dimarts, 20 de febrer del 2007

Fresca de la vila Agradà



La vila Agradà es clafida de frescas ancianas. Vaqui ço qu'ai trapat dins leis ostaus desobrats.

dilluns, 19 de febrer del 2007

Aile Noire: Episode 6



6. Où l’on se trouve un pianiste.

La jeune trouvait difficile de chanter tous les soir à capella. « Un jour où l’autre je perdrai ma voix, Andréa. Si cela continue, je sens que je vais en mourir. L’autre jour, un type du fond a crié : « Plus fort », et je me suis exécutée pour lui plaire. Et j’y suis arrivée. J’en suis à mes débuts, je ne dois jamais décevoir. Mais l’exercice est périlleux. Je crains chaque jour l’extinction. Pourquoi ne prendrions-nous pas un pianiste pour m’aider un peu ? Cela me soutiendrait. Puis nous gardons maintenant assez d’argent pour en payer un. Et il m’apprendrait le solfège. Allez Andréa ! Dis-moi oui ! Si on veut continuer tous les deux il faut que j’améliore mes connaissances musicales. S’il te plaît, Andréa, mon Dédé, trouve-moi un musicien. » Andréa écouta ses arguments qu’il trouva très bons.

Il alla quérir un pianiste de sa connaissance chez sa tante Julieta, la maquerelle de la place du Tertre. Il lui fallait quelqu’un de confiance, la personne rare qui partage tous ses secrets, ses tours de travers, un gars qui ne moufte jamais. Il choisit évidemment de rester dans la famille et prit le cousin Alberto !

Joseph Alberto était un Italien au teint gris qui avait une admiration démesurée pour Biancone, une affection incroyable, une soumission naturelle qui dépassait le lien familial. Depuis l’enfance, ils s’étaient tout dit, avaient tout partagé, les filles, les chambrées, les découvertes en tout genre. Les deux fils uniques, comme deux frères, s’étaient juré de ne jamais se séparer, de réussir ensemble. Ils avaient juré en crachant en cachette dans les latrines de la cour de récréation. Et depuis leur arrivée en France, ils se rencontraient souvent. Mais, il faut le dire, Il Sensuale réussissait plus que son cousin.

Ici, dans la maison close de la Tante Julieta, la mama payait son fils Joseph pour l’ambiance musicale. Dans le hall d’accueil rouge de la maison close, le piano de Joseph, Joseph Alberto, accompagnait le client jusqu’à sa chambre. Les Filles dandinaient du fessier, en montant l’escalier sur des airs de valse simples ou de polka faciles. La musique de Cousin Joseph couvrait les voix et les râles d’amour, les entrées, les sorties, les montées, les descentes d’escalier. Joseph faisait la musique de fond du bordel et c’était son métier. Il cachetonnait ainsi pour se payer une gueuse en fin de soirée. L’homme de derrière pianotait sur un piano droit aux touches cariées, dans un son de saloon désaccordé, une cigarette incandescente au bec.


A suivre...
Les premiers épisodes sont dans les archives de ce Blog.


diumenge, 18 de febrer del 2007

Moka de la lune.


Voilà la chanteuse Thérésa qui débuta au Moka, rue de la lune. On y rencontrait des artistes et producteurs connus comme Goubert et Lorge qui commandent chansons et numéros pour leurs cabarets: l'Alcazar et l'Eldorado.

Aile Noire: épisode 5: où Paris se fait en un jour...


Episode 5: Où Paris se fait en un jour.

Il Parigiano Sensuale dénicha les meilleurs théâtres. Au café concert la nouvelle chanteuse braillait sa chansonnette dans la position d’un pichet, les deux bras autour des hanches. Elle ne répétait pas. A peine si elle avait le trac. Elle possédait une audace folle, montait sur scène comme une furie, se plaçait, là, bien au centre du plateau pour narguer le spectateur soumis à son charisme d’enfant effrontée. Les hommes rougissaient de désir pour cette voix unique et mélodieuse, ce texte excitant et populaire qui en promettait. Son corps ne faisait qu’un avec le café, la scène, l’alcool, les tables. On acclamait l’oiseau, le bijou, la trouvaille. Elle s’exhibait au Moka, rue de la lune. On ne venait plus pour Thérésa ou Béranger, on venait pour Aile. Son nom, son refrain, ses attitudes, on aimait tout « chez la noire ». Le peuple reprenait « tous ses trucs ». Sa chanson s’arrachait sur les trottoirs. On la réclamait . Ah ! C’était du tonnerre ! On se levait, on sifflait, on tapait des pieds si elle disparaissait.

Biancone rencontrait le monde au sortir des boites, serrait les paluches des grands cabaretiers : Goubert de l’Alcazar, Lorne de l’Eldorado. On se disputait le mentor: « Elle est extraordinaire mon cher ! Extraordinaire ! Pouvez-vous nous la signer pour quelques soirées ? » Ala Nera naissait. Il Parigiano Sensuale modelait sa marionnette tel un Gepetto machiavélique.

Car on ne les voyait jamais l’un sans l’autre. Andréa feignait d’avoir des étoiles dans les yeux lorsqu’il la regardait. On disait qu’ils étaient très amoureux. La famille bolognaise et son orgueil restaient saufs.



A suivre...



D'autres épisodes d'Aile Noire dans la rubrique "Archives" de ce blog.


Le roman feuilleton

Ponson du Terrail par Nadar

Le Roman feuilleton

En 1836, la naissance de la presse moderne avec Émile de Girardin (La Presse) et Armand Dutacq (Le Siècle), fait de la publication des romans en feuilleton un argument publicitaire attirant un large lectorat. Ce mode de publication précède la parution en librairie et concerne une large partie de la production romanesque traditionnelle. Mais avec Eugène Sue (Les Mystères de Paris dans Le Journal des Débats en 1842) et Alexandre Dumas apparaît aussi un roman-feuilleton spécifique qui va jouer, avec les cabinets de lecture, son rôle dans le programme d'alphabétisation du peuple français en même temps qu'il contribue à la création d'un imaginaire romanesque sur lequel nous vivons toujours (Alfred Nettement, Études critiques sur le feuilleton-roman). Romans d'aventures, romans édifiants ou romans sentimentaux vont connaître enfin jusqu'à la fin du siècle, une vogue importante, soutenue par des opérations éditoriales d'envergure et des circuits de distribution de plus en plus élargis.
Le rôle du roman feuilleton est de fidéliser le lecteur. Pour cela se met peu à peu en place une technique d'écriture particulière : récit découpé en tranches quotidiennes, suspense et angoisse à la fin de chaque épisode, coups de théâtre répétés, manichéisme épique, lutte du Bien et du Mal, multiplicité des lieux, absence d'introspection, action omniprésente et souvent frénétique.
L'auteur est au service du journal et ne doit donc pas déplaire au lecteur. D'où l'abondance de lieux communs mais aussi l'absence fréquente de point de vue personnel et original. En cas de succès, il lui faut rallonger son récit, quitte à le terminer brutalement quand le public se lasse. L'écrivain n'écrit pas pour montrer son âme ou faire admirer son style, mais pour stimuler les ventes.
D'où le profond mépris des "vrais" écrivains, ainsi que des institutions culturelles et religieuses. On accuse le roman populaire d'être une littérature facile, où seules comptent l'émotion et l'angoisse, mue uniquement par l'argent, précipitant des masses désarmées vers la dépravation, le vice et le crime. Pourtant les valeurs le plus souvent prônées par cette littérature sont loin d'être subversives : respect de la hiérarchie sociale, peur des "classes dangereuses", femme soumise ou châtiée, ...
Bien que se voulant neutre, le roman feuilleton est traversé par l'idéologie, de gauche (Eugène Sue, Michel Zévaco) comme de droite (Ponson du Terrail, Xavier de Montépin). Qu'importe, car la trame est éternelle : héros, monstre, victime, passion du récit, aventure, à suivre.

Source: http://gallica.bnf.fr

En exclusivité, la première chanson d'Aile Noire

Aile Noire chante : Tous mes Trucs

( sur l'air de La Jeune Fille au Métro )

« On dit que la femme est farouche,

Bonne à ne tenir que la louche,

Le ménage, le ratafia,

Le linge et le charabia.

Ben moi je suis una nana

Possédant plein de trucs

Que vous n’soupçonnez pas !




Bien plus fine qu’une fine mouche,

Ne faites pas la fine bouche,

L’étonné, ou le ratabois

Le redingoté, le baba !

J’ai comme le baccalauréat !

Je possède plein de trucs

Que vous n’soupçonnez pas !




Avec mon agache-moniche,

Finis les rôles de boniches !

J’acharne d’la chipolata

J’t’aligne de cinq à six fois

J’t’arrose le réséda !

Je possède plein de trucs

Que vous n’soupçonnez pas !




Y’en a qui me disent magicienne

Sorcière, marabout africaine,

Prétressse de la bouche-d’en-bas,

Déesse du cacatois,

Maîtresse du je – ne -sais-quoi…

Je possède plein de trucs

Que vous n’soupçonnez pas !




Mais si une poulette s’avise

Et là j’vous le sincérise,

A me faire une jalousance,

Je lui promets la potence

Je lui collerai une danse,

Je lui ferai plein des trucs

Qu’elle ne soupçonnait pas !(bis) »

Paroles et musique: Andréa Biancone.

Interprète : Aile Noire.

Editons Musicales : Andréa Biancone.

Aile Noire: Enfin l'épisode quatre!


Les jours suivants il feignait de peindre pour entretenir sa passion en mélangeant des peintures sur son chevalet puis s’interrompait en disant : « Ah ! Ça non ! Ce n’est pas pour aujourd’hui. Je ferai un portrait de toi lorsque la lumière du jour sera plus belle. » Il déchirait sa toile en disait : « Maintenant… l’écriture !». Il s’asseyait à son bureau et lui montrait des faux manuscrits. « Voilà les anciennes chansons que j’ai écrites à Bologne et qui firent de grands succès dans tout mon pays ». Elle était subjuguée de voir son nom d’artiste au bas des pages.

Elle resta enfermée des jours, ébahie par cet amour. Elle parlait peu. Sa seule demande se réduisait à : « Dis, Andrea, quand est-ce que tu me l’écris, ma chanson ? ». « Ha ! Je te n’ai pas dit Ala Nera ? J’ai écrit un début l’autre soir alors que tu dormais. Mais tout cela est encore trop frais pour que je te montre. C’est à l’état d’ébauche, de croquis. Approche-toi et remettons cela à plus tard, veux-tu ?» Elle aimait ça. Elle aimait ses douces phrases. Elle raffolait de ce corps d’athlète stupéfiant. L’illusionniste lui en apprenait tous les jours, dans toutes les pièces, toutes les positions, sur tous les meubles, avec toutes sortes d’objets. Et après l’amour, comme les chanteuses ne cuisinent pas, ils allaient au restaurant.

« Et ma chanson Andrea ? ». Un jour qu’elle lui redemanda, Biancone, tout nu à son secrétaire – c’était un moment après l’amour, avant le restaurant – se dit « pourquoi pas ? ». Il griffonna un petit quelque chose en prenant des poses d’artiste inspiré . C’est ainsi, par accident, qu’il lui pondit un premier succès : Avec tous mes trucs…!

Ce soir là, Aile Noire, nue au milieu des meubles fantômes, drapée comme une divinité grecque, Aile Noire s’essayait à sa Chanson. Une Chanson de prostituée caractérielle, à l’humour et au vocabulaire douteux.



A suivre... Retrouvez les épisodes précédents dans les archives de ce Blog.

dijous, 15 de febrer del 2007

Lei femnas a la terralha!


Vaqui mon amiga Delfilm. Avèm traucat pas mau de tempèstas ensems. Avèm estudiat lo cinèma ensems. Avèm de secrets ensems. De nafradaduras, de cramaduras ensems. Es una chata en aur perque son mestier toca a l'art dei libres. Toca a la sensibilitat, au tocat, a l'odor dau libre. A un raport sensuau au libre, au papier, ai ponchetas, a la pega.
Delfilm sonha lei libres que malautejan. Lei libres podon aguer lo cranc coma tu. Mai Delfilm a lo poder magic de sonhar aquela puta de malautia e pas ton doctor...
Oc! Vaqui Delfilm, femna coratjosa que vieu per sei cats bornis, qu'a crompat un ostau a Sant Quentin per ligar lei secrets dau monde, tencha negra sus papier blanc.
Vaqui Delfilm qu'a vist sa maire coma una eroina sauvar d'obras qu'èran a se negar dins l'aiga d'un Nimes banhat.
Anem Delfilm fa ben quintze ans que se coneissèm. Un jorn te farai lo retrach, aqui, en negre e blanc. Passarai una jornada amé tu. E contarai una jornada tipe. Mai per lo moment te presente ais amics dau Tam... Clicatz sus l'article per lo ben legir. E lei femnas... a la terralha!

http://www.reliure.fr/html/reliure_fr.html


Sus son site, om pou vèire coma Delfilm a revirat son mestier dins totei lei lengas dau monde!

dilluns, 12 de febrer del 2007

Li grandi fraso de l'istori: Napouleoun - 2 -

"L'as paga lou capèu?"

Li grandi fraso de l'istori: Napouleoun


"Mai ounte soun li clau de la petrouleto? Me semblavo bèn que lis aviéu meso aqui..."

Devinaio: Trobo lou titoul dou filme

Dins la vilo de Tam se fasèn talamen caga que me siéu abouna à TPS. E lou darrié filme que veguère èro pas mau, pas mau. Emé tis ami, devino lou filme que veguère!
Lis entre-signe:
1) Poudrié èstre un filme en negre e blanc mai l'es pas.
2) Poudrié èstre un filme emé Sarko mai l'es pas.
Qu'es aco? Qu'es aco?

dissabte, 10 de febrer del 2007

Lou tiatre, l'estiéu

Aro l'agènci me prepauso de faire de tiatre tout un estiéu pèr un viage à la mountagno. Iéu, I.J, me vaqui l'aventurié d'uno aventuro "club med". Animatour de tiatre... Ount' anan? Es acaba lou tèms di grandis aventuro en Amasounio? Mai ai ma pichoto idèio aqui dessus. Se capite de dreissa la chourmo d'adulte que se trobo à l'estage d'estièu partiren emé uno caravano, laissarai la vilo de Tam e l'agènci e... e.... e...

Léa Coulanges pèr Didié Leclerc

Vouliéu parla tiatre que dins la vilo de Tam es ço que me sauvo quouro ai pas lou mourau. Prenen la chourmo di persouno que frequenton l'agènci e mene aquéu pichoun mounde pèr realisa de tiatre. Es souciau, qué! Prenen tres ou quatre mourcèu de teissut, tres ou quatre cartoun e en tres o quatre sesiho realisan un espectacle. Fa tres o quatre an d'aco que pèr la veirino de l'agènci siéu - à l'improuvisto - lou meteire en scèno d'aquéu pichoun mounde (n' i a que fan de couralo pèr aco). Aro, quauqui metèire en scèno o atour venon m'ajuda. Aviéu envejo pèr ilustra moun prepaus de pega la fouto d'uno coumediano dou recantoun que m'es caro e que m'agrado forço. O! Aviéu trapa la foutougrafio de LEA COULANGES sus lou site d'un foutougrafe talentuous: Didié Leclerc. Mai coume es soun gagno pan e que falié respeita si dré d'autour, ai causi de la pas bouta. Poudès vèire Lea en negre e blanc (of courso) sus la pagino: http://www.atelier-n89.com/cadres/theatre.htm (clica sus "galerie")
E osco à Didié Leclerc pèr soun obro! E un poutoun à Léa!

remembre chocolat


Me remembre quora tornave dau licèu, me montava una enveja pregonda de chocolat caud. Nosautres èriam de caids, aviam lei nostras drogas coma totei lei jovents botonos. Aviam la costuma de tubar a la chut-chut darrier lei prefabricats ronhos per faire ben. Mai,contrarament a mei collègas, l'acostumança au tabac me venia pas. Voliau faire d'esfort, mai capitave pas. Rai! Mon acostumança venia puslèu d'una enveja d'enfant, d'un desjunat qu'anonçaria una jornada novèla a l'ora dau gostat. Après una jornada de chorma a escotar de vectors, de chifras, a dessicar lei granolhas, te venia la desirança amorosa d'aquo. Era un instant magic onte te podias dire que tot anava recomençar.

Me remembre de la violéncia de la causa. Lei sers d'ivèns, quora fasia nuech, tornaviam d'una violènta jornada en carri e es aqui que te montava la manca. Promier, la manca de chocolat te prènia la garganta, lo palais, la lenga. A la subita, t'arribavan leis imatges d'un lach - fresc, entier - qui bolhis, dins un rieu blanc, dins una caissarola que rabina un pauc qu'aquo dona de gost. Après, pas de problèma, te vesias prene un bon cacao en podre. (Vole pas citar de marcas aqui pasmens la marca chivalina de chocolat es la melhora per lei mai preissats. Per lei pas preissats, aconselharai autra causa). E es aqui pendent que ton veisin escotava lo darrier Nirvana dins son walkman que te vesias te cramar lei dets contra la bola verda, ta preferida, aquela que se fendiscla sus lo costat. E, sensa te n'avisar, fasias adeja lei gestes de ta degustacion.
Au vilatge, sempre dins la negra nuech, te vesias te precepitar en co de ta maire, tremolant d'enveja. Lo ventre ja pesuc per tei pantais gromands. Ja, mercés a ton imaginacion, avias engolit un litre de lach... dequé dise?... una vaca entièra! E te vesias dubrir la porta coma un monstre ("n'en vole! n'en vole"), te precepitar sus la taula en faus maubre e aqui... entendre la mamà te dire: "Lo super èra barrat... t'ai crompat de cerealas". E tombaves en comas chocolatique.



PS: Desencustatz, un cop de mai, mon eresia, tornarem au negre e blanc lo cop que ven...

divendres, 9 de febrer del 2007

n coume nougaro

Nougaret - Famille vaudoise d’origine française dont le nom vient de l’occitan nogueret, du latin nucarius, noyer (de nux, noix). Nogarède, Nougaro et Noguier sont d’autres patronymes du Midi de la France rappelant des noieraies, plantations de noyers. (13.11.94)

dijous, 8 de febrer del 2007

lou rouge e lou nègre


Le Rouge et le Noir

pèr Claude Nougaro

L'enseigne au néon
A rentrée du
Bouge
Eclaire la chambre
Noir
D'une lueur
Rouge
Quand descend le
Soir
Et dans cette chambre
Rouge
Y a un grand type
Noir
Avec une fille
Rouge
En robe de soie
Noire

L'enseigne au néon
A l'entrée du
Bouge
Eclaire la chambre
Noir
D'une lueur
Rouge
Couleur d'abat-
toir
Et dans cette chambre
Rouge
Y a le grand type
Noir
Qui boit du gin
Rouge
Comme un enton-
noir
Tandis qu'la fille
Rouge
Se remet du rouge
Noir

L'enseigne au néon
A l'entrée du
Bouge
Eclaire le type
Noir
Qui s'met à rire
Rouge
Et s'ressert à
Boire
Tandis qu'la fille
Bouge
Ses hanches de soie
Noire
Au rythme d'un
Blues
Qui sort du bouge
Noir

L'enseigne au néon
A l'entrée du
Bouge
Bat comme un cœur
Noir
Le type se fait tendre
Rouge
La fille dit- Non
Noir
- Qu'est-ce qui te prend ?
Rouge
Lui demande le
Noir
Qui voit soudain
Rouge
C'est parce que je suis
Noir ?
- Non, dit la fille
Rouge
C'est parce que t'es
Noir

Pèr mis ami de la vilo de Tam uno cansouneto coulourado. Se trobo sus lou proumié disque dou Nougarose dins l'integralo PHILIPS (aro agoutado, me sembla). Ja, tout Nouga es aqui. Li coulour, la foutougrafi, lou cinèma. Un moudèle de cansoun. Pèr li puriste de la vilo de Tam, ai fa uno infidelita au blanc l'ai tourna plaça pèr lou rouge. Poudès aprepara la peticioun tre ara. Assajas d'escouta la cansoun sus un site dedica au Nouga. Es tras que bono.



L'aventura umana d'I.J

Quora la vei au recanton d’una carriera e de la Vila-Tiatre apareisser coma una fada blonda (car es blonda ara) Indiana Jones l’aventurier d’una Provença perduda se ditz : " bon… La vau faire rire…. ". Bada, es espantat coma Ulisse dabans lei serenas. Car es polida coma una serena dins L’Odissèa. Reconeis sa votz, son agach e son biais de comediana que la quita jamai. Se ditz : "Vau èstre agradiu per èstre agradiu. Non. Siáu pas plus amorós." E la vila, sa preséncia, sa preséncia a ela dins la Vila-Tiatre, au mitan de la selva d’aquela vila onte son passats de cinèmas en cinèmas coma de lianas en lianas lo tòrna dins lei pregondors escuras de sei rembranças. La vila tiatre l'inspira. Ara, la fa rire coma degun l'a fach rire. Coma un Chaplin imaginatiu se servis d'una aficha despegada per se faire un vestit, una rauba, un instrument de musica. L'imaginacion torna que sa musa es en facia d'èu. Podriá butar son còp de gòrja coma lo gardian qu’atriva sei buòus. Voudriá un còp de mai èstre l’aventurier perdut de sei grands uelhs. Mai compren vertadièrament que lo film cala quora la serena, que l’agacha dei pès a la tèsta, li ditz : « As totjorn gardat lei memei vestits ? Dempuèi que te coneisse, auriás poscut cambiar de K-Way ! "

La cantaira que prenia lo lume


Liza es una cantaira que pren de vam. L'ai vista començar e la vesi ara. I a dos mondes! M'a espantat l'autre ser. Es arribada sus la scèna dau teatre dau Chin Que Tuba en Avinhon. Son biais, son assegurança, tot prenia lume per son unenca preséncia. Es acompanhada d'un percussioniste completament caluc qu'es de bon ausir.
Francament es agradiu de veire grandir una artista, de la veire s'enganar de dralha, tornar, aprene son mestier e existir enfin. Vos disi pas l'emocion que me prèn quora vesi Liza sus scèna ara. L'espectacle es bastit, lo contacte amé lo public se fa. Es pas amator es professionau. Es bon, bon, bon. Era pas ganhat per ela dins lo mitan occitanista coma dins lo mitan de la musica. Falia faire sei provas.... E ara capita!
Dempuèi que li escrivi de cançons vesi mon biais de trabalhar autrament. Sentissi mei tèxtes autrament. Cau faire viure aquela cançon amé aquela cantaira. E es aqui, ara, qu'aquo m'interessa. Mon escritura li sembla de mai en mai. Es mai ritmada, e ensaji de li faire ara una cançon groove onte cerqui pas lo sens o la pretencion literaria mai una cançon que fa bolegar lo monde. Amé de rimas, de ritmes simples, de cançons que podriam escotar en boita. Lo disc de Liza que vendrà (mai aqui es una idèa personala e engatja pas la cantaira) serà un disc ritmat que s'arrestarà pas de nos faire dançar. E aquo es ambicios: quau es lo cantaire o la cantaira europenca que nos fa vertadierament bolegar??? Ara, quora veses Liza sus scène sortisson seis influéncias e seis annadas d'aprendissatge. D'annadas amé lo paire a faire balèti dins lei mercats o lei carrièras. Es ara, now, maintenant, que lo mestier raja de la sorga. Siam anats trop lèu. Eriam de començaires. Ara, Liza es Liza. E rèn pou pas plus l'arrestar!

Vos aconselhi, doncas, un pichot repais amé Liza.

Concèrt venent de notar:
Lo Restaurant Françoise durbirà exepcionalament sei pòrtas lo ser dau 14 de febrier per aculhir Liza en trio, amb un menù concebut especialament per l'occasion (26 €: entrada, plat, dessert e un gòt de vin) e mai que mai de musica per vos far viatjar en ben bòn companhia per aqueu jorn de Sant Valentin.
Reservacions au 04 32 76 24 77 (20h30 a Avinhon, a costat de la Plaça Pie).

Prochain concert à noter :
Le Restaurant Françoise ouvre exceptionnellement ses portes le soir du 14 février pour accueillir Liza en trio, avec un menu spécialement élaboré pour l’occasion (26 euro : entrée, plat, dessert et verre de vin) et surtout de la musique qui vous fera voyager en bien bonne compagnie lors de cette Saint Valentin !
Réservations au 04 32 76 24 77 (20h30, à Avignon, près de la Place Pie).

dilluns, 5 de febrer del 2007

una bona nova



Lo Pecout nou es arribat! La nova es bona! Vos podètz marcar tre ara! Agachatz coma es polida la cuberta de Ben! E puèi... Pecout es quauqu'un! Per una cultura modèrna en lenga d'oc, votatz per lo negre e blanc de Ben e Pecout!

dijous, 1 de febrer del 2007

Ajudas - Nous!

La vilo de Tam es un pais souto-desenveloupa! Avèn pas li mejan pèr viéure! Faudrié pèr subre-viéure me manda un aparei numerique! Legissès souto e coumprendrès l'urgènci! Aqui, es simple, me sente coum'en Etioupi ( Loin de nos rues, de nos banlieues, rien qu'une chanson pour eux).
Faire lou 36 37 pèr li doun.

Cançon per l'etiopia (rien qu'une chanson pour eux)


Dins la vila d'Agradà avèm manjat amassa au restaurant L'Ola. Lo cosinaire qu'es un amic nos faguèt: una gauta de porc , sauça mèu e espiças, una ensalada de pomas d'amor e lo moligàs au chocolat. Quora disi "avèm", es la chorma de festejaires que siam. N'i a un que fa lo jornalista e nos contèt son viage en Etiopia (loin du coeur et loin des yeux/ l'éthiopie meurt peu à peu/ Peu à peu/). Alara en Etiopia (rien qu'une chanson pour eux) an la passion deis aucèus. L'aucèu es coma ton chin a l'ostau: lo fau respectar. E ton chin pou morir ras de la robina en Etiopia (loin des rues, de nos banlieux), l'anaràn pas cercar. Mais l'aucèu! A! L'aucèu! A majuscula (que te pela) Puta bornha! L'Aucèu! Sabon pas perque es sacrat, es pas religios mai vaqui lo fau respectar. Alara l'Aucèu es coma la Vaca en Inda. S'es un galejon vo un becaruc te fau calar amé la veitura (en Etiopia - rien qu'une chanson - dèu semblar a la veitura de Big Jim, ta veitura) e esperar lo passatge de Monsur, que se lipa leis alas, te fa Madonna sus Like A Virgin (lo becaruc, èu, fa lo moonwalk en causa de sei patas, ço que vist coma foncciona, lo becaruc, m'impressiona pas brica, mai pas brica, ieu tanben podi faire lo moonwalk mai en abans e lo becaruc sarà espantat perque pou pas). Bon. Comprenes qu'es un aucèu bèu, que fau admirar vaqui. Mai es tarrible perque s'es un pieu-pieu qu'es au mitan dau camin (aquo pou arribar) fau t'arrestar parier! En resumit, mon collèga lo jornalista a passat son temps a veire d'aucèus, a laissar passar d'aucèus, a respirar d'aucèus. (A! M'auria agantat la gripa dei galinas, aquo m'estonaria pas!!! Me demandi se s'es lavat lei mans abans de passar a taula, a un moment donat m'a servit un got de vin e a tengut lo got). Seguissia una chorma d'etnologs (es un indiana jonas coma ieu, mai èu es mobile, mentre ieu siau l'indiana jones de la vila de Tam) e coma fa de la fotografia s'arresta.. E normau... Per prene un aucèu! Te vei pas arribar un carabinier amé de besicles, desguisat en aubrilhon (tenguda d'esconduda), que li ditz:
- Arrestatz vos! De qué fasètz! Espèri que tocatz pas ais Aucèus d'Etiopia (Rien qu'un chanson pour eux).
Coma l'Indiana Jones Mobile parla un etiopian mejan e benlèu trop estandard per se faire comprene dei felibres dau pais (an sabi pas quant de dialectes enlai) comença de li faire l'Aucèu. Nos l'a fach au restaurant. Cresiau Line Renaud que davalava lei marchas dau Lido (mon truc en plumes papapapapa). Doncas nos fa l'Aucèu. Lo carabinier crei, macarel, qu'es per lo manjar. Urosment I.J.M (Indiana Jones Mobile) ( li trobarai un autre nom, lo cop que ven lo sonarem Big Jim) a un numeric e enfin... li monstra son polaroid e vaqui lo carabinier rassegurat.
Viure en Etiopia (les enfants d'Ethiopiiiiiiieu), es un pauc coma viure dins un filme d'Alfred H....
Ai agachat ma gauta de porc dins la sieta. Urosament que ma religion me lo permet, lo porc. Mai me vesi dins un pais onte m'es enebit. Me vesètz dins lei carrieras dabans lo carabinier? Faire lo porc dins la carriera? E ! Chauchavièlha! Ai totjorn mon argentic!

dimecres, 24 de gener del 2007

pas lo goust

Aqueste ser deviéu ana en Agradà. Onte i a moun bar preferi: Lo Sarko (vèire li article sus lou bar Lo Sarko) e escouta de Flamenco. Mais bon, siéu pas plus l'Indiana Jones qu'ère à passa-tèms. I a de nèu d'en pertout e espère la Melo que me dèu parla sus MSN. Pièi l'auto-vio me fa pau emé lou marri tèms. E faudra encaro paga.
La journado de reunioun à l'agènci de viage m'a creba. An evouca lou pagamen de cadun. Pas lou miéu. Siéu uno planto verdo aro. Li coulego dou sendica me diguèron que cridave pas proun pèr faire escouta mi dré. Mai va sabe pas faire en publi. E pièi quouro la patrouno me diguè à la pauso cafè: "Faudra pensa de souna à l'agènci maire, sabes que siés vacatàri, faudra belèu, coume cad'an demanda ounte ne sian pèr toun poste". Aco me geino pas, aro, ai la coustumo. L'agènci maire - que se trobo à Paris - couneis moun mestié: li jungle, lou Tibet, lou Canada... Couneis moun book de cor e tourno nouvela moun poste emé, de cop que i a, d'ouro suplementàri. Mais l'agènci de viage couneis pas ma paur pregoundo di vilo negro dins li niue escuro. Dis auto-vio naciounalisado que te coston un bras e que te menon jamai à un endré agradiéu, calourous emé de lume. Vo. Aquelis autorouto emé li bras autoumati, coume se vivian dins lou mounde de Robocop. Lou lume, la calour, la troubes belèu dins "un restoroute", un "4 pentes" que se passejo à l'asar sus toun camin. Es un lume artificiau que te vèn de la carno roujo, goustouso, pèr te rassegura de sabe pas que. Emé uno famiho bloundo e urouso estampado sus lou menu coume sus un paquet de Kinder. Mai l'auto-vio es un mounde sens lume, pas de lume, pas de refleissioun.
Aqui dins la vilo de Tam, pèr countunia de parla dou lume e de sis efié, la paur dou negre e la perdo de la carto blavo (lou blau es la coulour preferido di Francés) es ounipresento. Soun lis estajan que l'an decidi coume aco. Coume uno poulitico fino e rasounado... Es aquelo paur que m'empacho de sourti dou miéu. Dins la vilo de Tam, sote pas. Qu'ai paur di gènt que fan regna la paur... Prefere la jungle, li boua, li caïman, li fèbro cartano à l'odi dis estajan de Tam.
Verai aco. Vau pas jamai faire li courso dins la vilo de Tam. Mancon de lume dins li subremerca. Li bar, à sèt ouro, fan lou cacho-rimbaud. Qué creses? Vau rescontra aquelo chourmo de vièi ome blanc sens coulour en croumpa ma carno? E coume siéu courtés e un pau fau quiéu de qué vau dire???? "Bon-Jour, adessias, vous tène la porto, vous carreje la vostro saco?", mentre que sabe pèr quau e coume an vouta aqui li gènt? Anen! Es pas de ma fauto! Aqueste ser passarai pas la frountièro delemitado pèr lou Flume Grand, que prèn de coulour negro tambèn quouro la nieu li toumbo dedins. Demourarai sus lou soufa (rouge) e esperarai que lou marri tèms (gris) passe. Faudra oublida d'agacha pas la televisioun, que, durènt lis eleicioun, me manjarié tout crus coume un mounstre indefinissable e sens coulour. Demourarai tanca, l'esquino tibado pèr lou clic-clac en fèrri, mau asseta, mau dispausa, assajarai d'agacha un filme en negre e blanc e ma councentracioun - manjado pèr ma journado de trabai - me menara au som.
E lou plus tarrible, lou plus esfraian sara ma tengudo sus lou soufa. Aquéu Jouging gris ounte moun cos fa balin-balan, en trin de manja de ravioli roujas en bouito.
O! Restarai à l'oustau . Anarai pas au lume dou Sarko. E esperarai deman.

Tam (me dison tambèn I.A, inteligènci artificialo vo Indiana Jones, coume vous agrado...)

Aile Noire: Episode 3


Episode trois : Où l’on se dévore

Et il l’embrassa avec des talents de faussaire. Pas de plaisir, de la technique ! Elle, cependant, succombait à ses caresses. Sur le chemin qui les amenait à l’atelier, il s’arrêtaient parfois. Il l’attirait dans un coin. Elle gémissait naturellement. Sous le bec à gaz le gentleman remontait longuement sa main le long de ses jambes glabres. Il caressait son sexe à travers la robe excentrique. Avec son bel accent il disait tout pour l’exciter. Il lui susurrait : « Ecoutez ! Vous m’inspirez déjà… Je vais vous dire le début de ma chanson : Vous êtes… Heu… Ma muse… Ma muse… Ma muse… La muse qui m’amuse ». Et, trouvant ces mots dérisoires et géniaux, Aile Noire miaulait comme un chaton. Elle rencontrait enfin un artiste… Un vrai !… Cette façon de vous caresser, de vous parler, cette façon de s’habiller… Cet homme sentait le riche, le bourgeois, le puissant… comme c'était bath cette façon dont il lui attachait de l’importance !… Ah ! Elle ne lui résisterait pas longtemps ! … Il savait poser ses gestes et sa voix douce était une chanson…

Pendant la nuit, il l’amena là où son plaisir voulait¨aller, il la captura. Elle serait sa protégée et son souffre douleur, l’argument de ses pêchés refoulés, une fée, une reine, une victime, un prétexte, une couverture, une protection face au grand monde et à ses rumeurs. Aile, envahie par le plaisir, convaincue par son expérience de jeune femme qui de l’amour fait son métier pensait que des mains aussi agiles et une langue qui embrassait parfaitement ne mentaient pas. Quand elle découvrit , le soir même, l’atelier entouré de toiles vierges et de sofas nappés de draps blancs, elle défaillit. Le lieu restait secret et mystérieux, il correspondait à son fantasme le plus fort : l’antre d’un artiste. La fillette se disait : « C’est là où tout se passe, l’acte de création dans le doute, la lumière, la peinture et la poussière. Là où l’Homme se débat avec sa toile, qu’il s 'ébroue avec sa peinture et lui-même comme pour un acte charnel. » Non. Ce parolier ne pouvait mentir. C’est lui qu’elle attendait.

A suivre…

dimarts, 23 de gener del 2007

Aile Noire: Episode deux


Episode deux: Où l'on se rencontre...

Aile exhibait ses longues jambes de flamants roses. Il la remarqua. Elle chantait une chanson populaire : « Allons où qu’tu voudras, Nicolas !/ T’en auras pas / L’étrenne ». Il se dit que cette petite gamine qui chantait bien, qui vendait l’amour au bord du trottoir serait la victime idéale. Il se mit en scène. Il admira son corps d’un regard insistant et théâtral puis la siffla. Il écoutait cette voix haut perchée qui roulait ses R sur « Voudrrras, aurrras, étrrrrenne» et comme dans ces vaudevilles qui font le plein le soir, il attira son attention en chantant. Il reprit le refrain : « Allons où qu’tu voudrrrras, Nicolas !/ T’en aurrrras pas / L’étrrrrenne », il se détacha du troupeau en haut de forme qui attendait la fin de l’entracte sur le trottoir, l’accosta puis la flatta. Avant la conversation, il lui glissa un gros billet entre les seins. Ils s’embrassèrent mais l’envie ne venait pas, alors il lui parla d’une voix douce. Il loua les qualités de son timbre qu’il pensait envoûtant. Il lui parla en caressant sa gorge d’enfant. Et Aile Noire qui n’osait prendre la parole finit par rougir. Il la lâcha. Ils discutèrent encore. La gamine lui dit son désir de chanter. Elle l’affirmait : « La Chanson c’est ma vie, ma liberté, ma façon d’être au monde ». Pendant la conversation le chasseur la cernait. Cette proie aurait tué sa mère pour devenir célèbre. Il se présenta : « Je suis Andréa Bianconne, le plus grand parolier de la capitale. Je suis plus connu sous le nom d’Il Parigiano Sensuale ». Et pour la titiller, il dût l’embrasser encore. S’éloignant du corps qu’il serrait trop à son goût, il fit cette promesse : « Vous, je vais vous faire chanter. Il y a un moment que je vous observe du coin de l’œil, avec mes camarades. J’ai une idée de chanson pour vous. J’habite un atelier d’artiste où je peins et écris un peu, si vous m’accompagnez nous pourrions créer de grandes choses ensemble… Vous me suivez ? »


A suivre...

Au Sarko


Mai dequé fasia Woody Allen au Sarko? Coma de costuma, amé lei collègas ( e subretot amé ieu), jogaviam au joc dei "Sosies". Fau trobar lo quidam que sembla lo mai a una celebritat. Coma siau fin e observator, te vese arribar Woody Allen e coma ère fresc disiau en cadun en tapant dau coide: " Ve! Es Woody Allen! Ve! Es Woody Allen!". Lei collègas èran a rire... heu... mejan. E coma trobave aquo traç que risolier, tornave dire: "Ve lo! Es Woody!". M'agrada pas quora mon public me seguis pas. E torne dire mei galejadas. Brubru, qu'es un asiatic, me faguèt comprene qu'ère pesuc. De son agach de cat, en dire rèn, que ieu me fau dire lei causas, me faguèt calar. A un costat "manga" (dins la mena d'un goldorack que te fa la patz sus tèrra e qu'as ren de dire, ren, se que non te tua d'un ralhon laser dins son ciberlab) e son agcha de cat me diguèt ma "pesituda" (lo mot es de Segolo) d'ome dau miedjorn. Leis uelhs de Brubru disian: "arrèsta de faire de bruch" (de legir en mistralenc, sona melhor). Bon, me siau fach mon film, en virant lo coca dins mon wisky, amé la palha, ai rosigat ma palha. Ieu, ère dins Manatan vo sabe pas dins quin filme. Coma dins lei versions francèsas, Woody Allen èra mau doblat. Me parlava lèu que compreniau que chti. Bon èra pas la doblura qu'èra marrida... Eron leis efiechs de l'arcol. Manatan!!! T'ai esperat Diane Keaton... T'ai vist arribar Jana Catassa, la femna dau patron . Me diguèt d'arrestar de me trufar dau monde e me comparèt - en causa de ma talha de Napoleon - a Simplet dins Blanca Nèu.
Boarf. Me siau partit mai luenh. Ai cambiat de filme. E me siau lançat dins la cançon. Au fonds, dins lo negre, una femna tubava la pipa, una pipa vertadiera, amé de tabac. (Precise. Sabèm jamai). La pipa desformava sa boca de guingoi. E me vaqui dins mei comparasons tarriblas e missantas (siau pas missant, es l'arcol) : "Ve! Patricia Kaas! Ve Patricia Kaas!". E puèi, regde sus mei doas cambas, ai vertadierment calat. T'ai vist arribar un Yannick Noah qu'avia pas enveja de me jogar l'ambient de la brossa. La saga foguèt pas africana e me siau dich:" A mon paure Tam! Ca va finir en Chenille! Ils vont m'envoyer la bande à basile pour te tabasser !". Car Yannick Noah èra l'ome de la Patricia en question e un pilier de bar. Au Sarko, avia sa plaça tota. "Sabes ço que te ditz Patricia Kaas?" Abans d'ausir la votz douça dau Yannick, sortiguère la carta blava per lo café tot. "Virada per totei!" cridère de ma votz de Minipousse.
E lei collègas de dire: " Ve! Ve lo! Milton Friedman! Diriam Milton Friedman". Eran missants mai se perdona: Avian trop begut!

Uno vilo de Schuiten e Peeters

Vaqui a de que semblarié belèu la vilo de Tam, se la poudian dessegna. Li teulisso de Schuiten e Peeters, soun aquiteituro manlevado à la rego claro d'Hergé. Perqué pas... E sèmpre dins la negritudo (coume dirié Cesaire vo Royal)...
Quauquis album que m'agradon:
L'archiviste, edicioun Casterman.
Brusel, edicioun casterman (mencioun especialo de la jurado, aquelo bd me ramento un viage pèr li 100 an de la bd dins aquelo poulido vilo de Belgico)
Mary la penchée, casterman
L'enfant Penchée, casterman
L'ombre d'un homme, idem
La frontière invisible, idem

De legi la biblo de Benoît Peeters:
Le Monde d'Hergé, Lou libre que fau legi sus lou mèstre.

dilluns, 22 de gener del 2007

Anem dansar au Sarko!


Dins ma vila preferida, la vila Agradà onte vau m'apasimar quora lo trabalh es acabat, quora pode laissar ma masca e mon vestit d'ome sociau, quora pode tornar èstre lo Tam que siau, dins ma vila preferida, i i a un bar. Se ditz lo Napoleon. Disèm pas "anam bèure un cop au Napoleon". Disèm anam bèure un cop au "Napo". Fa mai d'jeun coma diria Tam junior, lo pichot de ma veisina que me sembla. Aquo significa doncas una certa filiacion, una amistat pregonda per aquel ome istoric per quau vau m'oblidar dins lei vapors dau Wiski Coca vo d'una Margarida (coma sabon pas faire la margarida te meton un pauc tot ço que podon dedins...). Enfin. Enlai, lo dj es traç que bon. Te met de cançons qu'an pas d'atge e que te rementon l'atge qu'as. A! lo pijama esponga dei dissabtes dau ser a agachar leis aliscamps e lei pampalhetas dins leis emissions de varietassa a passa-temps! Alara, au Napo, ieu vese que lei gents que dançan son populars qu'es pas de dire. I a totjorn un tipe que te sembla au Woody Allen en mai grand. E un Josèu Bovet que te sert amé la pelha per la terralha dins la boca coma s'èra son dodo. Sarà surament pas lo public que te votaria per Napo se se presentava ais elections. Es doncas un public d'ibronhàs coma ieu
que van dançar au Napoleon per l'ironia dau nom dau cafè. Siam totei intelligents au Napo. Ara, per geinar pas lei gents que frequentan lo bar, per melhor racontar meis istorias de cafè, dirai pas plus "anam dançar au Napo", mai anam dançar au "Sarko". E santat!

dilluns, 15 de gener del 2007

Aile Noire 1. Où l’on découvre Aile Noire



Accordéon! Accordéon j'ai dit!
Aile Noire avait quatorze ans. Dans la rue Blanche où elle vendait son corps, elle rêvait à ses idoles : La Goulue,  Grille d’Égout, Nini Pattes-en-l’Air,  Jane Avril, Valentin Le Désossé.
 Ah ! Les doux noms charmants de nos chanteurs populaires! 
 Ah ! Leurs rondes silhouettes sur les affiches !
 Les hommes pausaient en écharpe. Les danseuses sautillaient le corps mi-nu en apesanteur comme des fées rouges.  Cette gigolette, cette Aile Noire, ce petit moineau sombre, cette étrange crevette au nom de sioux, voulait leur ressembler.
Les noirs de spectacle, Aile s'asseyait sur le bord du trottoir.
 Au fond de la Rue Blanche, les filles couronnées de plumes se préparaient pour leur entrée  en fumant une dernière cibiche. Tous ces costumes, ces pourpres, ces blancs, ces noirs,  ces odeurs fortes de cocottes en sueur,  ça la faisait chavirer.
            La Noire se vendait devant Le Moulin Rouge. Une tactique. Elle guettait les entrées et sorties, espérait lier contact avec le monde nyctalope des cabarets.  Elle marquait son territoire clopin-clopant. Comme un pas de danse. Elle s’exhibait. Mais on l’ignorait  avec ses jupons, ses cheveux noirs bouclés en bataille, ses collants serrés-serrés, sa démarche cahotante de clown qui possédait déjà une tenue, une allure particulière, une sorte de boitillement léger qui faisaient d’elle une chanteuse et son univers.
            Les spectateurs l’évitaient. Vers vingt-deux heures sous le parvis du music-hall, pendant l’entracte,  les hommes se taquinaient. Les mâles causaient avec les mâles, la tête masquée par un nuage de tabac. Les plus agiles se soufflaient des ronds de fumée à la figure. Ils riaient fort, très fort, très gras. Puis la sonnerie retentissait, fini la récré, le spectacle reprenait. Ils se saluaient de leurs chapeaux hauts de forme, se glissant quelques grivoiseries à l’oreille,  se copiant tous avec virilité. Petites tapes sur l’épaule.
Dernières plaisanteries tristes de pissotières.
Aile Noire enrageait de n’être rien parmi ces moutons de panurge.
 Elle n’existait pas.
 Moustachus, barbichus, binocles s’engouffraient dans la salle de spectacle pour admirer d'autres nanas.  Alors, ivre de rage,  sur son trottoir, comme sur une estrade, la pute vierge reprenait ses quartiers de nuit  en chantant un vieux succès de Thérésa :
« Je suis la Thérésa noire / Et je ne bois jamais de l’eau / Quelques bravos pour ma gloire / Saluez la Ri-bo-do ».
Le gigantesque Moulin la narguait de ses grandes ailes de chauve souris.
Accordéon! Accordéon j'ai dit. 

Mais qui était Aile Noire?

dimecres, 10 de gener del 2007

feuilletons


Bientôt dans ce blog vous allez pouvoir suivre les aventures d'un Indiana Jones à la retraite et la saga de la chanteuse Aile Noire qui balaie trente ans d'histoire de la chanson. En français ou en langue d'oc, les feuilletons à l'ancienne, comme dans les journaux de naguère, sont à la fête! Suspense, trahison et mystère. Votre ami Tam est très inspiré!
A suivre, donc...