pas, la boue m’aura pas », « Boue y es-tu ? ». Elle interpelle la jeunesse bruyante familièrement connaissant chacun des prénoms. « Ils sont du Parti… Ils ont tout organisé. Tout.» Ses années de militantisme que chacun rejetait comme des propos stériles alors que le monde « fonctionnait », qu’il disait « bof, bof, on n’est pas plus mal, on n’est pas plus bien », portent aujourd’hui enfin ses fruits. Face au bourbier, l’engagement.
Poussé par la cohue – avalanche de chair – je m’éloigne de cet ange citoyen et m’arrête un peu pour souffler. Il fait extrêmement humide, mes dreadlocks collent à mon visage. Cependant la foule continue sa marche funèbre dans un reflux poisseux. Sur le trottoir d’argile des hommes organisent une micro-société. Accroupis, ils arrondissent des huttes de boue séchée, des bauges, des pisés. Devant moi se crée un village sauvage et noble qui s’aligne en pointillés, encadrant sur chaque trottoir la marche de la foule comme un rempart. Tout renaît. La boue reprend sa pluie. On aime sa menace. Comme nous sommes ensemble on ne peut plus mourir. Elle ne fait plus peur. Des hommes se sculptent eux-mêmes en se recouvrant de sédiments. Ils seront les statues-témoin de ce matin de février.
Soudain : L’apaisement. La quiétude de l’être. La confiance en soi, il faut s’en méfier. Alors que tout semble se sécher, se diluer dans le bonheur ou la douce folie, un enfant se met à courir devant nous :
« La Grande Gadoue ! La Grande Gadoue ! »
A des kilomètres d’ici, le barrage a cédé. Les ponts de sécurité prévus par les Militants disparaissent sous le poids des fugitifs. Les routes, plus loin, s’affaissent. Les maisons disparaissent tirées par leurs propres racines. Un bruit monstrueux, indescriptible, annonce la venue de la Grande Gadoue. Une vague de cinq mètres crache dans le boulevard, alors épargné. Nos corps sont fouettés, broyés, noyés, propulsés en l’air, noyés encore, et propulsés toujours. Les plus agiles grimpent sur des toits errants. La Grande Gadoue, chronique d’une légende annoncée : un monstre païen, un Drac africain.
Une vague me projette en haut d’une maison mobile. Flottant sur ma toiture je respire fort et commence à faire dans mes brailles (la peur possède des effets indescriptibles). Je vois des gens s’accrochant à mon radeau. Je ne les aide pas, je ne les repousse pas. Je laisse faire la vie, le destin. Eglantine, Eglantine. Je serais mieux en Europe. Dans ces grandes peur j’imagine toujours ma célébrité, les œuvres que j’aurais pu faire. Ce que j’aurais pu être et que je n’ai pas été. Putain de pays de merde. Qu’on me sauve. Qu’on me replonge dans mon inculture. Je culpabilise : le ciel est venu pour moi, pour me punir. Moi, je, moi. Quand d’autres jouaient aux legos, je jouais déjà à l’ego. Ah ! Ah ! Bonne phrase mais c’est trop tard. Mes pensées s’embrouillent. Les rescapés mâles qui halètent autour de moi, nus sur la toiture, parlent des Hippopotames morts du Krugger Parc. Ils arrivent à se dégager d’eux-mêmes.
Puis, c’est l’apaisement. Les corps n’ayant pu se raccrocher aux toits flottent, gonflés par l’eau. Au loin, nous apercevons un troupeau de cases légères amarrées les unes aux autres.
- Les militants ! crie le grand homme à côté de moi. Ils ont apporté des câbles !
Une main forte, venue d’une autre « barque », rapproche les habitations qui surnagent. La voix est douce, rassurante :
- Rassurez-vous, les townships sont sèches, on va vous guider.
A bout de force, nous nous laissons mener, glissant au fil de l’eau. Les Militants, hommes musclés comme des anges.
Aujourd’hui, les townships ressemblent à des îlots de terre sèche. La population pauvre erre de cases en cases. Plus d’alimentation, plus d’eau potable. Les bouches se blanchissent à cause de la déshydratation. La Négresse Rousse, levée sur une estrade au milieu du camp, donne des ordres précis à la centaine des jeunes du Parti. Certains sont médecins ou infirmiers. D’autres, par leur bravoure et leur détermination, se contentent de porter soutien aux femmes, aux vieillards, aux enfants. Les gaillards s’activent joyeusement pour reconstruire les conduits d’eau potable. Des nourrissons s’assèchent à même le sol. On craint une épidémie de choléra. Les hélicoptères de l’armée paniqués face à la situation virevoltent dans tous les sens, perdent en efficacité tandis qu’au sol La Militante organise une longue chaîne humaine, précise, mûrement prévue avec ses Militants. Des stocks de nourritures pillés hier dans les entreprises circulent de mains en mains. On chante une chanson de travail pour s’encourager. Je suis syllabiquement. Sans m’en rendre compte, j’aide aussi.
Aujourd’hui, la dépression tropicale a quitté la sous-région pour faire place au soleil. Abandonnant les townships solidaires, je refais le chemin à l’envers vers la city. Une bouffée de vent a asséché la boue. Notre chemin si beau, qui a connu notre unité, sous nous se craquelle. Violée par le goudron qui pointe sa laideur, la gadoue s’en va mourir aux fleuves, aux ruisseaux, aux égouts. On rallume les tours et les marteaux-piqueurs. La pollution sonore revient du néant. Aux derniers soubresauts de cette foule dispersée, je m’aperçois que je suis nu. Une rougeur ridicule, une pudeur blanche, entraîne mes deux mains à recouvrir mon sexe. Puis, me tournant alors, je revois ces humains qui aménagent leurs bauges. Moi, je rentre à l’hôtel. Malgré quelques lézardes, l’ensemble est resté intact.
Une douche chaude. Allumer une clope. S’allonger et fermer ma chambre à quadruple tours. Eglantine.
dijous, 15 de març del 2007
Indianà: una jornada de gloria

Indianà dins la vila de Tam rescontrèt l’animau a l’asard, faciá a la bouchariá. Sa leona polida, la sauvaja de la capeladura blonda. E, coma a passa temps, tornèt trobar sei qualitats de caçaire. La faguèt rire d’un biais precis, un pauc provocator e assajèt mai una mesa-en-scèna : quora la veguèt apareisser au recanton de la carriera, destaquèt la cencha de sei bralhas. Çò que li donèt un èr comic de Charlie Chaplin (sabètz quant de chatas aguèt Charlie Chaplin amé son biais comic ? Es la tacaticatica dau Gendarma). L’Eminença de la bordadura negra despasava dau fròc, èra mau barbejat e son pèu èra confle qu’aviá dins son espessor begut tot lo gèu dau matin. La faguèt rire. Aviá la replica justa. Son gèste èra maladrech mai precís. Era bòn. Lo ser, la leona lo sonèt per rugir e lo mercejar dau temps passat a rire. Leis autrei Indianà qu’èran vengut au sieu per apasimar sa set, dins la granda tenda militaria de l’Indianà, veguèron l’aventurier segur d’èu, flatejat, un Arrisson Ford novèu naissava. Lo vin ajudava sa fiertat. De lo veire, auriam poscut creire que batejariá contra 50 000 tigres, pantèras, 70 0000 extremistas, partir 500 e en arrivant au pòrt…. Mai l’assegurança e la beutat de l’Indianà durèron pas. Quora se virèt per racrocar, un deis Indianà, assetat sus lo sofà, li escampèt una caoèta en li dire :
- Vesèm ta luna.
dissabte, 10 de febrer del 2007
Lou tiatre, l'estiéu
dijous, 8 de febrer del 2007
L'aventura umana d'I.J
dijous, 1 de febrer del 2007
Cançon per l'etiopia (rien qu'une chanson pour eux)

Dins la vila d'Agradà avèm manjat amassa au restaurant L'Ola. Lo cosinaire qu'es un amic nos faguèt: una gauta de porc , sauça mèu e espiças, una ensalada de pomas d'amor e lo moligàs au chocolat. Quora disi "avèm", es la chorma de festejaires que siam. N'i a un que fa lo jornalista e nos contèt son viage en Etiopia (loin du coeur et loin des yeux/ l'éthiopie meurt peu à peu/ Peu à peu/). Alara en Etiopia (rien qu'une chanson pour eux) an la passion deis aucèus. L'aucèu es coma ton chin a l'ostau: lo fau respectar. E ton chin pou morir ras de la robina en Etiopia (loin des rues, de nos banlieux), l'anaràn pas cercar. Mais l'aucèu! A! L'aucèu! A majuscula (que te pela) Puta bornha! L'Aucèu! Sabon pas perque es sacrat, es pas religios mai vaqui lo fau respectar. Alara l'Aucèu es coma la Vaca en Inda. S'es un galejon vo un becaruc te fau calar amé la veitura (en Etiopia - rien qu'une chanson - dèu semblar a la veitura de Big Jim, ta veitura) e esperar lo passatge de Monsur, que se lipa leis alas, te fa Madonna sus Like A Virgin (lo becaruc, èu, fa lo moonwalk en causa de sei patas, ço que vist coma foncciona, lo becaruc, m'impressiona pas brica, mai pas brica, ieu tanben podi faire lo moonwalk mai en abans e lo becaruc sarà espantat perque pou pas). Bon. Comprenes qu'es un aucèu bèu, que fau admirar vaqui. Mai es tarrible perque s'es un pieu-pieu qu'es au mitan dau camin (aquo pou arribar) fau t'arrestar parier! En resumit, mon collèga lo jornalista a passat son temps a veire d'aucèus, a laissar passar d'aucèus, a respirar d'aucèus. (A! M'auria agantat la gripa dei galinas, aquo m'estonaria pas!!! Me demandi se s'es lavat lei mans abans de passar a taula, a un moment donat m'a servit un got de vin e a tengut lo got). Seguissia una chorma d'etnologs (es un indiana jonas coma ieu, mai èu es mobile, mentre ieu siau l'indiana jones de la vila de Tam) e coma fa de la fotografia s'arresta.. E normau... Per prene un aucèu! Te vei pas arribar un carabinier amé de besicles, desguisat en aubrilhon (tenguda d'esconduda), que li ditz:
- Arrestatz vos! De qué fasètz! Espèri que tocatz pas ais Aucèus d'Etiopia (Rien qu'un chanson pour eux).
Coma l'Indiana Jones Mobile parla un etiopian mejan e benlèu trop estandard per se faire comprene dei felibres dau pais (an sabi pas quant de dialectes enlai) comença de li faire l'Aucèu. Nos l'a fach au restaurant. Cresiau Line Renaud que davalava lei marchas dau Lido (mon truc en plumes papapapapa). Doncas nos fa l'Aucèu. Lo carabinier crei, macarel, qu'es per lo manjar. Urosment I.J.M (Indiana Jones Mobile) ( li trobarai un autre nom, lo cop que ven lo sonarem Big Jim) a un numeric e enfin... li monstra son polaroid e vaqui lo carabinier rassegurat.
Viure en Etiopia (les enfants d'Ethiopiiiiiiieu), es un pauc coma viure dins un filme d'Alfred H....
Ai agachat ma gauta de porc dins la sieta. Urosament que ma religion me lo permet, lo porc. Mai me vesi dins un pais onte m'es enebit. Me vesètz dins lei carrieras dabans lo carabinier? Faire lo porc dins la carriera? E ! Chauchavièlha! Ai totjorn mon argentic!
dimecres, 24 de gener del 2007
pas lo goust
La journado de reunioun à l'agènci de viage m'a creba. An evouca lou pagamen de cadun. Pas lou miéu. Siéu uno planto verdo aro. Li coulego dou sendica me diguèron que cridave pas proun pèr faire escouta mi dré. Mai va sabe pas faire en publi. E pièi quouro la patrouno me diguè à la pauso cafè: "Faudra pensa de souna à l'agènci maire, sabes que siés vacatàri, faudra belèu, coume cad'an demanda ounte ne sian pèr toun poste". Aco me geino pas, aro, ai la coustumo. L'agènci maire - que se trobo à Paris - couneis moun mestié: li jungle, lou Tibet, lou Canada... Couneis moun book de cor e tourno nouvela moun poste emé, de cop que i a, d'ouro suplementàri. Mais l'agènci de viage couneis pas ma paur pregoundo di vilo negro dins li niue escuro. Dis auto-vio naciounalisado que te coston un bras e que te menon jamai à un endré agradiéu, calourous emé de lume. Vo. Aquelis autorouto emé li bras autoumati, coume se vivian dins lou mounde de Robocop. Lou lume, la calour, la troubes belèu dins "un restoroute", un "4 pentes" que se passejo à l'asar sus toun camin. Es un lume artificiau que te vèn de la carno roujo, goustouso, pèr te rassegura de sabe pas que. Emé uno famiho bloundo e urouso estampado sus lou menu coume sus un paquet de Kinder. Mai l'auto-vio es un mounde sens lume, pas de lume, pas de refleissioun.
Aqui dins la vilo de Tam, pèr countunia de parla dou lume e de sis efié, la paur dou negre e la perdo de la carto blavo (lou blau es la coulour preferido di Francés) es ounipresento. Soun lis estajan que l'an decidi coume aco. Coume uno poulitico fino e rasounado... Es aquelo paur que m'empacho de sourti dou miéu. Dins la vilo de Tam, sote pas. Qu'ai paur di gènt que fan regna la paur... Prefere la jungle, li boua, li caïman, li fèbro cartano à l'odi dis estajan de Tam.
Verai aco. Vau pas jamai faire li courso dins la vilo de Tam. Mancon de lume dins li subremerca. Li bar, à sèt ouro, fan lou cacho-rimbaud. Qué creses? Vau rescontra aquelo chourmo de vièi ome blanc sens coulour en croumpa ma carno? E coume siéu courtés e un pau fau quiéu de qué vau dire???? "Bon-Jour, adessias, vous tène la porto, vous carreje la vostro saco?", mentre que sabe pèr quau e coume an vouta aqui li gènt? Anen! Es pas de ma fauto! Aqueste ser passarai pas la frountièro delemitado pèr lou Flume Grand, que prèn de coulour negro tambèn quouro la nieu li toumbo dedins. Demourarai sus lou soufa (rouge) e esperarai que lou marri tèms (gris) passe. Faudra oublida d'agacha pas la televisioun, que, durènt lis eleicioun, me manjarié tout crus coume un mounstre indefinissable e sens coulour. Demourarai tanca, l'esquino tibado pèr lou clic-clac en fèrri, mau asseta, mau dispausa, assajarai d'agacha un filme en negre e blanc e ma councentracioun - manjado pèr ma journado de trabai - me menara au som.
E lou plus tarrible, lou plus esfraian sara ma tengudo sus lou soufa. Aquéu Jouging gris ounte moun cos fa balin-balan, en trin de manja de ravioli roujas en bouito.
O! Restarai à l'oustau . Anarai pas au lume dou Sarko. E esperarai deman.
Tam (me dison tambèn I.A, inteligènci artificialo vo Indiana Jones, coume vous agrado...)
dimarts, 12 de desembre del 2006
indiana jones
Indiana
Jones
Cantèt lo telefonet. Aqueu
ser d’aquí aviáu enfin recebut de nòvas de tu. Ère dins una forèst estrangièra
e se podiam pas sonar. Menave una còla de toristas. Menar de toristas èra mon
mestier. Eriam dins una selva bèla. Quant d’ans d’abscéncia sensa ren saupre de
tu ? La nòva disiá qu’aviás agantat la malautiá. Ieu, qu’aviáu crenta de
te parlar, en causa dau vueje que m’aviás laissat, me passejave ambe mei
toristas dins lo lorditge dei baus e deis aubres gigantàs… La soleta causa que
poguère comprene es : « malauteje, tourno me souna. » Èra marcat
en grafía texto. Ai davalat mai lèu de l’escorreguda que non pas leis autres.
Ai laissat mon cambarada guide faire son mestier e ai fugit. Ai inventat una
urgéncia, sabe pas que. Qu’urgéncia li aviá.
A la davalada, lo menut trapaire passava mau : saucissas
grasilhadas, mergués, bananas e chocolat, tot aquò vai ben per leis escots, pas
per lei jovents de trenta ans. Aviam manjat dins una bauma ambe la toristalha. Òc, èra una jornada dei bònas, de segur !
Mai per lei toristas ! Pasmens, sabe ben, ieu, que fai ben quatre ans
qu’espère plus ren de la vida, franc de traucar de baumas, de camins, e de
rescontrar de lengas amagadas mai preciosas que dison l’aiga, l’èrba, lei
pèiras, e leis aubres. Mai lo sensuau.
Fau-ti ne’n parlar ? Ont a passat lo sensuau ? Quora m’entorne a la
vila, i es pas plus. Alora ensajère de te tocar, dos ans puei. Dos ans. Tant
qu’aquò ? Te tocar ambe lo telefonet. Sabe pas se lo jòc de mòt foncciona.
Sota lo tibanèu (aquela comunicacion de l’estrangier anava me costar un braç)
cerquère ton pichon nom dins lo repertòri. Lo malhum passèt. Avèm parlat ambe
lo mistèri dei letras texto. Èra lo solet biais
de charrar e per ieu de pas… coma dire… enfin… m’as comprés ! Mai çò que te
dise, es que ta malautiá - e mai se la vida nos dessepara - l'aviáu sentida.
Ben avans la comunicacion per telefonet. L'aviáu sentida. Car per tu, ai
"lo forfach illimitat"... Dins la selva, dins lo trin, d'en pertot,
se se podèm pas parlar dins la vida, ai ta votz dins lo trauc de l'aurilha. Lo
blu tooth etèrne que me quitarà pas jamai. Quora tornarai de la selva, m'as
prepausat de venir bèure un còp au tieu. M'as indicat l'estànci, teis
entressinhas. Per charrar de ta malautiá. Dins ma vila de T... S'ai lo coratge
de traucar la jungle, d'aparar de lengas amenaçadas e de sempre me ne’n sortir,
sabe pas, pasmens, s'aurai lo vam de prene la veitura, me tancar dins ta
carriera, e de montar dins ton nis per un chocolat ò un café.
Jungle d’Akela. 12 de decembre 2006.
emé lou telefounet. Souto lou tibanèu (aquelo coumunicacioun anavo me cousta un bras) cerquère toun pichot noum dins lou repertori. Lou resèu passè. Avèn parla pèr lou mistèri di letro texto. Ero lou soulet biais de se parla e pèr iéu de pas... coume dire... Enfin... M'as coumprés! Mai ço que te dise, es que ta malautié - e memo se la vido nous desseparo - l'aviéu sentido. Bèn avans la coumunicacioun pèr telefounet. L'aviéu sentido. Car pèr tu, ai "lou fourfa ilimita"... Dins la selvo, dins lou trin, d'en pertout, se se poudèn pas parla dins la vido, ai ta voués dins lou trau de l'aurilho. Lou blue touth eternau que me quitara pas jamai. Quoura tournarai de la selva, m'as prepausa de veni bèure un cop au tiéu. M'as endica l'estànci, tis entressigno. Pèr parla de ta malautié. Dins la vilo de Tam. S'ai lou courage de trauca de jungle, d'appara de lengo amenaçado e de sèmpre m'en sourti, sabe pas, pamens, s'aurai lou van de prene la veituro, me parca dins ta carriero, e de mounta dins un nis pèr un chocolat vo un café. 12/12/ de 2006.