divendres, 6 d’abril del 2007
dimarts, 3 d’abril del 2007
De la fango
De la boue
Une ville d’Afrique australe. Une cité africaine dont je tairai le nom. La seule chose qui me touche dans ce dépaysement : le souvenir de ton prénom : Eglantine.
Il était une fois un européen largué en quête d’exotisme. Un écrivaillon. Un pantouflard farouche, méridional du sud, qui cherchait l’ailleurs pour fuir. Puisque tu es partie, Eglantine. : j’ai osé… Oui… Prendre les avions, les trains, les fleuves, apprendre à marcher du haut de mes trente ans… La brousse, l’équateur, la chaleur torride : tous ces clichés ces derniers mois, hé ben, je les ai usés jusqu’à la corde dans mon journal de bord pour t’oublier… Aujourd’hui le continent me saoule, je veux rentrer… Basta ! Il ne m’a pas guéri de toi. En ce beau matin de février, je me trouve dans une ville estampillée « européenne ». Miracle ! Des voitures ! Des usines ! Des grands magasins ! Je respire. Hier soir, à mon arrivée dans cet éden, une négresse rousse, dite « la militante », m’a accueilli dans un bureau spécial « estrangièrs ». Elle m’a indiqué l’hôtel d’où je t’écris ce soir, m’a déconseillé la visite de la ville : « C’est une Afrique pâle qu’il fait bon ignorer. A-mé-ri-ca-ni-sée ». Ces syllabes sont articulées avec dégoût. Elle me confie des dépliants : La visite du Kruger parc aux mille hippopotames. Bof. Je verrai plus tard.
Je ne supporte plus les dreadlocks qui se collent dans mes cheveux gras et blonds. De retour à Nîmes, décidé, je me rase. Ah ! ( triples soupirs)… Décidément… je n’aime pas l’ailleurs !… J’écoute une radio africaine infectée de publicité pour le Coke, le Mac Do, et autres Levis Jeans… La speakerine annonce quelques nouvelles... Berk…. On commence par la météo. « Demain la catastrophe. Une pluie de terre menace le pays. Il s’agirait d’une importante dépression tropicale selon le centre de météorologie sud-africain. Nous appelons à la vigilance et à la solidarité ». Enfoncé sur les ressorts de mon lit, balin-balan, je fume un peu d’herbe. Un séisme peut venir, je rentrerai demain.
Ce matin, tombée d’un ciel pisseux, je vois s’écraser la boue. Une boue lourde, écrasante, comme si l’on avait changé la pluie. L’air suffoque : floc ! floc ! floc ! une moiteur chaude, une odeur stagnante s’étend à des kilomètres. Je vois, sur les vitres du réfectoire de l’hôtel où je petit-déjeune se coller une poussière jaunâtre qui découpe la rue en mosaïque. Voilà ce que disent les touristes attablés: Des hommes cette nuit, des gaillards, des solides, auraient construit des ponts tenus par des morceaux de bois. Tout ça pour faciliter l’évacuation de la cité. La chef de travaux serait cette Négresse Rousse. La Militante. Une femme. Tout ça m’étonne bien. Dans la vie je n’ai qu’une conviction : les gens sont égoïstes. En Europe, en Afrique, en France. Un homme, une femme, des bêtes. Tout pareil.
Par la baie vitrée qui nous sert de cantoche, on distingue des hommes d’affaire qui se pressent dans la rue. Alors qu’ils s’alignent pour prendre l’unique bus de sept heures et quart, les épaules carrées, les poings resserrés sur leur attaché-case, ils se désespèrent. Le véhicule n’arrive pas. Ils se dispersent, se cognent, se rencontrent, feignent de communiquer en agitant les mains derrière la façade de leurs portables pour commander un taxi ou évaluer le moral de leur entreprise. Mais tout s’effondre. Gouttes de boue. Un nuage opaque, lourd, beige, se fissure dans le trumeau des usines européennes, derniers vestiges de la colonisation : La terre craquelée du sol se reflète – symétrie précise – en l’air. Petit à petit, le goudron des rues tend à disparaître sous un bain d’eau scabieuse.
Mon logeur me sert un café très long qui n’en finit pas de couler.
- Ce n’était pas prévisible, fait-il en remuant la tête… Non… Pas prévisible… La télé l’avait dit… Mais la télé…Enfin… Hein ?…
Bientôt, par la vitre, on ne voit plus rien. Le plafond se lézarde. Est-ce qu’un lit traversera le plancher ?
Pauvre blanc européen ! Qu’est-ce que tu glandes ici ? Ah ! Eglantine ! Je commence à te haïr ! L’hôtelier me pousse à la sortie. Il n’est plus temps de penser à soi… Il faut sortir. Sortir. Sortir. Oui, sortir pour rejoindre la foule qui, pour lutter, défile dans les rues en injuriant le ciel. Il n’y a rien d’autre à faire pour lutter. Quitter les maisons, les bidons comme des fourmilières et crier des slogans. Car, dehors, les attitudes changent. Les travailleurs au téléphone prennent des figures d’hommes ruinés. Agenouillés dans des flaques houleuses, frappés par le sort du ciel qui, paraît-il, écrase des buildings entiers, ils commencent à arracher leurs chemises, dénouent leurs cravates de cuir qui les enserrent, enterrent leurs mobiles. Ils se déshumanisent. Le costume sali, taché, ils se détorsent. Tous les buildings, tous les immeubles-bidons, (forme moderne du bidonville), sont bombardés sous des « patapaflocs » bruyants et vulgaires. Le ciel gifle le béton, l’asphalte, le verre. La terre gifle la terre. Les rumeurs circulent : Des cadavres flotteraient à l’entrée de la ville. Les pauvres, les démunis, n’auraient plus de maison. Les millions de sans-abris se réfugient dans les églises qui se referment sur eux. A cet endroit de la ville, l’inondation nous épargne encore : C’est par masse que le peuple, forcé par le malheur, dévale dans la rue d’un cœur chaud solidaire. Un défilé étrange se forme peu à peu. Les vêtements collés par la terre, s’incrustent à nos corps. Il faut tout arracher, tout tissus. Métamorphose du peuple habillé en un peuple nu. Les jeunes filles séduites par cette esthétique de terre s’aspergent de boue. Ex Nihilo des chorégraphies se créent. Les paludéennes aux colliers, bijoux et bracelets improvisés, tours-de-chevilles de glaise, avancent de trois pas pour reculer ensuite, se plient doucement pour dérouler leur cou. Alors, synchrones, leurs yeux défient le ciel. 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! ». 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! » Ce cri… C’est un effort… Une souffrance… Une agression aux cieux maudits…
Camouflé par la boue, personne ne voit que je suis blanc. Mais dans ma tête, je suis encore de la mauvaise race : je regrette mon canapé, ma télé, Eglantine. Souvenirs nébuleux, je ne pense qu’à moi.
En marchant, je sens un frôlement contre mon épaule. La Militante, la négresse rousse… Je la reconnais… Avec elle, ce combat vain contre la nature se mue étrangement en combat solidaire. Elle me prend le bras et me lance de curieux discours sur la solidarité humaine. Et dans l’euphorie citoyenne, la négresse rousse tourne la tête comme une utopique toupie, poussant des grands cris de joie à chaque nouveau slogan. « La boue m’aura pas, la boue m’aura pas », « Boue y es-tu ? ». Elle interpelle la jeunesse bruyante familièrement connaissant chacun des prénoms. « Ils sont du Parti… Ils ont tout organisé. Tout.» Ses années de militantisme que chacun rejetait comme des propos stériles alors que le monde « fonctionnait », qu’il disait « bof, bof, on n’est pas plus mal, on n’est pas plus bien », portent aujourd’hui enfin ses fruits. Face au bourbier, l’engagement.
Poussé par la cohue – avalanche de chair – je m’éloigne de cet ange citoyen et m’arrête un peu pour souffler. Il fait extrêmement humide, mes dreadlocks collent à mon visage. Cependant la foule continue sa marche funèbre dans un reflux poisseux. Sur le trottoir d’argile des hommes organisent une micro-société. Accroupis, ils arrondissent des huttes de boue séchée, des bauges, des pisés. Devant moi se crée un village sauvage et noble qui s’aligne en pointillés, encadrant sur chaque trottoir la marche de la foule comme un rempart. Tout renaît. La boue reprend sa pluie. On aime sa menace. Comme nous sommes ensemble on ne peut plus mourir. Elle ne fait plus peur. Des hommes se sculptent eux-mêmes en se recouvrant de sédiments. Ils seront les statues-témoin de ce matin de février.
Soudain : L’apaisement. La quiétude de l’être. La confiance en soi, il faut s’en méfier. Alors que tout semble se sécher, se diluer dans le bonheur ou la douce folie, un enfant se met à courir devant nous :
« La Grande Gadoue ! La Grande Gadoue ! »
A des kilomètres d’ici, le barrage a cédé. Les ponts de sécurité prévus par les Militants disparaissent sous le poids des fugitifs. Les routes, plus loin, s’affaissent. Les maisons disparaissent tirées par leurs propres racines. Un bruit monstrueux, indescriptible, annonce la venue de la Grande Gadoue. Une vague de cinq mètres crache dans le boulevard, alors épargné. Nos corps sont fouettés, broyés, noyés, propulsés en l’air, noyés encore, et propulsés toujours. Les plus agiles grimpent sur des toits errants. La Grande Gadoue, chronique d’une légende annoncée : un monstre païen, un Drac africain.
Une vague me projette en haut d’une maison mobile. Flottant sur ma toiture je respire fort et commence à faire dans mes brailles (la peur possède des effets indescriptibles). Je vois des gens s’accrochant à mon radeau. Je ne les aide pas, je ne les repousse pas. Je laisse faire la vie, le destin. Eglantine, Eglantine. Je serais mieux en Europe. Dans ces grandes peur j’imagine toujours ma célébrité, les œuvres que j’aurais pu faire. Ce que j’aurais pu être et que je n’ai pas été. Putain de pays de merde. Qu’on me sauve. Qu’on me replonge dans mon inculture. Je culpabilise : le ciel est venu pour moi, pour me punir. Moi, je, moi. Quand d’autres jouaient aux legos, je jouais déjà à l’ego. Ah ! Ah ! Bonne phrase mais c’est trop tard. Mes pensées s’embrouillent. Les rescapés mâles qui halètent autour de moi, nus sur la toiture, parlent des Hippopotames morts du Krugger Parc. Ils arrivent à se dégager d’eux-mêmes.
Puis, c’est l’apaisement. Les corps n’ayant pu se raccrocher aux toits flottent, gonflés par l’eau. Au loin, nous apercevons un troupeau de cases légères amarrées les unes aux autres.
- Les militants ! crie le grand homme à côté de moi. Ils ont apporté des câbles !
Une main forte, venue d’une autre « barque », rapproche les habitations qui surnagent. La voix est douce, rassurante :
- Rassurez-vous, les townships sont sèches, on va vous guider.
A bout de force, nous nous laissons mener, glissant au fil de l’eau. Les Militants, hommes musclés comme des anges.
Aujourd’hui, les townships ressemblent à des îlots de terre sèche. La population pauvre erre de cases en cases. Plus d’alimentation, plus d’eau potable. Les bouches se blanchissent à cause de la déshydratation. La Négresse Rousse, levée sur une estrade au milieu du camp, donne des ordres précis à la centaine des jeunes du Parti. Certains sont médecins ou infirmiers. D’autres, par leur bravoure et leur détermination, se contentent de porter soutien aux femmes, aux vieillards, aux enfants. Les gaillards s’activent joyeusement pour reconstruire les conduits d’eau potable. Des nourrissons s’assèchent à même le sol. On craint une épidémie de choléra. Les hélicoptères de l’armée paniqués face à la situation virevoltent dans tous les sens, perdent en efficacité tandis qu’au sol La Militante organise une longue chaîne humaine, précise, mûrement prévue avec ses Militants. Des stocks de nourritures pillés hier dans les entreprises circulent de mains en mains. On chante une chanson de travail pour s’encourager. Je suis syllabiquement. Sans m’en rendre compte, j’aide aussi.
Aujourd’hui, la dépression tropicale a quitté la sous-région pour faire place au soleil. Abandonnant les townships solidaires, je refais le chemin à l’envers vers la city. Une bouffée de vent a asséché la boue. Notre chemin si beau, qui a connu notre unité, sous nous se craquelle. Violée par le goudron qui pointe sa laideur, la gadoue s’en va mourir aux fleuves, aux ruisseaux, aux égouts. On rallume les tours et les marteaux-piqueurs. La pollution sonore revient du néant. Aux derniers soubresauts de cette foule dispersée, je m’aperçois que je suis nu. Une rougeur ridicule, une pudeur blanche, entraîne mes deux mains à recouvrir mon sexe. Puis, me tournant alors, je revois ces humains qui aménagent leurs bauges. Moi, je rentre à l’hôtel. Malgré quelques lézardes, l’ensemble est resté intact.
Une douche chaude. Allumer une clope. S’allonger et fermer ma chambre à quadruple tours. Eglantine.
divendres, 23 de març del 2007
Lo libre dins la pèu: fotos dau vernissatge









Mei fotografias de l'ostau de Delfilm, religaira, lo ser de sa mostra. Osca! Delfilm! Aqueste cop, es l'ora dau viatge en Africa, a la setmana que ven!
una carta postala

viatge

dimecres, 21 de març del 2007
o pèr la lengo d'o pèr l'AFP
Les manifestants, parmi lesquels beaucoup de jeunes souvent déguisés, étaient "au moins 20.000" selon les organisateurs, 18.000 selon la police.
La manifestation était organisée par un collectif de six organisations, appelé "Anem, per la lenga occitana! Oc!" (Allons, pour la langue occitane, oui!), avec le soutien de quelque 300 élus, 200 associations et plus de 500 personnalités du monde culturel, associatif, économique et sportif.
Dans un message aux organisateurs, la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a souligné que "la France est responsable de la diversité culturelle et linguistique, constitutive de son histoire et de son patrimoine, qui est donc comptable de l'avenir de ses langues. Je m'engage à tout faire pour leur donner un avenir et un statut".
La candidate communiste Marie-George Buffet a fait une déclaration: "Il y a urgence à définir et se donner les moyens d'une véritable politique linguistique"
La candidate des Verts Dominique Voynet a réclamé devant la presse "la reconnaissance des langues régionales en France, au même titre que le français".
"L'occitan doit être une langue officielle, pas une langue morte, elle ne doit pas mourir", affirme Florian Barre, 16 ans, qui défile derrière une banderole du Cercle occitan de Vendargues et apprend cette langue "depuis cinq ans, mais seulement à raison de deux heures par semaine".
Son père Richard affirme "parler occitan avec ses enfants. Je l'ai appris à la maison et dans la rue, c'est une tradition familiale, je la perpétue par plaisir, je lui transmets, j'espère qu'il la transmettra à ses enfants", indique-t-il, béret "gascon" vissé sur la tête.
"La culture occitane, c'est un vrai lien social. Pour apprécier sa littérature très riche, il faut avoir accès à l'occitan écrit", ajoute-t-il.
Derrière lui, un groupe toulousain avec fifres, hautbois et tambours est là "pour que la culture occitane soit reconnue à sa juste valeur".
Pour Romain, 21 ans, la manifestation "ne porte pas un message d'exclusion. Nous sommes contre une certaine vision de l'Occitanie qui rejetterait les gens issus de l'immigration".
Quelques drapeaux bretons émaillent le cortège où se reconnaissent grâce à leurs banderoles des groupes venus du Piémont italien, de la Catalogne espagnole toute proche ou même de Calabre (Italie). Les musiciens marseillais du Massilia Sound System ferment la marche en chantant en occitan. Un concert gratuit aux arènes de Béziers devait clôturer la manifestation dans la soirée.
B coume Blu Graulen

Le bleu graulen c'est le bleu de la façade des maisons de pêcheurs du Grau-du-Roi. Pour exemple, celui-ci.
Sorgo: Ma mère.
Citation:
"Bondieu! qu'est-ce que c'est que cette peille? Tu l'as trouvé où ce bleu graulen?" MA MERE
la langue d'oc, l'art et les beaux livres
http://www.cardabelle.fr/
La langue d'oc dans l'enseignement public
Il faut continuer à enseigner la langue d'oc dans le public. Un superbe site pour écouter, décrouvrir, apprendre la langue, connaître les engagements laics et républicains de ces professeurs amoureux des langues, de la diversité, de la culture et de l'Ecole.
anen o, pèr la lengo d'o
L’un apprend l’occitan, l’autre le chante, le troisième le met en scène. Le dernier est le chanteur de Massila Sound System. Tous défendent la langue dans sa diversité. Quatre hommes qui témoignent des multiples couleurs de la langue d’Oc. Trois d’entre eux seront à Béziers demain.
Mais c’est surtout son empathie avec les mots, les accents aussi, qui va le mener sur le chemin de la langue d’Oc. Au début des années 1990, pas illogique de le retrouver à la fac Paul Valery où, dans le cadre d’un Deug d’anglais, il se « régale » en option, trois heures par semaine, en cours d’occitan. « Ca m’a beaucoup plu de retrouver la source d’expressions qu’on utilise dans le coin qui viennent, sans le savoir, tout droit de l’occitan », se souvient Sep.
Après la fac, l’occitan reviendra à ses oreilles par la montée en puissance d’un mouvement musical, incarné par les Massilia Sound System et les Fabulous Trobadors. A Toulouse - chez ces derniers - il s’y rend d’ailleurs deux années de suite avec ses potes pour les célèbres fêtes du quartier Arnaud Bernard.
Arthur, 5 ans, s’imprègne du bilinguisme à l’école « dau Clapas » de Figuerolles. « C’est super bien d’apprendre une langue même si elle ne sert à rien. De toute façon, j’ai pas tellement envie que mon fils apprennent une langue pour vendre ou faire du business. » Arthur comprend déjà parfaitement l’occitan. « Devant nous il ne le parle pas trop mais quand on le surprend, c’est impressionnant », se réjouit le père.
Demain, la petite famille du Mas d’Alhen - près de Saint-Paul-et-Valmalle - prendra la route de Béziers comme elle avait pris celle de Carcassonne il y a deux ans. « J’irai à Pau s’il le fallait ! »
A une époque, Sep a aussi fait pas mal de kilomètres pour voir plusieurs fois Massilia Sound System. Tatou chante, revendique, s’éclate, au sein de ce groupe emblématique de la scène méridionale. Son credo, c’est l’occitan qu’il pratique avec aisance au nom de la liberté d’expression. « L’occitan, le seul domaine libre, irréductible à la manipulation. » Une langue « de civilités » qui symbolise, pour l’artiste, l’histoire de Marseille. « Elle est la clé qui nous permet de trouver les outils qui vont nous servir pour avoir un discours, un regard marseillais ». Il est également question de l’utiliser chaque fois pour la récupération d’espace public, de pratique sociale dans les quartiers, etc. « car elle est la langue la plus adaptée ».
Tatou revendique : « Je ne suis pas un occitan biologique, c’est un choix qui m’a permis de me libérer du centralisme car le français est utilisé par l’État pour imposer son élite. » Et afin de donner forme à sa pensée, il précise : « Parler français, c’est comme utiliser les lunettes d’un autre, fabriquées par l’autre pour qu’on y voie mal dedans. »
Une identité forte et importante pour tout le monde. « La seule chose qui fait que l’on ne ressemble pas aux Parisiens. C’est dans le même temps un refus de cette vision d’un Marseille light. » En tant que chanteur, créateur, il avoue utiliser l’occitan « pour échapper à une vision imposée ». Puis, le rebelle assène : « être contre l’occitan, c’est être contre toutes les expressions et cultures populaires ».
André Neyton, pionnier historique du théâtre en terres toulonnaises, sera à la manif biterroise, en signataire de l’initiative. En scène sudiste depuis 1971, il a installé son Théâtre de la Méditerranée et le Centre dramatique occitan à l’Espace Comédia, au cœur du quartier du Mourillon. Solide militant occitan, il n’en est pas moins un farouche partisan de l’ouverture aux cultures de tous horizons. La langue occitane est plantée en lui depuis qu’il apprit que son grand-père, « émigré de Grenoble », et sa grand-mère, originaire d’Italie, « se parlaient, à la maison, en provençal ».
c'est être contre toutes les
expressions et cultures populaires"
André Neyton rappelle aux oublieux qu’à cette époque (première moitié du XXème siècle, NDLR), « la langue occitane était obligée pour le rapport social, pour l’insertion sur le lieu de travail ». L’homme de théâtre, avant Béziers, se veut optimiste : « Il y a deux ans à Carcassonne, nous étions 10 000. Au vu de la mobilisation, je pense que cette fois-ci, nous dépasserons les 15 000 »…
Le combat de M. Neyton pour sa langue sudiste est très prosaïquement lié à son combat pour les langues régionales en général : « Ce sont les pouvoirs parisiens qui ont créé le mot patois. Le pire de tout est que le combat consistant à détruire tout un pan de culture continue à s’intensifier. On renvoie l’apprentissage de nos langues au domaine privé, ce qui est scandaleux ; on réduit notre place dans les médias ; enfin on restreint la place de notre expression dans l’Education nationale ».
La couleur occitane en Vaucluse est musicale. Guy Bonnet, André Chiron, mais aussi Stéphane Manganelli sont les représentants de la langue en chansons. Stéphane Manganelli est prof de math à Carpentras, mais aussi chanteur. Il a repris Fugain en provençal et se construit aussi un répertoire qui lui ressemble. Ce Vacqueyrassien vit la langue comme un vecteur de rapprochement des individus entre eux. « Je suis vacqueyrassien, vauclusien, provençal, occitan, français, européen. Pour me revendiquer de mon identité, je dois la partager, c’est comme ça que je conçois la culture. »
Le rassemblement de Béziers est historique en ce qu’il rassemble « des « ennemis » de longtemps, comme l’Institut d’études occitanes et le Félibrige.»
La Marseillaise, 16 de mars de 2007.
dimarts, 20 de març del 2007
Delfilm à la ràdio
Pèr lou jour de la primo, lou 21 de mars, vous counvido à un vernissage emé lis artiste! A parti de 18 ouro 30.
magazine de Cinèma
Es dins lo sentit caud de ton papier glaçat, dins un banh que bolhís, que fau coma l’estar que vènd de sabonetas. Cada pagina que vire, sensualament, an l’amarum d’un chocolat de luxe. La sensualitat de ton odor de paginas se mescla a l’aiga blava que raja dins la banahadoira. O Magazine de Cinèma ! Nus coma un vèrme davant meis idòlas oblide ma legendaria pudor. Chaplin, Keaton, Deneuve, Collard, Sautet, Almodovar, Téchiné, Truffaut, Allen, Tati, Spielberg, Kubrick, Eastwood, Blier, Berry, Pialat. Un velò dins lo cèu. Un Singing in the rain violènt per denonciar la violéncia. Un dictator e un balon en forma de tèrra, vò una tèrra en forma de balon. Un poton escondut sota un pònt de París. Una estatua de carn que pausa pendènt quatre oras. La VHS tanben d’un òme elefant. Leis imitacions de l’òme elefant amé la maire. La mòrt de Molière. Mon promier rapòrt amé la mòrt. « Mon amic ! Mon amic ! ». Lo promier filme italian d’un pichon regitat per la maire. « Michel ! Michel ! » Lei lagremas de paur e d’emocions per un extra terrestre secadas per un paire fièr de l’emocion de son fiéu davant un filme de grand. L’istòri d’un rossèu e d’un dragon. L’impression que de la satla de cinèma nais la nuech perque quora siam sortits dei 101 Dalmacians la nuech èra tombada. La lista es lònga e lo banh caud. Pense ai annadas recampadas dins de ligaduras de cuer nègras sus lei pòsts. Son lei testimònis susperficiaus d’una joventud jamai acabada. Leis annadas licèu – en cò de Lois Feuillade -, leis annadas fac, en cò de Max Rouquette e leis annadas Tam a l’agéncia de viatge. Siáu estabosit per tant de remembranças d’aquela revista de cinèma que festeja sei vint ans. Tot aquò, finala, sembla ben artificiau. Pasmens… Pasmens… Mon pantai s’escond, ben au caud, dins lei casas de ma bibliotèca Ikea e sarà lo plus grand dei tresaurs qu’aurai ligat a meis enfants. Perque lei paginas an viscut. An esperat sus un comptador, dins la banasta dei cagadors, se son fretadas au frescum dau pelenc d’una piscina, sota lo liech pendènt una nuech d’amor, a la figura de ma mia, pendènt una nuech de disputa, sota lo burèu pendènt una jornada de revision, dins la cosina en esperar lei pastas dins l’aiga. Per donar de valor a mon libre lo vau batejar. L’ecampe dins l’aiga dau banh. L’especiau vint ans es confle. L’ai perfumat. Seca sus lo radiator. Dins vint ans sarà mon collector, un moment d’antologia. E dirai a mei felens : « Ai festejat mei vint ans de cinèma amé Studio dins la banhadoira ! ».
Deneuve dins Nick/Tuck
http://www.youtube.com/watch?v=-bIfNMxNkks

Ficha Tecnica:
Nip/ Tuck: creada per Ryan Murphy.
Sasons:
Quatre sasons, 59 episodis.
Difusion:
Ais USA: Promiera difusion lo 22 de julhet de 2003 sus FX.
En França: Promiera difusion lo 22 de setèmbre 2004 sus Paris Première.
Sason quatre inedicha fins au 9 d'abrieu sus Paris Première, puèi sus M6 a la prima.
Actors:
Dylan Walsh, Julian Mc Mahon, Joely Richardson, John Hensley.
Sorga: Studio, n°233, abriéu de 2007, p. 174.
Studio a vint ans! Bon anniversari Studio!
L'episodi es aqui! lèu! es un plaser! Clicatz:
http://www.youtube.com/watch?v=-bIfNMxNkks
divendres, 16 de març del 2007
arquiteituro de la vilo de Tam





Vilo de Tam, te vese negro e blanco. Ti boutigo soun barrado, tis ensigno soun à mouri. Ti carrièro soun d'androuno, mi iue te veson vièio, vilo de Tam. Coume uno vilo morto dis annado 50. Coume lis idèio anciano d'aquéu pais...
lou moustre platano de la vilo de Tam
"Aaaa! Emé ma pèu-platano, m'an pas vougu, m'an enrasiga à coustat de l'autorouto. Me fau crida, dubri la bouco, demanda d'ajudo e leva li bras. ".
arquitectura de la vila d'Agradà
joc de l'estèla mistèri

Mai quau es l'estar misteriosa?
Podètz me pausar de questions, respondrai per de OC vo per de NON. La cocarda es a cent francs e es oferta per la manada Tamtounet.
m coume mèfi

Mesfisa ti ben dau comissariat
Que lei condes ti mancaràn pas
Si parles fort, si sias pas d'acord
Si ço que viés ti fa venir lo racacor
Es pas la pena de jugar ambé la mort.
In Massilia Sound System, 3968 CR 13, World Village, Harmonia Mundi Distribution.
p coume pouzadou
S.m: Ustensile de de fer-blanc, pour puiser l'huile dans les jarres; instrument dont le savonnier se sert pour puiser les lessives des citernes, endroit de la rivière où l'on peut puiser facilement, seau de puits; Pouzadour, nom de famille méridional.F. Mistral, Lou TDF, CPM.
Perqué cambias de pousadou?
P. DE GEMBLOUX
Faciado d'uno boutigo dins Ceveno.
b coume begudo



Buvette, guinguette au bord d'une route.An! Se fasian uno begudo!
MIREIO
In Frédéric Mistral, Lou Tresor dou Felibrige, CPM
Fouto prèso sus la routo d'Usés. Uno vièio begudo en restauracioun, croumpado pèr un parèu de bèlgo. L'ome que fasié d'obro cresié qu'ère un espioun... emé ma maquino de prene de fouto!
dijous, 15 de març del 2007
Jo: De qu'es que me fa rire?
Simpson en negre e blancAra, es l'ora dau joc!Aaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Lo joc! Lo joc! Lo joc! Ouaiiiiiiis! Alhoooooli! Aplause!
Amics lectors dau Tam, podriatz me dire ço que vos fa lo mai rire au monde? Anem! J'veux du bonheur et j' commence:
1) Co que me fa rire es l'epidodi dei Simpon quora son a 130 a l'ora dins una veitura sur la via. Son en plena accion a perseguir sabe pas que. Dins la veitura, i a Marge e Lizà. A un moment, un animau trauca la rota e lo podèm pas identificar talament va lèu! Marge ditz: "O! Un Dam!" E Liza qu'es mai saberuda de respondre: "Una femela Dam".
Indianà: una jornada de gloria

Indianà dins la vila de Tam rescontrèt l’animau a l’asard, faciá a la bouchariá. Sa leona polida, la sauvaja de la capeladura blonda. E, coma a passa temps, tornèt trobar sei qualitats de caçaire. La faguèt rire d’un biais precis, un pauc provocator e assajèt mai una mesa-en-scèna : quora la veguèt apareisser au recanton de la carriera, destaquèt la cencha de sei bralhas. Çò que li donèt un èr comic de Charlie Chaplin (sabètz quant de chatas aguèt Charlie Chaplin amé son biais comic ? Es la tacaticatica dau Gendarma). L’Eminença de la bordadura negra despasava dau fròc, èra mau barbejat e son pèu èra confle qu’aviá dins son espessor begut tot lo gèu dau matin. La faguèt rire. Aviá la replica justa. Son gèste èra maladrech mai precís. Era bòn. Lo ser, la leona lo sonèt per rugir e lo mercejar dau temps passat a rire. Leis autrei Indianà qu’èran vengut au sieu per apasimar sa set, dins la granda tenda militaria de l’Indianà, veguèron l’aventurier segur d’èu, flatejat, un Arrisson Ford novèu naissava. Lo vin ajudava sa fiertat. De lo veire, auriam poscut creire que batejariá contra 50 000 tigres, pantèras, 70 0000 extremistas, partir 500 e en arrivant au pòrt…. Mai l’assegurança e la beutat de l’Indianà durèron pas. Quora se virèt per racrocar, un deis Indianà, assetat sus lo sofà, li escampèt una caoèta en li dire :
- Vesèm ta luna.
dimecres, 14 de març del 2007
Coum' uno lengo anciano
"A quoi sert une chanson
Si elle est désarmée ?",
Me disaient des chiliens,
Bras ouverts, poings serrés.
Comme une langue ancienne
Qu'on voudrait massacrer,
Je veux être utile
À vivre et à rêver"
Etienne Roda-Gill Utile
Sorga: Julien Clerc, Utile, Paris, Virgin,1994.
dilluns, 12 de març del 2007
Drouot pèr Babara

Siéu pivela pèr aquel aucèu negre. Es belèu ma cansoun preferido. En negre e blanc!
http://www.youtube.com/watch?v=IWYY3wt1430
La jitado

http://www.youtube.com/watch?v=ClvTYd4XnEc
Es un filme courtet qu'utiliso lou negre e lou blanc de la vilo pèr conta uno istori. Entre doucumentàri, testimoni e envencioun... A bèn sa plaço dins l'estetico de la vilo de Tam. Li persounage e l'atmousfèri me fan pensa à ma vilo. Mai perqué?








