De qu'es lo promier filme realizat amé un ordenador?
Responsa: Es Tron.
dijous, 15 de novembre del 2007
la bom per mela
Anem Mela? Me convides per la dança? Podrem se rotlar una pela en gardant lo Malabar e en evitant lo camin de ferre de mon aparèu dentari.
tron per mela
mela, per ta cultura, lo filme Tron. Lo promier filme amé l'ordenador. En 82. Annada de la Bom, tanben. Mai aquo, me pense que l'as vist... MDR
E ARA! LO JOC! CU COMPAUSET AQUELA GRANDA MUSICA? LA COCARDA ES A 100 FRANCS e OFERTA PER LA MANADA SANZO!
E ARA! LO JOC! CU COMPAUSET AQUELA GRANDA MUSICA? LA COCARDA ES A 100 FRANCS e OFERTA PER LA MANADA SANZO!
pichot cors de dança occitana amé Liza
Fai parlar l'occitan a d'anglosaxons! Incredible!
dimarts, 13 de novembre del 2007
lo filme francés
Helène Carrère d'Encrasse
Un orror! Un article publicat uèi dins LE MONDE (França). Co que permet de dubrir una rubrica novèla per totei aquelei que partejan son amor per la pluralitat dei culturas, deis arts, e dei lengas dau MONDE ! La rubrica se dirà: La Lenga Me Fai Mau, en referéncia a una cançon de Rose que me canta ma grand: La Camba Me fai Mau. Referéncia que dèu pas aver Elena Carrera D'Encrassa.
"Ce qui fait le mérite de la France, son seul mérite, son unique supériorité, c'est un petit nombre de génies sublimes ou aimables qui font qu'on parle français à Vienne, à Stockholm et à Moscou." Dans cette phrase écrite à Mme du Deffand le 12 septembre 1760, Voltaire rassemble deux conceptions de la langue française. Celle du "génie" de leur langue dont les Français ont tiré la confiance qu'ils avaient en eux-mêmes, donc la conscience qu'ils avaient d'eux-mêmes ; celle de son aptitude naturelle à l'universalité.
C'est vraiment au XVIe siècle que commence l'aventure moderne du français. L'ordonnance de Villers-Cotterêts a été souvent considérée comme le moment décisif de l'instauration officielle du français dans le royaume. L'intérêt porté à la langue vulgaire a été le fruit d'une vision politique. Le roi était conscient de l'ignorance des élites et de la nécessité de les instruire ; il constatait dans le même temps qu'il fallait rendre la langue administrative et celle des tribunaux compréhensible à tous ses sujets. Le latin et les langues locales ne pouvaient répondre à ces deux préoccupations, alors que le développement rapide de la France à cette époque imposait une solution. La France est au XVIe siècle, avec ses 20 millions d'habitants, le pays le plus peuplé d'Europe, et Paris, qui compte près de 300 000 habitants, est alors la plus grande cité du monde chrétien. Comment s'étonner que la langue de Paris, de l'Isle de France, s'impose pour unifier le territoire contrôlé par le roi ?
Un siècle passé, la fonction du français va changer. Il faut alors restaurer l'unité nationale, perturbée par la grande crise politique et religieuse qui a fait de son pays, dira Ronsard, une "pauvre France". La langue française semble avoir perdu le terrain gagné au XVIe siècle ; les provinces se sont repliées sur leurs racines et leurs patois ; le latin aussi a retrouvé quelque vigueur grâce aux efforts d'une Eglise redevenue offensive.
La guerre civile a porté des coups terribles à la langue française. Mais Montaigne l'a portée très haut. Ses Essais ont appris aux Français que leur langue était propre à la conversation, qu'elle pouvait jouir d'une grande indépendance. C'est déjà la langue du savoir-vivre en commun, mais la conception de la langue ne fait pas l'unanimité. Malherbe pose la question décisive de l'existence d'une norme du français. Cette norme, dit-il, c'est l'usage, un usage que nul ne peut décréter, qui est souverain et réconcilie la langue de la cour et celle du crocheteur du port aux foins. La volonté royale d'unifier le pays et de dépasser les conflits religieux trouve soudain un appui incomparable dans la définition de la langue par Malherbe, langue de l'usage commun fondant une norme, où se réconcilient les usages de tous les niveaux de la société.
La décision prise en 1635 par Richelieu de fonder l'Académie française, de lui confier le soin de dire l'usage s'inscrit dans la voie ouverte tout à la fois par Montaigne et par Malherbe. Il fallait unifier les voix discordantes, donner un cadre aux débats, un statut quasi légal à la norme linguistique. La langue dont l'Académie s'est vu confier le dépôt doit devenir la langue commune à tout le royaume, elle a pour mission de servir de lien social à tous les groupes qui le composent, de mettre fin à l'émiettement qui toujours menace.
C'est alors que la notion de "génie du français" prend toute sa place dans la réflexion commune. Progrès de la langue vernaculaire et progrès du savoir vont alors de pair et témoignent de la vitalité du français. Au milieu du XVIIe siècle, la langue française est déjà, selon François Charpentier, celle du roi et celle de toute la France, même si subsistent encore à côté d'elle toutes les autres langues du pays. Mais le regard de Charpentier se porte surtout au-delà des frontières. "La langue française, écrit-il, n'est point renfermée dans les limites de la France, elle est cultivée avec ambition par les étrangers et fait les délices de la politesse de toutes les nations du Nord."
Et il est vrai que le français s'étend à toute l'Europe comme langue de culture, pour connaître un apogée au siècle suivant. La "tentation" ou la "passion" du français, dont témoignent partout les élites, se comprend. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 a incité les protestants à s'exiler vers les Provinces-Unies, l'Allemagne, l'Angleterre. Ils y ont porté leur savoir-faire, leurs ressources, mais, plus que tout, leur langue, qu'ils ont souvent enseignée. Tout a favorisé au XVIIe siècle le français en Europe : le dépérissement du latin, un certain repli culturel de l'Italie, et même le fait que la puissante Espagne se tourne alors vers des horizons plus lointains.
C'est le progrès de la langue à l'extérieur qui est alors remarquable. L'envie du français s'étend à la Prusse, avec l'Académie de Berlin notamment, à la Suède et à la Russie. C'est pour les souverains de ces pays la langue d'une culture qui, par-delà les frontières des Etats, crée un espace continu européen de moeurs apaisées, de civilité et de modernité. Au XVIIIe siècle, la langue française est devenue universelle. Ce qui en définitive explique la francomanie grandissante et que le centre de gravité politique et culturel de l'Europe a glissé alors du Sud roman vers le Nord. Dans ce contexte, la France est le pays où la relation entre langue, culture et destin national est peut-être la plus puissante. Dès lors que les langues circulent dans cette partie de l'Europe, le français y trouve le terrain le plus propice à son expansion. S'il est un moment de l'histoire de la culture française où la notion de francophonie apparut, c'est bien au XVIIIe siècle, même si le français n'est pas encore généralisé en France et au-dehors, mais reste l'apanage des élites.
La Révolution française va être marquée par une révolution de la langue et une nouvelle relation entre langue et société. Tout d'abord parce que la révolution, qui est rupture radicale, entrée des hommes dans un monde nouveau, suppose une langue propre. Les hommes de 1789 ont pressenti la nécessité d'une telle invention, mais ils ont tâtonné dans l'exécution. La politique linguistique des révolutionnaires a eu pour vocation de modifier l'enracinement social et géographique du français. Urbain Domergue, qui se disait "grammairien patriote" et éditait un Journal de la langue française, se voulut rénovateur de la langue en l'ouvrant sur l'ensemble de la société, bien commun et création commune de tous sans distinction de classe ou de sexe, se heurtait cependant à une réalité bien visible, celle de la géographie. A la campagne, les patois étaient l'usage.
C'est ici que l'abbé Grégoire joua un rôle décisif. A ses yeux, le morcellement du pays par l'usage de patois innombrables était le fruit d'une volonté politique de contrôle de la société par le pouvoir royal. Dans son rapport à la Convention, en 1793, il affirmait "la nécessité d'anéantir les patois et d'universaliser la langue française". La volonté de justice, mais aussi le projet généreux de donner à tous la possibilité d'étudier - donc l'accès au progrès - imposaient aussi les conclusions du rapport de l'abbé Grégoire. L'enseignement primaire, dont la généralisation fut un grand objectif révolutionnaire, pouvait-il exister sans que le français en fût la base ?
Jusqu'alors le français avait été un outil puissant d'identification des élites de la société urbaine. La Révolution voulut lier le destin de la nation entière à celui de la langue. En 1793, la vision de l'abbé Grégoire était rationnelle, mais utopique. Il faudra attendre l'oeuvre éducative de Jules Ferry pour que le français devienne réellement langue de tous, et fondement du sentiment d'identité nationale.
La langue transnationale que fut le français aux XVIIe et XVIIIe siècles a, comme le latin, dû reculer sous les coups d'une autre langue, non l'anglais mais un anglo-américain simplifié, parce que le centre de gravité du monde s'est déplacé au cours du siècle passé de l'Europe vers le puissant empire américain. Au XXIe siècle, ni la puissance politique, ni la richesse, ni même le poids démographique des siècles passés ne peuvent expliquer la pérennité de l'envie du français et l'existence de cette communauté d'esprit qui se nomme francophonie.
Et pourtant, la francophonie, qui unit aujourd'hui des centaines de millions d'hommes à travers un nombre considérable de pays - ceux qui participèrent au destin français par la domination coloniale, la plupart des pays européens, mais aussi des pays longtemps peu familiers avec la France et sa langue -, témoigne d'une étonnante vitalité, d'autant plus étonnante qu'elle ne repose ni sur l'obligation, ni sur des pressions, ni sur des intérêts matériels. Le seul fondement de la francophonie est le choix, la passion d'une langue qui est associée à des valeurs indépendantes d'une nation particulière, le respect de l'altérité, l'esprit de liberté, la tolérance. C'est là peut-être que la langue française prouve son aptitude à rassembler, autour d'une identité inédite, la francophonie, et à rayonner dans l'univers, donc son universalité.
Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, déléguée de l'Académie
"Ce qui fait le mérite de la France, son seul mérite, son unique supériorité, c'est un petit nombre de génies sublimes ou aimables qui font qu'on parle français à Vienne, à Stockholm et à Moscou." Dans cette phrase écrite à Mme du Deffand le 12 septembre 1760, Voltaire rassemble deux conceptions de la langue française. Celle du "génie" de leur langue dont les Français ont tiré la confiance qu'ils avaient en eux-mêmes, donc la conscience qu'ils avaient d'eux-mêmes ; celle de son aptitude naturelle à l'universalité.
C'est vraiment au XVIe siècle que commence l'aventure moderne du français. L'ordonnance de Villers-Cotterêts a été souvent considérée comme le moment décisif de l'instauration officielle du français dans le royaume. L'intérêt porté à la langue vulgaire a été le fruit d'une vision politique. Le roi était conscient de l'ignorance des élites et de la nécessité de les instruire ; il constatait dans le même temps qu'il fallait rendre la langue administrative et celle des tribunaux compréhensible à tous ses sujets. Le latin et les langues locales ne pouvaient répondre à ces deux préoccupations, alors que le développement rapide de la France à cette époque imposait une solution. La France est au XVIe siècle, avec ses 20 millions d'habitants, le pays le plus peuplé d'Europe, et Paris, qui compte près de 300 000 habitants, est alors la plus grande cité du monde chrétien. Comment s'étonner que la langue de Paris, de l'Isle de France, s'impose pour unifier le territoire contrôlé par le roi ?
Un siècle passé, la fonction du français va changer. Il faut alors restaurer l'unité nationale, perturbée par la grande crise politique et religieuse qui a fait de son pays, dira Ronsard, une "pauvre France". La langue française semble avoir perdu le terrain gagné au XVIe siècle ; les provinces se sont repliées sur leurs racines et leurs patois ; le latin aussi a retrouvé quelque vigueur grâce aux efforts d'une Eglise redevenue offensive.
La guerre civile a porté des coups terribles à la langue française. Mais Montaigne l'a portée très haut. Ses Essais ont appris aux Français que leur langue était propre à la conversation, qu'elle pouvait jouir d'une grande indépendance. C'est déjà la langue du savoir-vivre en commun, mais la conception de la langue ne fait pas l'unanimité. Malherbe pose la question décisive de l'existence d'une norme du français. Cette norme, dit-il, c'est l'usage, un usage que nul ne peut décréter, qui est souverain et réconcilie la langue de la cour et celle du crocheteur du port aux foins. La volonté royale d'unifier le pays et de dépasser les conflits religieux trouve soudain un appui incomparable dans la définition de la langue par Malherbe, langue de l'usage commun fondant une norme, où se réconcilient les usages de tous les niveaux de la société.
La décision prise en 1635 par Richelieu de fonder l'Académie française, de lui confier le soin de dire l'usage s'inscrit dans la voie ouverte tout à la fois par Montaigne et par Malherbe. Il fallait unifier les voix discordantes, donner un cadre aux débats, un statut quasi légal à la norme linguistique. La langue dont l'Académie s'est vu confier le dépôt doit devenir la langue commune à tout le royaume, elle a pour mission de servir de lien social à tous les groupes qui le composent, de mettre fin à l'émiettement qui toujours menace.
C'est alors que la notion de "génie du français" prend toute sa place dans la réflexion commune. Progrès de la langue vernaculaire et progrès du savoir vont alors de pair et témoignent de la vitalité du français. Au milieu du XVIIe siècle, la langue française est déjà, selon François Charpentier, celle du roi et celle de toute la France, même si subsistent encore à côté d'elle toutes les autres langues du pays. Mais le regard de Charpentier se porte surtout au-delà des frontières. "La langue française, écrit-il, n'est point renfermée dans les limites de la France, elle est cultivée avec ambition par les étrangers et fait les délices de la politesse de toutes les nations du Nord."
Et il est vrai que le français s'étend à toute l'Europe comme langue de culture, pour connaître un apogée au siècle suivant. La "tentation" ou la "passion" du français, dont témoignent partout les élites, se comprend. La révocation de l'édit de Nantes en 1685 a incité les protestants à s'exiler vers les Provinces-Unies, l'Allemagne, l'Angleterre. Ils y ont porté leur savoir-faire, leurs ressources, mais, plus que tout, leur langue, qu'ils ont souvent enseignée. Tout a favorisé au XVIIe siècle le français en Europe : le dépérissement du latin, un certain repli culturel de l'Italie, et même le fait que la puissante Espagne se tourne alors vers des horizons plus lointains.
C'est le progrès de la langue à l'extérieur qui est alors remarquable. L'envie du français s'étend à la Prusse, avec l'Académie de Berlin notamment, à la Suède et à la Russie. C'est pour les souverains de ces pays la langue d'une culture qui, par-delà les frontières des Etats, crée un espace continu européen de moeurs apaisées, de civilité et de modernité. Au XVIIIe siècle, la langue française est devenue universelle. Ce qui en définitive explique la francomanie grandissante et que le centre de gravité politique et culturel de l'Europe a glissé alors du Sud roman vers le Nord. Dans ce contexte, la France est le pays où la relation entre langue, culture et destin national est peut-être la plus puissante. Dès lors que les langues circulent dans cette partie de l'Europe, le français y trouve le terrain le plus propice à son expansion. S'il est un moment de l'histoire de la culture française où la notion de francophonie apparut, c'est bien au XVIIIe siècle, même si le français n'est pas encore généralisé en France et au-dehors, mais reste l'apanage des élites.
La Révolution française va être marquée par une révolution de la langue et une nouvelle relation entre langue et société. Tout d'abord parce que la révolution, qui est rupture radicale, entrée des hommes dans un monde nouveau, suppose une langue propre. Les hommes de 1789 ont pressenti la nécessité d'une telle invention, mais ils ont tâtonné dans l'exécution. La politique linguistique des révolutionnaires a eu pour vocation de modifier l'enracinement social et géographique du français. Urbain Domergue, qui se disait "grammairien patriote" et éditait un Journal de la langue française, se voulut rénovateur de la langue en l'ouvrant sur l'ensemble de la société, bien commun et création commune de tous sans distinction de classe ou de sexe, se heurtait cependant à une réalité bien visible, celle de la géographie. A la campagne, les patois étaient l'usage.
C'est ici que l'abbé Grégoire joua un rôle décisif. A ses yeux, le morcellement du pays par l'usage de patois innombrables était le fruit d'une volonté politique de contrôle de la société par le pouvoir royal. Dans son rapport à la Convention, en 1793, il affirmait "la nécessité d'anéantir les patois et d'universaliser la langue française". La volonté de justice, mais aussi le projet généreux de donner à tous la possibilité d'étudier - donc l'accès au progrès - imposaient aussi les conclusions du rapport de l'abbé Grégoire. L'enseignement primaire, dont la généralisation fut un grand objectif révolutionnaire, pouvait-il exister sans que le français en fût la base ?
Jusqu'alors le français avait été un outil puissant d'identification des élites de la société urbaine. La Révolution voulut lier le destin de la nation entière à celui de la langue. En 1793, la vision de l'abbé Grégoire était rationnelle, mais utopique. Il faudra attendre l'oeuvre éducative de Jules Ferry pour que le français devienne réellement langue de tous, et fondement du sentiment d'identité nationale.
La langue transnationale que fut le français aux XVIIe et XVIIIe siècles a, comme le latin, dû reculer sous les coups d'une autre langue, non l'anglais mais un anglo-américain simplifié, parce que le centre de gravité du monde s'est déplacé au cours du siècle passé de l'Europe vers le puissant empire américain. Au XXIe siècle, ni la puissance politique, ni la richesse, ni même le poids démographique des siècles passés ne peuvent expliquer la pérennité de l'envie du français et l'existence de cette communauté d'esprit qui se nomme francophonie.
Et pourtant, la francophonie, qui unit aujourd'hui des centaines de millions d'hommes à travers un nombre considérable de pays - ceux qui participèrent au destin français par la domination coloniale, la plupart des pays européens, mais aussi des pays longtemps peu familiers avec la France et sa langue -, témoigne d'une étonnante vitalité, d'autant plus étonnante qu'elle ne repose ni sur l'obligation, ni sur des pressions, ni sur des intérêts matériels. Le seul fondement de la francophonie est le choix, la passion d'une langue qui est associée à des valeurs indépendantes d'une nation particulière, le respect de l'altérité, l'esprit de liberté, la tolérance. C'est là peut-être que la langue française prouve son aptitude à rassembler, autour d'une identité inédite, la francophonie, et à rayonner dans l'univers, donc son universalité.
Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, déléguée de l'Académie
Libellés :
la lenga me fai mau,
negre e blanc
joc: lei reconeissètz?
Es un pauc lo Patric Sebastian de l'epoca... MDR! ...Un filme polit pasmens!
dilluns, 12 de novembre del 2007
lei corbas de corbet

Paris, un diluns de novembre, d'ora dins lo matin...
Fau tres jorns de reservacion a Paris per la veire: L'ORIGINA DAU MONDE (e oc! es en negre e blanc! Siéu pas Courbet mai ai mon estetica perso, ieu) Entre dos tablèus de caça e d'autoretrach de l'autor, e entre dos carris de Japonés... lo Mont de Venus !Aqui, lo sabe, li aurà de comentaris... O alara ai perdut totei mei lectors...
Galeries nationales du Grand Palais
Entrée Clemenceau
75008 Paris
Métro : lignes 1, 9 et 13 : station Champs-Elysées-Clemenceau ou Franklin-Roosevelt
Bus : lignes 28, 32, 42, 49, 72, 73, 80, 83, 93
plantevin
CIGALEJADO
Nouveau CD
Un concert exceptionnel est organisé
le DIMANCHE 18 Novembre 2007 à 15 heures
SALLE BENOÎT XII (Rue des Teinturiers) en Avignon
Spectacle Gratuit, renseignements au 04-90-67-26-98
Un concert exceptionnel est organisé
le DIMANCHE 18 Novembre 2007 à 15 heures
SALLE BENOÎT XII (Rue des Teinturiers) en Avignon
Spectacle Gratuit, renseignements au 04-90-67-26-98
Libellés :
histoire de la chanson,
negre e blanc
diumenge, 11 de novembre del 2007
identité culturelle entre local et global
Avec la complicité de Convivència & des Suds à Arles
et de l' UNIVERSITé POPULAIRE & citoyenne du Pays d'Arles, UPOP'ARLES
Samedi 17 novembre 2007
Espace Van Gogh, Médiathèque Grand amphi Salle aile sud
Entrée libre
15h : Médiathèque (Salle de projection de la vidéothèque)
Dans le cadre du « Mois du film documentaire » du 13-07 au 17-07
projection : Deux films proposés par la Médiathèque :
"Gens de Villes, Gens de Mer", sur Fos- sur- Mer et Port- Saint- Louis du Rhône.
Des films mémoires, des vies d'hommes, des métiers de la mer www.moisdudoc.com
Entrée libre dans la mesure des places disponibles
17h : Grand amphi
et de l' UNIVERSITé POPULAIRE & citoyenne du Pays d'Arles, UPOP'ARLES
Samedi 17 novembre 2007
Espace Van Gogh, Médiathèque Grand amphi Salle aile sud
Entrée libre
15h : Médiathèque (Salle de projection de la vidéothèque)
Dans le cadre du « Mois du film documentaire » du 13-07 au 17-07
projection : Deux films proposés par la Médiathèque :
"Gens de Villes, Gens de Mer", sur Fos- sur- Mer et Port- Saint- Louis du Rhône.
Des films mémoires, des vies d'hommes, des métiers de la mer www.moisdudoc.com
Entrée libre dans la mesure des places disponibles
17h : Grand amphi
Conversation à trois voix, avec
Francis Espéjo, président du club taurin Lou fourmigo et vice-président de l'école taurine d¹Arles,
acteur et témoin de la culture camarguaise,
Philippe Martel, chargé de recherches au CNRS, chargé de cours à l¹Université Montpellier III, spécialiste de l¹histoire des Pays d¹oc,
Jacques Defert, enseignant d¹anthropologie culturelle
puis Débat avec le public
19h : Salle aile sud
Verre de l¹amitié et moment festif avec la chourmo de Gimeaux, alias Li cantaire de la palunlongo et quelques invités.
La « charadisso »
À partir du témoignage de ceux qui affirment leur identité provençale, ou qui en font un art de vivre, cette conversation, ou charadisso, s¹intéressera aux processus d'élaboration et d'affirmation d'une identité culturelle locale, vécue comme un ensemble de repères, de manières d'être et de significations partagées.
Les traditions locales sont parfois décriées comme des survivances du passé et des résistances à la modernité. En interrogeant notre manière de faire appel au passé et à la mémoire, il s'agit de mieux comprendre comment les dynamiques culturelles, linguistiques, identitaires, qui se réclament de traditions collectives, peuvent contribuer à réinventer du sens et de l'échange dans nos sociétés multiculturelles contemporaines.
La mondialisation, à qui l'on attribue généralement le renforcement de processus d'uniformisation bien plus anciens qu'elle, sera interrogée aussi à travers la complexité de ses conséquences culturelles, notamment la folklorisation marchande des traditions, l'instrumentalisation politique du sentiment identitaire, la manipulation de conceptions identitaires exclusives et fermées...
Notre capacité à vivre ensemble ne dépend-elle pas aujourd'hui de l'épanouissement des dynamiques culturelles locales et d'une meilleure prise en considération de la pluralité des appartenances ?
La « chourmo » de Gimeaux
La chourmo de Gimeaux se définit elle-même comme : « une bande de copains, qui défendent les coutumes, les traditions et la langue provençale à travers des chants, des contes, des légendes et tout ce qui représente la Camargue, en respectant le passé et en intégrant la modernité. »
La chourmo de Gimeaux entonnera pour le plaisir de tous quelques chansons traditionnelles, dira des contes et légendes de la Camargue d¹hier et d¹aujourd¹hui, évoquera un certain nombre de traditions provençales dont l¹histoire du costume arlésien.
Francis Espéjo
Figure de la bouvine camarguaise, Francis s¹est illustré dans les jeux taurins et les charlotades. Il est capable également de chanter, écrire, déclamer, monter et démonter des arènes portables et les transporter à l¹autre bout du monde, taureaux et chevaux compris. Il aime par-dessus tout son pays et les traditions populaires qui en sont l¹âme.
Philippe Martel
Chargé de recherches au CNRS, chargé de cours à l¹Université Montpellier III, spécialiste de l¹histoire des Pays d¹Oc et auteur de nombreuses publications, Philippe Martel a l¹art et la manière de mettre ses connaissances à la portée de tous. Gavot et fier de l¹être, originaire de Barcelonnette, Philippe joindra sa voix à celles de la chourmo de Gimeaux.
Jacques Defert
Enseignant d¹anthropologie culturelle à l¹école d¹Art d¹Avignon et à l'IUP AIC d'Arles, Jacques Defert s¹intéresse aux relations complexes entre tradition et modernité, diversité culturelle et mondialisation. Il pourra évoquer, en contrepoint, les dynamiques culturelles des minorités du sud-ouest de la Chine, rencontrées lors d'un récent voyage.
***********************
Cette session sur les problématiques d'identité(s) culturelle(s) organisée par l'Université Populaire du Pays d'Arles s'inscrit dans la continuité des rencontres-témoignages que nous avons pu susciter depuis quelques années dans le cadre de Convivència.
Bien amicalement
Pour l'Association Attention Culture,
Jean COLOMINA, Catherine LE GUELLAUT
Association Attention Culture
14 rue Réattu - 13200 ARLES
Francis Espéjo, président du club taurin Lou fourmigo et vice-président de l'école taurine d¹Arles,
acteur et témoin de la culture camarguaise,
Philippe Martel, chargé de recherches au CNRS, chargé de cours à l¹Université Montpellier III, spécialiste de l¹histoire des Pays d¹oc,
Jacques Defert, enseignant d¹anthropologie culturelle
puis Débat avec le public
19h : Salle aile sud
Verre de l¹amitié et moment festif avec la chourmo de Gimeaux, alias Li cantaire de la palunlongo et quelques invités.
La « charadisso »
À partir du témoignage de ceux qui affirment leur identité provençale, ou qui en font un art de vivre, cette conversation, ou charadisso, s¹intéressera aux processus d'élaboration et d'affirmation d'une identité culturelle locale, vécue comme un ensemble de repères, de manières d'être et de significations partagées.
Les traditions locales sont parfois décriées comme des survivances du passé et des résistances à la modernité. En interrogeant notre manière de faire appel au passé et à la mémoire, il s'agit de mieux comprendre comment les dynamiques culturelles, linguistiques, identitaires, qui se réclament de traditions collectives, peuvent contribuer à réinventer du sens et de l'échange dans nos sociétés multiculturelles contemporaines.
La mondialisation, à qui l'on attribue généralement le renforcement de processus d'uniformisation bien plus anciens qu'elle, sera interrogée aussi à travers la complexité de ses conséquences culturelles, notamment la folklorisation marchande des traditions, l'instrumentalisation politique du sentiment identitaire, la manipulation de conceptions identitaires exclusives et fermées...
Notre capacité à vivre ensemble ne dépend-elle pas aujourd'hui de l'épanouissement des dynamiques culturelles locales et d'une meilleure prise en considération de la pluralité des appartenances ?
La « chourmo » de Gimeaux
La chourmo de Gimeaux se définit elle-même comme : « une bande de copains, qui défendent les coutumes, les traditions et la langue provençale à travers des chants, des contes, des légendes et tout ce qui représente la Camargue, en respectant le passé et en intégrant la modernité. »
La chourmo de Gimeaux entonnera pour le plaisir de tous quelques chansons traditionnelles, dira des contes et légendes de la Camargue d¹hier et d¹aujourd¹hui, évoquera un certain nombre de traditions provençales dont l¹histoire du costume arlésien.
Francis Espéjo
Figure de la bouvine camarguaise, Francis s¹est illustré dans les jeux taurins et les charlotades. Il est capable également de chanter, écrire, déclamer, monter et démonter des arènes portables et les transporter à l¹autre bout du monde, taureaux et chevaux compris. Il aime par-dessus tout son pays et les traditions populaires qui en sont l¹âme.
Philippe Martel
Chargé de recherches au CNRS, chargé de cours à l¹Université Montpellier III, spécialiste de l¹histoire des Pays d¹Oc et auteur de nombreuses publications, Philippe Martel a l¹art et la manière de mettre ses connaissances à la portée de tous. Gavot et fier de l¹être, originaire de Barcelonnette, Philippe joindra sa voix à celles de la chourmo de Gimeaux.
Jacques Defert
Enseignant d¹anthropologie culturelle à l¹école d¹Art d¹Avignon et à l'IUP AIC d'Arles, Jacques Defert s¹intéresse aux relations complexes entre tradition et modernité, diversité culturelle et mondialisation. Il pourra évoquer, en contrepoint, les dynamiques culturelles des minorités du sud-ouest de la Chine, rencontrées lors d'un récent voyage.
***********************
Cette session sur les problématiques d'identité(s) culturelle(s) organisée par l'Université Populaire du Pays d'Arles s'inscrit dans la continuité des rencontres-témoignages que nous avons pu susciter depuis quelques années dans le cadre de Convivència.
Bien amicalement
Pour l'Association Attention Culture,
Jean COLOMINA, Catherine LE GUELLAUT
Association Attention Culture
14 rue Réattu - 13200 ARLES
tel 04 90 96 59 93
culture@passionnes.com
http://convivencia.over-blog.net
Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité.
culture@passionnes.com
http://convivencia.over-blog.net
Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité.
dissabte, 10 de novembre del 2007
martine barrat dins Harlem
divendres, 9 de novembre del 2007
ostau dau pais marsilhés
Texaco de Chamoiseau (Folio) es un libre de legir d'urgéncia. Se coma lo Tam lei lengas e lei culturas dau monde vos agradan, lo fau legir lèu. Una revelacion per lo lengatge tanben. A senèstra, una fotografia d'aquèu grand autor. A l'epoca, en letras modèrnas l'obra se trabalhava en gramatica amé Na D..... A l'escansença d'aquo, lo grand Chamoiseau avié rescontrat lo grand Forest, autor occitan, per una conferéncia sus la disglossia a l'Universitat Pau Valèri de Montpelhièr. Un grand moment.Lo divendres 9 de novembre, l’Ostau dau Pais Marsilhés va aculhir una conferéncia en doas
partidas partent de 19 oras.
* "Lang Kréol : Kosé, ékri, pourkwé ? Parler, écrire le créole,
pourquoi faire ?" qu’es una intervencien de Georges Ah-tiane sus la
necessitat, l’importància et l’oportunitat de parlar e d’escriure lo
creòl uei.
* "Occitan e creòl , lengas de la republica, destins crosats" per
Matieu Castel
Lo dissabte 10 de novembre partent de 21H au Balthazar, Marsilha, se debanarà un
concèrt Kreol e occitan ambé la rescòntre entre la musica occitana de
l’"Ostau Balèti Orchestra" e la musica creòla deis "Iles soeurs de
l’Océan Indien". I aurà tamben lo famós Jagdish & Kréol Konexion!!!
* Jagdish & Kréol Konexion (séga mauricien)
* Les Iles Soeurs et l’OBO
PAF : 5 euros (+3 euros d’adesien au Balthazar).
partidas partent de 19 oras.
* "Lang Kréol : Kosé, ékri, pourkwé ? Parler, écrire le créole,
pourquoi faire ?" qu’es una intervencien de Georges Ah-tiane sus la
necessitat, l’importància et l’oportunitat de parlar e d’escriure lo
creòl uei.
* "Occitan e creòl , lengas de la republica, destins crosats" per
Matieu Castel
Lo dissabte 10 de novembre partent de 21H au Balthazar, Marsilha, se debanarà un
concèrt Kreol e occitan ambé la rescòntre entre la musica occitana de
l’"Ostau Balèti Orchestra" e la musica creòla deis "Iles soeurs de
l’Océan Indien". I aurà tamben lo famós Jagdish & Kréol Konexion!!!
* Jagdish & Kréol Konexion (séga mauricien)
* Les Iles Soeurs et l’OBO
PAF : 5 euros (+3 euros d’adesien au Balthazar).
dijous, 8 de novembre del 2007
un occitan in paris

Lo 4 de novembre de 08... Calou en davalant de sa mezzanina e en escotant la darniera cançon dau fiéu de Francèsa e Jaume sus França Inter, a dich:
"M'agradarié de me faire asticotar la ceriera per tomas dutronc". (Calou)
Dequé pensatz lei chatas ?
Fotografia "lei pensadas de calou" per Lou Tam
(c) Tam 2007
Libellés :
li grandi fraso de l'istori,
rire
Libres de Nus, una Antologia.
Dissabte, Paris, Mostra, Ostau Europenc de la Fotografia, Calou: Livres de nus, une anthologie (libres de nus, una antologia).
Calou, te descope dins lo jornau francés dedicat ai filosofes, lo bel article d'Anne Sauvagnargues sus lei libres de nus. Ditz ben leis impressions qu'ai agudas pendent la vesita.
Parures de nus -
Per ANNE SAUVAGNARGUES
QUOTIDIEN : Liberation jeudi 8 novembre 2007 (frança). Liberacion dau dijous 8 de Novembre de 2007.
L’exposition «Livres de nus, une anthologie», qui présente la collection d’Alessandro Bertolotti, enchaîne en douze stations captivantes les étapes du livre de photographie de nus, des débuts de la photographie à nos jours. Passant de l’académisme aux récits sadomasochistes de la République de Weimar, des nus sportifs androgynes du nazisme aux compositions surréalistes ou à la culture gay, on suit avec stupeur les circonvolutions du désir sur le théâtre de la censure, des clichés stéréotypés aux œuvres de Bellmer ou de Mapplethorpe.
Les images les plus anciennes sont les plus intrigantes. Un monsieur nu, moustache cirée, prend la pose du dieu sur un talus. Deux travailleurs, cariatides improbables, soutiennent de concert un immeuble, révélant de puissantes anatomies dans un face-à-face érotique. Quelques nymphettes, sur une lande poussiéreuse, brandissent des raquettes. Ce commerce entre photographie et peinture montre comment la photographie, humble servante, copiant sans vergogne les puissants charmes de la peinture dans l’espoir de conquérir des lettres de noblesses artistiques, en fait littéralement imploser les codes maniérés. Impossible de ne pas pouffer devant telle jeune fille hiératique tenant par le museau un cheval vivant sur une stèle. Ces recueils de photographies montrent moins l’érotisme palpitant sous le poncif que la limite changeante d’un seuil de tolérance, en même temps un seuil d’excitation : ligne de front fragile, fascinante, où se heurtent et se confortent plaisir du nu et goût de la censure.
Hilarant. Pourtant, n’avons-nous pas conquis depuis les années soixante la libération sexuelle ? Telle est la révélation de cette exposition : rien de moins naturel que le nu. La nudité est un code, aussi bien que l’habit. Elle réclame autant d’accessoires, de conventions et de clichés. La culture gay et les fantaisies les plus contemporaines sont aussi codifiées que l’érotisme de nos grands-parents. Simplement, comme notre code nous est plus familier, nous ne le sentons pas. Il éclate au contraire, tonitruant et hilarant, dans les répertoires plus anciens. Il est donc moins question d’érotisme dans cette collection que de poses, qui cachent et révèlent l’odeur du sexe à reculons dans une farouche provocation puritaine.
Infusant délicatement leur sensualité dans des poses idéalisantes, les photographies de nus permettent de suivre une histoire sociale des mœurs, bien plus clairement que les vêtements. La peau palpite sous l’imprimé. Mais – et c’est le ressort fétichiste de cette exposition – la peau nue affleure sur la surface sensible de la photographie. Car le nu est une surface de contact, d’affleurement, surface sensible qui rappelle opportunément la connivence entre le papier et la peau, la pellicule et la reproduction imprimée. La peau palpite sous l’imprimé.
Voyeurisme. Le ressort de cette collection est le nu tel qu’il se reproduit à fort tirage, non dans un acte sexuel, mais dans la prolifération mécanique des exemplaires de la presse imprimée qui offrent aux visiteurs le grain de leurs reproductions. La pulsion du contact, fétichisme normal du lecteur – tourner les pages, effeuiller le livre – se brise net sur les vitrines de protection. Lire, alors, c’était aussi passer la main et l’œil sur une peau ? Effleurer un chiffon, le soulever, permettre à l’œil de caresser une surface blottie sous l’épaisseur de la feuille précédente : le voyeurisme tactile de cette histoire du nu touche de plein fouet le lecteur.
Par un hasard heureux, s’ouvre samedi prochain à la galerie Guislain-Etats d’art (35, rue Génégaud, Paris VIe, jusqu’au 17 décembre) une exposition du peintre Georgik, dont les nus picturaux répondent à ces photographies. Des nudités criantes cloquent sous la toile. Laissant affleurer l’équivoque d’un déshabillé qui ne s’arrête pas à la peau mais vire à l’écorché, à la surface pelée, jouant avec les pellicules colorées, les dessous, voiles musculaires drapées sur des os en verre. Ces toiles agissent comme des peaux, elles se teintent d’affects, elles foncent sous les images comme la peau bleuit sous les coups. Liberation (Paris, França), dau 8 de novembre, p. 28.
QUOTIDIEN : Liberation jeudi 8 novembre 2007 (frança). Liberacion dau dijous 8 de Novembre de 2007.
L’exposition «Livres de nus, une anthologie», qui présente la collection d’Alessandro Bertolotti, enchaîne en douze stations captivantes les étapes du livre de photographie de nus, des débuts de la photographie à nos jours. Passant de l’académisme aux récits sadomasochistes de la République de Weimar, des nus sportifs androgynes du nazisme aux compositions surréalistes ou à la culture gay, on suit avec stupeur les circonvolutions du désir sur le théâtre de la censure, des clichés stéréotypés aux œuvres de Bellmer ou de Mapplethorpe.
Les images les plus anciennes sont les plus intrigantes. Un monsieur nu, moustache cirée, prend la pose du dieu sur un talus. Deux travailleurs, cariatides improbables, soutiennent de concert un immeuble, révélant de puissantes anatomies dans un face-à-face érotique. Quelques nymphettes, sur une lande poussiéreuse, brandissent des raquettes. Ce commerce entre photographie et peinture montre comment la photographie, humble servante, copiant sans vergogne les puissants charmes de la peinture dans l’espoir de conquérir des lettres de noblesses artistiques, en fait littéralement imploser les codes maniérés. Impossible de ne pas pouffer devant telle jeune fille hiératique tenant par le museau un cheval vivant sur une stèle. Ces recueils de photographies montrent moins l’érotisme palpitant sous le poncif que la limite changeante d’un seuil de tolérance, en même temps un seuil d’excitation : ligne de front fragile, fascinante, où se heurtent et se confortent plaisir du nu et goût de la censure.
Hilarant. Pourtant, n’avons-nous pas conquis depuis les années soixante la libération sexuelle ? Telle est la révélation de cette exposition : rien de moins naturel que le nu. La nudité est un code, aussi bien que l’habit. Elle réclame autant d’accessoires, de conventions et de clichés. La culture gay et les fantaisies les plus contemporaines sont aussi codifiées que l’érotisme de nos grands-parents. Simplement, comme notre code nous est plus familier, nous ne le sentons pas. Il éclate au contraire, tonitruant et hilarant, dans les répertoires plus anciens. Il est donc moins question d’érotisme dans cette collection que de poses, qui cachent et révèlent l’odeur du sexe à reculons dans une farouche provocation puritaine.
Infusant délicatement leur sensualité dans des poses idéalisantes, les photographies de nus permettent de suivre une histoire sociale des mœurs, bien plus clairement que les vêtements. La peau palpite sous l’imprimé. Mais – et c’est le ressort fétichiste de cette exposition – la peau nue affleure sur la surface sensible de la photographie. Car le nu est une surface de contact, d’affleurement, surface sensible qui rappelle opportunément la connivence entre le papier et la peau, la pellicule et la reproduction imprimée. La peau palpite sous l’imprimé.
Voyeurisme. Le ressort de cette collection est le nu tel qu’il se reproduit à fort tirage, non dans un acte sexuel, mais dans la prolifération mécanique des exemplaires de la presse imprimée qui offrent aux visiteurs le grain de leurs reproductions. La pulsion du contact, fétichisme normal du lecteur – tourner les pages, effeuiller le livre – se brise net sur les vitrines de protection. Lire, alors, c’était aussi passer la main et l’œil sur une peau ? Effleurer un chiffon, le soulever, permettre à l’œil de caresser une surface blottie sous l’épaisseur de la feuille précédente : le voyeurisme tactile de cette histoire du nu touche de plein fouet le lecteur.
Par un hasard heureux, s’ouvre samedi prochain à la galerie Guislain-Etats d’art (35, rue Génégaud, Paris VIe, jusqu’au 17 décembre) une exposition du peintre Georgik, dont les nus picturaux répondent à ces photographies. Des nudités criantes cloquent sous la toile. Laissant affleurer l’équivoque d’un déshabillé qui ne s’arrête pas à la peau mais vire à l’écorché, à la surface pelée, jouant avec les pellicules colorées, les dessous, voiles musculaires drapées sur des os en verre. Ces toiles agissent comme des peaux, elles se teintent d’affects, elles foncent sous les images comme la peau bleuit sous les coups. Liberation (Paris, França), dau 8 de novembre, p. 28.
dimecres, 7 de novembre del 2007
dali, disney, hitchcock
Tot aquo me fa pensar qu'a Londres (au musèu de la Tate) se pou veire un filme inedich. Es la mostra DALI E LO CINEMA. O lo crosament remirable entre un dieu catalan e quauqueis americans geniaus...
jornau mesclum
Lo jornau Mesclum publiquèt totei lei romans policiers de Florian Vernet en fulhetons. Publica sempre totei leis informacions de l'Occitània tota (television, cinèma, radio, art, rescontres...). Mesclum pareis cada dijous. E fa un prètz de 35 EUROS per leis occitanistas sus un an. Podètz recebre un numero a gratis en mandant un mèl a crodi@lamarseillaise.fr
dimarts, 6 de novembre del 2007
un occitan in paris
Paris, dins un jardin napoleonian, lo quatre de novembre.
Nom d'una mostra: " M'agradan lei militaris!"
un occitan in paris
quatre de novembre de 07, paris, a l'ostau de calou, lo clic-clac a costat dau peis roge.
Per se pausar, se relaxar, Calou m'apren que se fau tocar lo ventre amé la man, lo matin. Pausicion empalhada. Lo poce toca lo guinhaire. Aprenguèt aquo en esofrologia. Calou lo fasié dempuèi longtemps. Mai sabié pas qu'aquela pausicion avié de qualitats contra l'estress. Ditz: "cresiéu qu'èra per me protegir lei ovièras".
un occitan in paris
un occitan in paris
E es partit per meis aventuras au pais de Calou! De fotografias negras e blancas, coma siatz acostumats, amé de comentaris pres jorns après jorns sus mon barrutlaire... rubrica notas e sms... aviéu oblidat lo suport papier...
dilluns, 29 d’octubre del 2007
bernard bouyé
Aqui un fotograf que sembla traç qu'interessant:
diumenge, 28 d’octubre del 2007
omenatge a Nimeno 2 4
omenatge a Nimeno 2 3
Omenatge a Nimeno 2
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