dimecres, 4 de juliol del 2007

Lou Reed, Lo Reed




La cap, après uno restruturacioun de l'agènci de viage, nous laisso un pau de tèms pèr nous. Cap à Nimes l'eisoutico ounte se debano l'universita d'estiéu. Aqueste ser, sara lou tour de cant de Lou Reed. Velvet Underground en Arle. Walk on the wild side. Es la represo de l'album miti: Berlin.

Walk On The Wild Side

Holly came from Miami F. L. A.

Hitch-hiked her way across the U. S. A.

Plucked her eyebrows on the way

Shaved her leg and then he was a she



She says, hey babe, take a walk on the wild side

Said, hey honey, take a walk on the wild side

dimarts, 3 de juliol del 2007

200!


"Se pou dire que siéu content! WEEEEEEEEE! Es la fèsta!"

200 messatges! Ai escrich 200 messatges! Longa mai! M'aime!

dilluns, 2 de juliol del 2007

de novas de mon oèstern

J. a tornat escrich lo oèstern. Ara fau faire una armonizacion.

en negre e blanc


E oc! Mela !Ieu tanben lo veguère dimenche amé la maire au CGR. Quina femna aquesta Marjana! Quina personalitat! Quin filme! De mancar pas!
Per agachar la benda anoncia e descubrir d'autrei fotografias es sus:
E ieu vo vau faire ma pichota fica tecnica.


Fica Tecnica
Realizacion
Réalisaira
Marjane Satrapi
Vincent Paronnaud
Actors
Marjane (voès)
Chiara Mastroianni
Tadji, la maire de Marjane
Catherine Deneuve
La grand de Marjane
Danielle Darrieux
Ebi, lo paire de Marjane (voès)
Simon Abkarian
Marjane enfant (voès)
Gabrielle Lopes Benites
Anouche, l'oncle de Marjane (voès)
François Jerosme
la grand (voès americana)
Gena Rowlands
Produccion
Productor
Xavier Rigault
Marc-Antoine Robert
Productor associat
Kathleen Kennedy
Activitats societats
Exportacion/Distribucion internacionala
Diaphana Distribution
, França
Produccion
2.4.7 Films
, França
France 3 Cinéma
, França
The Kennedy/Marshall Company
, U.S.A.
Escenariò
Escenarista
Marjane Satrapi
Vincent Paronnaud
D'après l'ò bra de
Marjane Satrapi
Chorma tecnica
Compositor
Olivier Bernet
Montaire
Stéphane Roche
Director artistic
Marc Jousset
Cap decoratritz
Marisa Musy
Director de l'animacion
Christian Desmares
Animator
Thierry Peres
Ajuda realizator
Denis Walgenwitz
Ingeniaire dau son
Thierry Lebon
Director de producion
Olivier Bizet
Distribucion
Distribucion
Diaphana Films
, France
Estacat de premsa
Jérôme Jouneaux
Estacada de premsa
Isabelle Duvoisin

Lo percors de vida de Marjana dins un Iran grafinhat, seis annadas en Autricha puèi en França. Una animacion perfiecha, un negre e blanc que joga lei flash-back amé bonur. E lei personalitats dei personatges força apregondidas. Complicat de parlar d'un filme coma aquo. Lei mots me man can. Osca ais edicions de BD "L'Association" que nos an menat dins leis annadas 2000 una BD adulta, diferènta, procha dau roman e de la poèsia e que veguèt espelir l'obra de Marjana. Osca au trabalh dei voès. Luenh de Disney e dei Mangas, un filme d'autor proche de l'expressionisme alemand. Pareis que son a preparar una adaptacion dau Cat dau Rabin.

divendres, 29 de juny del 2007

m coume magali



O, Magali, ma tant amado,
Mete la tèsto au fenestroun !
Escouto un pau aquesto aubado
De tambourin e de vióuloun.



Frédéric Mistral

Étymologie : Selon toute vraisemblance, il s'agit d'une forme hébraïque de Marguerite, dont le génie de Frédéric Mistral aurait fait le plus provençal des prénoms.
Magali est arrivé de Provence au XIXe siècle. Magali a réalisé une belle carrière en France, de 1960 à 1980, mais son déclin a été assez brutal.

d' après: "tous-les-prenoms.com"

dimecres, 27 de juny del 2007

Festival de Rodez

Langue d'oc jeune, langue d'oc dynamique, culturelle, créatrice, vivante, belle, littéraire, grande, grande, ouverte, latine, dansante, positive, éclairée, éclairante, cinématographique, théâtrale, enseignante, enseignée, majoritaire, incroyable, amoureuse, sexuelle, sensuelle, caressante, pacifique, curieuse, courageuse, militante, chantante, charmante, champs fleuri de fleurs de gloires, troubadourante, troubadorante, troublante, gourmande, gastronome, gourmette d'or au bras de l'humanité, pas mondaine, mais mondiale, pas gonflante mais gonflée, pas mondialisée, transméditerranéenne, définitivement différente, riche, plurielle, facile, complexe, riante, humourisante, envoûtante, cacalassante, débordante, catalanisante, italianisante, roulant les r, quand elle veut, hotte aspirante, ou pas aspirante, forte et criante, trésor urbain, maritime, champêtre, belle fille définitivement vivante à Rodez.

divendres, 22 de juny del 2007

la grande morte, enfin la fin



Le Tam-Tam publie, ci-dessous, enfin la fin du feuilleton flippant... Mais que va-t-il se passer?

la grande morte épisode 10 et final


Revient la nuit. Laetitia erre dans la ville. Tout est droit et géométrique, à cause de Balladur. A la radio Comme d’habitude de Claude François. « Je me lève et je te bouscule ». Le désarroi la prend. Pas une place libre. Au parking, elle essaie un créneau. Défonce le pare choc de la Twingo rose derrière. Pas le temps de laisser un mot. « Tu ne te réveilles pas comme… ». Stop éject. Point mort. Frein à main. Elle sort. Se dirige droit vers le casino. Un instinct de femme. Ils sont là, c’est sûr. Son mari, sa maîtresse. Ne pas la décevoir.

A l’entrée du casino, un groupe fun de jeunes lycéens, beauté du diable, demandent au videur d’entrer. Soirée techno du Wizz, la boite du sous-sol. Il fait entrer les mineurs sans problème, en oubliant de fouiller dans les sacs et de les vider de toute l’ecstasy de la terre. La neige tombe dans le sud. Les ville bourges sont sensibles aux avalanches.

Un noir est refusé. Il porte des baskets.

Laetitia est belle dans son chagrin. On dirait Geena Rowlands dans un film de Cassavetes. Sauf qu’elle est brune. Elle porte une robe rouge, fendue à la jambe gauche et des chaussures vernies rouges. Elle monte à l’étage du Casino pour les apercevoir. Elle boit une coupe de champagne pour se remonter. Avec tous ces cachetons accumulés depuis deux ans inutile de préciser l’effet. La furie pleure et chante. Mais son mari, elle ne le voit pas, là en plongée. « La » professeur de lettres se dirige aux pissotières.

« Il doit te la baiser, là-bas »

Elle ne surveille plus son langage. Elle se cogne dans les gens. Même pas pardon. Quand elle se sent emportée à contre courant par la foule, elle pense :

« Merdechier ! ».

Elle le pense. Elle le crie. Elle est folle. Putain ! François Maïokovski, ! L’auteur des Pancréatites ! Il ne faut pas qu’il la reconnaisse. Non. Le médecin est trop absorbé par la roulette. Vexée, elle se précipite vers lui.

- François ! François !

- Les jeux sont faits ! crie le croupier.

L’homme ravis de voir Geena Rowlands, oublie sa partie. Elle lui tend la boite :

- Dis-moi, François, ces cachets.

- Rien ne va plus…

- Laetitia ? Toi ici ? Tu te dévergondes ! Tu t’es défaite de tes filets ? Ah ! Ah ! Allez, viens boire un coup, on va fêter ça !

Elle montre la boite des pilules :

- Non, je suis pressée. Ces cachets, dis-moi c’est bien pour mes douleurs d’estomac, non ?

- Fais-voir…Du « Pénéquet 500 »… Non, c’est pour dormir. Mais pour dormir grave, vois – tu.

Laetitia pense à Jean :

- Quel connard !

François prend l’injure pour lui, veut lui répondre, mais elle est déjà loin :

- La prochaine fois que tu veux m’insulter, salope, n’oublie pas de m’oublier !

Tout s’accélère. Elle s’enfuit, renverse une vieille peau. Une schnock, dégoulinante de bijoux qui vient de gagner de quoi acheter trois dentiers en or. Comme une tortue renversée, la vieille suffoque.

Laetitia arrive aux pissotières. Mais son marin n’est pas là. Tiens bon la vague, tiens bon le vent. Elle court, elle court, dehors sur les avenues, s’enfonce dans le sable des plages aux dunes artificielles. Ses pas solitaires dans le sable ressemblent aux premiers pas de l’homme sur la lune.

Quand soudain les voilà. A la terrasse d’un café japonais : le Manga Manga. Ils font un karaoké. Le marin tient enlacé sa pute. Une mise en scène à faire pâlir Pétula Clark dans un variety show des Maritie-et-Gilbert-Carpentier. Concentrés sur les arrangements ringues de la machine, ils n’ont pas le temps de l’apercevoir. Jean tient le micro. Il beugle :

« Je me lève et je te bouscule… »

Laetitia sort le six coup. Comme un funambule, elle tire dans le dos des deux amants.

Gigi, le sang remonté par la bouche tombe en tournant la tête, rencontre les yeux de Laetitia. Sa tête s’écrase sur le bitume. Elle est apaisée. Elle est belle.

Elles voulaient se connaître.

Laetitia ne regarde pas Jean tomber. Il était mort avant qu’elle ne lui tire dessus. Il y a une heure quand il lui donnait les Pénéquet 500, elle portait déjà le deuil.

Pan ! Il tombe.

Elle ne veut plus voir son visage. Et son visage s’estompe derrière le halot de touristes qui se rapprochent, les yeux posés sur le corps mort comme les mouches sur la charogne.

Elle l’oublie.

Trois pilules roulent à côté du visage éteint de Gigi, au ralenti.

« Tu ne te réveilles pas, comme d’habitude ».

Et la musique continue. Sans les paroles.




la grande morte épisode 9



Ce matin Laetitia part à l’université. Madame Fàstic, la voisine, toujours curieuse, fait semblant de ramasser les crottes de ses caniches. Une feinte comme les autres. Pour bien espionner, ’faut avoir l’air occupé. Ramasser ses crottes de chiens. Elle frappe à la vitre de la Fiesta blanche :

- Adieu ‘dame Gòbi ! dit la vieille en jogging rose, votre mari… dites… il repêche, non ?

- Il re-pê-che ? interroge la prof misogyne.

- Ben ! Il a « re » son chalutier !

- Ecoutez, madame Gòbi, ça fait cinq ans que Jean est à la retraite et le chalutier on l’a vendu…

- Ah ?

- Quoi, Ah ?

- Comme je le voyais sortir tous les soirs à la même heure, je me disais : Ah ! Il a « re » son chalutier, il re -pêche alors. Au Grau. Comme avant sa retraite. Vous savez la passion…

Passer la première. Laetitia s’impatiente :

- Ecoutez, madame Fàstic, vous devez confondre. On a dormi ensemble Jean et moi. Ce matin, il était à mes côtés.

Puis provocatrice et désagréable :

- Je dois vous quitter, madame Fàstic. J’ai des oraux dans une heure. Mes étudiants sont nuls et j’ai pas envie d’écouter vos radotages pour gâcher entièrement ma journée…

- Ah ! Bonjour !

Laetitia s’éloigne. La vieille rumine dans sa moustache quelque chose (elle lui jette un sort …) dans un patois d’ailleurs :

- La Vergonha te manjarà !

La voiture file et envoie la vieille à la pêche. Dans la poussière.

Qu’invente cette vieille peau ? Son mari était bien là. ce matin dans les draps moites elle avait tâté son corps. Puis à bien y réfléchir. La nuit précédente…un cauchemar… la pleine lune sans doute…Elle s’était relevée en sursaut. Elle avait cherché Jean de sa main dans le lit. Jean n’était pas là. Elle avait crié. Jean ? Jean ? Mais les pilules l’affaiblissaient et elle ne pouvait crier plus fort. Non. Il buvait un coup en bas. D’ailleurs elle avait entendu la télévision : le générique flottant d’ Histoires naturelles. Il devait… Merde. Avec ces cachets, tout était si confus. Puis Fàstic… Les paroles de Fàstic. Tous les morceaux du puzzle se reconstituent. Tous seuls. Les pilules. Bien sûr, les pilules.



A suivre...

dimecres, 20 de juny del 2007

la grande morte épisode 8


Au casino, Jean et Gigi somnolent. La machine à sous leur pique les yeux.

- ’trop de monde. Pas bien. Sortons .

Et ils sortent. Avenue ensoleillée par les réverbères oranges, architecture baladurienne, la Grande Motte ressemble à une cité perdue. Civilisation fin de siècle. Les immeubles-pyramides s’arqueboutent dans le béton blanc.

Personne n’est d’ici. Ce port de plaisance n’a pas d’odeur charnelle. Sinon l’odeur monoï Nivéa de ces soirées collantes d’ août. Ça pue la sueur écoulée de ces journées de plage à s’écraser les uns sur les autres, les seins, les couilles et les ventres aliénés aux maillots. Tout et tous sont de passage. Des touristes. Pas de langue spécifique. Pas de communication. Des portables. Ça se caricature. Ces anglais rouges et ces parisiennes plates. Et ces méditerranéens qui rient méchamment dans leurs barbes patoisantes quand ils viennent pour un soir dans ce sud ordinaire. Un ailleurs proche et à la fois éloigné de leur sud natal. Ils viennent pour rire des autres comme les cruels vont au zoo. Personne n ‘est honnête ici. Personne ne défend cette ville puisque personne n’en est. Et Jean, il en est cacalassé de tous ces cacous.

Il prend une glace à l’américaine, elle à la fraise.

Laetitia vomit ses pilules. Sans doigts au fond de la gorge. Pas difficile de vomir quand vous soupçonnez votre amour d’adultère : la trahison vous dégoûte. Elle s’essuie la bouche. Elle noue ses beaux cheveux épais. Elle se fait belle pour l’autre. Pour ne pas la décevoir. Elle va les rejoindre. Elle se maquille de larmes. Elle hurle dans tout son corps. Pas un son ne sort de sa bouche. Ses cris sont des spasmes.


A suivre, bon sang de bonsoir...


dimarts, 19 de juny del 2007

la grande morte épisode 7


Laetitia lit son Pancréatites. Il lui caresse le bras. Il l’aime. Mais la trahison est plus forte. A son tour, il ouvre son livre, le seul qu’il lit et relit sans cesse avant de s’endormir : Les travailleurs de la mer. C’est une édition jaune sable, Garnier Paris des années 60. Il aime ce livre. Il en a découpé les pages lui même. Les pages sont lourdes et caressantes comme les vagues. Du papier, encore de qualité, se dégage un embrun. Il fixe sans cesse ces mêmes illustrations de Victor Hugo. Victor Hugo est un marin. Son esprit a jeté l’ancre à jamais dans ce livre, que Jean lit et puis relit, que ses yeux parcourent comme une éternelle traversée. La page de garde est signée par Laetitia. Un tatouage à ses yeux. Un encrage à son cœur.
Il lui caresse le bras et il remonte sa main. Elle reste concentrée sur son passage préféré : les images rencontrées au cours des pancréatopathies chroniques. Sa main remonte sa main, sa bouche frôle son épaule. Son épaule chaire de poule, il en picore chaque pore. Elle soupire alors, elle l’aime tant. Mais le marin a une autre femme, dans un autre port, sur un énorme navire. Ce Casino, c’est un autre bateau éclatant aux machines qui chantent et qui brillent. Gigi : une autre femme, une autre sirène. Tellement différente qu’il ne peut pas l’aimer pareil. Tellement différente, qu’il ne peut pas faire un choix. L’une est l’âme, l’autre le corps. Et il aime sans choisir. Une femme dans chaque port. Une dans un navire. L’autre dans une barque.
Rame, rame, ramons, ramez.
La tempête de la trahison souffle. Laetitia remonte le drap, comme une voile.
- Chérie, dit le marin, tu as oublié tes pilules.
- C’est vrai, dit-elle. Mes pilules. Pour ma douleur.
- Si je n’étais pas là, comment tu ferais ? … Tes pilules.
- Oui. Mes pilules. Pour ma douleur.
Il se lève. Traverse la salle de bain. Léger, discret mais efficace. Il prend les pilules dans la pharmacie. Les pilules rouges dans la boite blanche. Deux. Le verre d’eau. « Aqueste còp, i siam ! ». Il revient dans la chambrée. Et elle ne dit rien. Elle avale les pilules, croit que c’est pour son bien. Il y a deux ans, ils avaient vu le docteur ensemble, le docteur François Maïokovski. Le meilleur ami de Jean, le dernier. Il lui avait ordonné des pilules. Pour sa douleur. Et elle s’endort. Et le rat quitte le navire. Et cette fois encore, il pirate son cœur.

A suivre...

dilluns, 18 de juny del 2007

la grande morte épisode 6



De son côté, les premiers soirs du coup de foudre, fier de son amour, Jean avait amené Laetitia au Mézy. Sa deuxième maison. Il exhibait son bonheur à ses collègues pêcheurs, tous déjà maqués avec une gonzelle et un mioche. Il l’avait traînée jusqu’au bar, tout fier : « Ca y est je suis deux ».
Il voulait qu’elle aime ses amis. Que ses amis l’aiment avec elle. Qu’ils aiment le tout qu’il formait avec elle. Qu’elle aime le tout qu’il formait avec eux. Il voulait tout, et ce fut rien.
Laetitia s’était sentie mal. Ces gars là, ces marins, ils se parlaient en code, entre hommes avec leurs yeux bouffis, leurs sous-entendus criards, « a mai ! », « canta lo », « aqueste còp », curieux langage, se connaissaient trop. Ils puaient le tabac fort et le Pastis. Elle avait paniqué, elle aussi avait mis son masque : un loup d’intellectuelle. Il avait fallu aller se coucher.

Il renonça un temps à ses amitiés viriles, accusa ses collègues d’intolérable intolérance. Puis il était revenu. Certains, les plus proches, ne lui parlaient plus. Il fallait qu’il comprenne qu’il n’était pas bien avec elle ! Ils le connaissaient eux et le savaient mieux que lui : ils n’étaient pas assortis.

Le silence, c’était la leçon des pêcheurs.

Les autres marins, de simples collègues, lui charraient encore. De dorades, de saules et de télines . Mais jamais d’elle. Elle et son prénom : sujets tabous.
La perte des meilleurs amis, il avait vécu cela comme un décès.
Depuis, lui et elle menaient des soirées parallèles.
Ils sortaient à part.
Ils l’avaient voulu sans le vouloir.
Tous les deux.
Sans se le dire.

divendres, 15 de juny del 2007

la grande morte épisode 5


Chaque soir, Monsieur Gòbi joue sa comédie. Il enfile son pyjama Lacoste puis se met au lit. Sa femme, Madame Gòbi, en nuisette, est assise, le fessier contre l’oreiller, sur le côté gauche du matelas. Elle l’a choisi le côté gauche du matelas. Il y a de cela 25 ans.

Elle relit un vieil ouvrage, la thèse d’un ami médecin : docteur François Maïokovski : « Pancréatiques chroniques d’origine ischémique », au sous-titre explicite : « (à propos d’une observation personnelle) ».

Laetitia et Jean, la lettrée et le marin s’aiment parce qu’ils partagent les mêmes silences et les mêmes livres.
Le silence de la mer et le silence de l’écrit se rejoignent par l’horizontalité. Horizontalité de lignes, horizontalité des vagues.

Jean et Laetitia ne partagent pas les mêmes amis. Il a décidé qu’il ne ferait plus d’effort. Elle non plus.
Lui, il s’ennuyait ferme pendant ces dîners pédants où on causait « intertextualité, hypothèses, hyperboles, synecdoques et asyndètes dans les œuvres brèves de Jean-Jean Lebois ». Autant il aimait la littérature régionaliste de Lebois, autant il ne comprenait pas ses analystes. Les faculteux qui bavaient sur son oeuvre littéraire. Lui, il était simple pêcheur. Il n’avait pas appris à lire de la même manière. En autant de temps que ces chercheurs. Mais pour qui écrivait Lebois ? Au début, lors des buffets froids organisés par L’amicale du livre moderne il glissait, il se souvient, quelques blagues scatologiques que personne ne comprenait. Alors ses amis du bar Le Mézy venaient à lui manquer terriblement. Pourtant pas de quoi avoir le mal du pays : le Grau-du-Roi est à cinq minutes de la Grande Motte. Mais ici, ses galéjades provençales faisaient « Flop » ! Il se sentait étranger et par le langage, et par l’humour. Pendant ces mortels buffets de l’amicale pris debout, gobelet de champagne à la main, le cure dent dans le saumon ou dans le roulé aux saucisses, Laetitia le regardait de travers. Coup de coude : qu’il se taise ! Ou qu’il disparaisse ! Il en rajoutait. Alors on avait droit à la gueule. Le masque.

A suivre...

la grande morte épisode 4


Jean baisse la tête lâchement. Enervée, elle va à la caisse, dépose ses pions au guichet. 1000 francs de gain. Pendant ce temps, il reprend la machine en main, songeur. Elle revient. Allume une clope très fine. Longueur et rougeur surréalistes de la cigarette. Le lipstick décolore le filtre orangé. Elle reprend :
- Je suis sure que vous ne faites plus l’amour.
Au jackpot, deux citrons et une poire. Il répond :
- Je l’aime.
- Ah ! Si tu l’aimes… Ca change tout !
Deux poires. Au milieu : un citron. Jean abandonne. Gigi reprend le manche. Et puis, re-jackpot. Une chance de cocue.

A suivre...

la grande morte épisode 3


Gobi s’est approché de Gigi.
Il glisse ses doigts recouverts de bijoux sur le dos dénudé de la femme. Elle aime ses caresses. Elles lui rapportent beaucoup. Elle lui tourne le dos, concentrée sur le jeu :
- Et ta femme ?
Le majeur de Gobi bute sur l’omoplate. Elle renverse la nuque. Il a touché le point sensible.
Le paiement entre ce gallinacé en fourrure et ce client reste comme une habitude. Il y a longtemps que ces deux là sont amoureux. Et ils le savent. Il lui apporte des billets comme s’il lui offrait des fleurs.
- Ça y ’est, kapo ut…
La machine sonne. Vacarme. Gigi a tiré le jackpot.Elle murmure :
- Tu vas la quitter… bientôt ?
- Tu sais bien que...
Elle ramasse les jetons :
- Elle te gâche la vie, Jean. Tu l’as aimée trop tôt. Toute jeune, elle t’a vidé. Toi qui étais fait pour les sorties, les amours d’un soir, les parties de jambes en l’air, et les fumettes illicites…
Jean ne répond pas. Il s’enfonce dans un brouillard de Havane. Gigi lui rappelle sa vie médiocre :
- Et tu restes avec elle…lâche ! …vingt cinq ans avec cette conne… C’est même pas un arrangement familial, ce mariage… Au pire, on aurait pu dire : « il s’est marié pour plaire à papa, maman. C’était l’époque ». Manque de cul, t’es pas pardonnable … Tes parents, ils s’en foutaient… Ils étaient aux Salins. Ils n’étaient pas exigeants avec ton bonheur…
Ah ! Epoque bénie des Salins ! Tout le village du Grau, où Jean était né, était nourri par la récolte du sel. Les parents allaient à l’usine en vélo. Et l’enfant ne connaissait pas la contrainte. Livré à lui-même, il tirait les sonnettes, espionnait les voisins. Il resta longtemps un môme.
Jusqu’à ce que Laetitia arrive.
Alors il fit pêcheur.
Pour échapper au traintrain.
- Tu es resté avec cette sorcière, reprend Gigi, dans les filets de l’habitude, accro à ta vie plan-plan. Et moi qu’est-ce que je suis moi ?
Il ne sait pas quoi répondre, quoi penser, Jean. Il pense à sa chère femme étrangement endormie chez lui. Il pense à Laetitia, il pense à Gigi. Tout s’emmêle. Désarroi adolescent.
- Mais réponds ! Réponds ! Merde ! Tu me parles jamais de ça !Ne me dis pas que tu es heureux avec elle… même tes collègues en disent du mal.
Le khôl coule autour de ses yeux noirs.
- Dis, quand c’est que tu la quittes, Jean ?

A suivre...

la grande morte épisode 2




Casino 1996 - Olivier Rebufa.

Tirage baryté noir et blanc viré au sélénium pour conservation, retouché et signé par l’artiste. Environ 60x80 cm.
Nombre d’exemplaires : 5
Courtesy galerie Baudoin Lebon



Les lumières du casino sont exotiques. On n’a pas lésiné sur les tapis rouges et les lampes vertes. Gigi tire la poignée de la machine à sous en mordant sur le filtre de sa clope. Le filtre en est tout retourné, il en devient marron. La rage de jouer. La rage d’attendre. Elle a rendez-vous avec Jean.
Autour ça sonne et bourdonne. On échange des jetons. On ne se parle pas. On parle à soi et aux machines :
- Va s-y, putain, vas-y.
On est des ombres, on est la foule. On crie, on pleure, on reste impassible. Ça dépend des choix de nos personnalités. Les femmes portent des boas, des pantalons imitation serpent. Ça mâche des chewing-gums, ça fume, ça boit, ça rumine. Certaines bouches obscènes sont soulignées par des maquillages rougeâtres. Les hommes sont en costumes de pingouins. Ils se reconnaissent, se félicitent, se serrent la main. Tapes sur les épaules, et autre gestes virils. Des codes. Des hommes. Des femmes. Et des bandits manchots.

dijous, 14 de juny del 2007

la grande morte, épisode 1




" J’ai eu le courage de regarder en arrière
Les cadavres de mes jours"

Apollinaire.



Jean sort de l’avenue Pescalune. Quartier de la Grande Motte. La Chrysler va vombrissante. Le ciel : Un soir étoilé et chaud d’août. Sur l’avenue la voiture file. Les feux arrières et les veilleuses de la Chrysler dessinent des traits multicolores et rectilignes. Il allume une clope, les vitres ouvertes. Les cendres incandescentes sont des papillons de nuit oranges. Le peu de cheveux de sa tonsure s’éparpillent et se collent sur son crâne chauve. Miles Davis summertime. Au bord de l’asphalte les pins parasols défilent .
Jean Gòbi se dirige vers le casino. Sa femme restée à la maison dort d’un sommeil inquiétant. Il s’arrête au milieu de la route. On doit couper pour accéder au parking.
Clignotant.
Il coupe.

A suivre...

vienne, romanelli, sheller, barbara


Barbara
VIENNE
Barbara - R. Romanelli, 1972


Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
J'aimerais bien que tu comprennes,
Que j'ai choisi l'absence,
Comme dernière chance,
Notre ciel devenait si lourd,

Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
Oh, que c'est beau l'automne à Vienne,
C'est que, sans réfléchir,
J'ai préféré partir, et je suis à Vienne sans toi,

Je marche, je rêve dans Vienne,
Sur trois temps de valse lointaine,
Il semble que des ombres,
Tournent et se confondent,
Qu'ils étaient beaux les soirs de Vienne,

Ta lettre a du croiser la mienne,
Non, je ne veux pas que tu viennes,
Je suis seule et puis j'aime,
Être libre, oh que j'aime,
Cet exil à Vienne sans toi,

Une vieille dame autrichienne,
Comme il n'en existe qu'à Vienne,
Me loge, dans ma chambre,
Tombent, de pourpre et d'ambre,
De lourdes tentures de soie,

C'est beau, à travers les persiennes,
Je vois l'église Saint-Étienne,
Et quand le soir se pose,
C'est bleu, c'est gris, c'est mauve,
Et la nuit par dessus les toits,
Que c'est beau, Vienne,
Que c'est beau, Vienne,

Cela va faire une semaine,
Déjà, que je vis seule à Vienne,
C'est curieux, le hasard,
J'ai croisé, l'autre soir, nos amis de Luntachimo,
Cela va faire une semaine,
Ils étaient de passage à Vienne,
Ils n'ont rien demandé, mais ils se sont étonnés,
De me voir à Vienne sans toi,

Moi, moi, je me promène,
Je suis bien, je suis bien,
Si bien,
Je suis bien, si bien,
Et puis de semaine en semaine,
Voilà que je vis seule à Vienne,
Tes lettres se font rares,
Peut-être qu'autre part,
Tu as trouvé l'oubli de moi,
Je lis, j'écris, mais quand même,
Qu'il est long, l'automne à Vienne,

Dans ce lit à deux places,
Où la nuit, je me glace,
Tout à coup, j'ai le mal de toi,
Que c'est long Vienne,
Que c'est loin Vienne,

Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
Chéri,
C'est qu'il faut que tu viennes,
J'étais partie, pardonne-moi,
Notre ciel devenait si lourd,
Mais toi, de Paris jusqu'à Vienne,
Au bout d'une invisible chaîne,
Tu me guettais, je pense,
Jouant l'indifférence,
Et tu m'as gardée, malgré moi,

Il est minuit, ce soir à Vienne,
Mon amour, il faut que tu viennes,
Tu vois, je m'abandonne,
Il est si beau, l'automne,
Et je veux le vivre avec toi,
Que c'est beau, Vienne,
Avec toi,
Vienne...

Que dalle ! : quand l'argot parle occitan

“Que dalle” part d’un constat. La plupart du temps les gens considèrent que l’occitan, surtout sous sa forme actuelle, est fortement contaminé par le français. C’est un lieu commun qui a la vie dure car s’il est vrai en partie, il ne faut pas oublier que l’occitan et le français (et l’espagnol, le catalan, l’italien, le portugais…) sont des langues romanes avec un fonds commun important qui permet de passer de l’une à l’autre langue, surtout quand le monolinguisme typiquement français ne bloque pas le passage : attention (fr) atencion (oc) atención (esp) atenção (port.) attenzione (it).

On ne peut pas dire pour autant que ces langues imitent le français.
Surtout il convient de se garder d’un regard univoque : le français a certes influencé l’occitan, mais l’inverse est encore plus vrai (et d’ailleurs le français serait-il ce qu’il est s’il n’avait pas puisé sans retenue dans toutes les langues “régionales” de l’hexagone).

A toute les époques et pas seulement pour un lexique marginal ou vaguement folklorique. (Ce sera l’objet d’un prochain livre). Y compris dans un domaine aussi spécifique que celui de l’argot des truands, l’apport de l’occitan est considérable en quantité, et là aussi pour des termes importants : “mitan” et “pègre” sont deux termes d’origine occitane. “Arquer, baratin, casquer, empaffé, gaffe, maquer, prose...” pour ne citer que ceux-là, sont des mots occitans passés pratiquement tels quels, et sans grand glissement de sens d’une langue à une autre.
Pour les truands occitans “montés à la capitale” il suffisait en effet de parler dans leur langue pour crypter le message, et créer la complicité de corps. La communauté les a ensuite adoptés, sans grandes modifications. L’intérêt annexe de cette recherche est qu’elle montre l’aveuglement d’excellents spécialistes qui ne se sont pas posé la question de ce rapport à l’occitan et offrent parfois des explications étymologiques surréalistes.

Florian Vernet publie en même temps que son essai sur l’argot occitan un roman “J@rdin de las Delícias.com”.

Tèxte: Librarié Sauramps, a Montpelhièr.

dimecres, 13 de juny del 2007

Anthologie chantée des troubadours des XIIe et XIIIe siècles

Ce coffret de quatre CD n’est que le premier volume d’une Anthologie chantée des troubadours des XIIe et XIIIe siècles. Sept autres suivront d’ici fin 2008, toujours menés par le « chantador » Gérard Zuchetto, qui a passé l’essentiel de sa vie à ressusciter le répertoire de ces « inventeurs de la littérature moderne » dont la liberté de parole en occitan fut « un pied de nez au latin désuet des actes administratifs et des prières ».

Avec le Troubadour Art Ensemble et l’aide de la Région Languedoc-Roussillon, Zuchetto entend reprendre la totalité des chan­sons de ces héritiers de la poésie chevaleresque qui « critiquaient les rois et aimaient leurs dames ». Les voix rugueuses ou soyeuses restent au premier plan, en ­solo, sur un arrière-fond discret de vièles, harpes, luths, flûtes et percussions. Les styles varient, d’ornementations arabisantes en solennités empruntées aux chants d’église, de tonalités flamenques en tournures judéo-espagnoles. « Je poursuis celle qui est la plus arrogante envers moi / Tandis que je fuis celle qui me fut favorable », écrivait il y a une dizaine de siècles Bernart de Ventadorn, fils de serviteur devenu « courtois et instruit ».

Eliane Azoulay in Telerama, n°2996, p. 65, 13 de junh de 2007.

dimarts, 12 de juny del 2007

quatre libres












Lo meu blòg - Ma vida amb ieu ;-) / La vida de Méla me demanda...


4 libres de ma joinessa:

- Pinoqui, de Collodi dins una colleccion roja e aur que me crompava mon paire amé un molon d'imatges dau sègle 19.
- Un libre de piratas que sabe pas plus lo nom mai que m'avié pertocat. E qu'ai tornat trobat au concors d'admission de la FEMIS. Dins la satla ont passaviam lo concors d'escenario... Onte pensave de jogar ma vida... E lo libre èra aqui, que me susvelhava, dins un armari en vèire. Que m'esperava dempuèi l'enfancia. E que m'agachava susar sus ma copia (subjècte: marrida lenga).Gausère pas lo raubar. Auriéu degut. Me restarié aquo dau concors d'intrada a la FEMIS... E ma mameta fa de chivau.
- Totei lei libres d'Hergé e mai que mai lo precios Le Monde d'Hergé. Lo papet me crompava un Tintin per jorn a Saint-Agrève onte passaviam lei vacanças a la fresca (fa 23 jorns amé leis avis...) Lei quilhava dins leis aubres per leis escondre. E ma mameta fa de chivau.
- E Franquin creèt Lagaffe. Un libre que me balhèt lo gost a l'art, ais istorias e ai dessenhs.

4 escrivans que legirai encara e encara

- Florian Vernet ( l'òbra tota)

- Zola, L'Assommoir, per l'umor e l'utilizacion de la lenga verda... L'Obra... E tant d'autres...

- Céline.

- D'Arbaud.

4 escrivans que legirai pas mai:

Jamai dire pas mai.

4 libres que prendriái sus una iscla deserta:

- lo qu'ai pas escrich (per lo començar...)
- lei correspondéncias de Francés Truffaut.
- Boris Vian, Tèxtes e Cançons.
- Sergi Gainsbourg, Mon propre rotle, 1 e 2.


4 livres del molon que m'espèra....

- Que Dalle! de Florian Vernet.

- Je, François Villon, de Teulé.

- L'obra integrala de Simone de Beauvoir.

- Lo Decameronet, de Robèrt Lafont.


dilluns, 11 de juny del 2007

Sus lou mercat d'AM.

Sus lou mercat d'Am, sian passa emé mamé. Anavian is eleicioun. Quouro, subran, ausissèn uno musico. Soun d'Indian eisouti que jogon sus uno caisseto enregistrado. Ma grand que counèis rèn à la musico mai qu'a de longo desenveloupa uno sensebilita grando de dire: "Me fa langui. Ou qu'aquelo musico me fa langui'.
E mameto fa de chivau.

diumenge, 10 de juny del 2007

mortis-aigo

Mortes Eaux (Avignon)
Cette nouvelle création d'André Benedetto au Théâtre des Carmes relate un événement oublié de l'histoire : le massacre de travailleurs italiens à Aigues-Mortes le 17 août 1893 qui laissa neuf tués, cent blessés graves, dont plusieurs estropiés. Des pans entiers de l'histoire demeurés dans l'ombre, escamotés, des personnages laissés sur le bord du chemin parce qu'anodins ou considérés comme tels par les tenants d'une histoire officielle rien moins qu'exhaustive, formatée pour des manuels scolaires chargés d'en diffuser une vision unique, édulcorée, il en existe des milliers... Et c'est sans doute le rôle de l'écrivain ou du dramaturge que d'extirper d'un injuste oubli ces événements et ces personnages qui, à leur manière, peuvent témoigner de la dimension humaine de cette histoire, parfois qualifiée mais à tort de « petite », mais qui est porteuse, en vérité, d'une signification parfois autrement plus forte que l'histoire événementielle et officielle.

Se jogo dins l'estiéu au festenau "off" d'Avignoun....

couleitage 3

Magalouno, qu'es uno amigo, canto:

La Chanson d'Aigues-Mortes écrite par M. Jean Tournaire en 1936

Je suis de la ville aux 10 portes
J'ai vu le jour à Aigues-Mortes
Pays aux nombreuses tours
Pays que j'aime avec amour
Levant les yeux pleins de lumière
D'une voix joyeuse et fière
J'ai le ventre bleu, criais-je à papa
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Je suis d'un pays de jolies filles
Où elle sont toutes gentilles
Le soir aux pieds des remparts
On s'attardait souvent le soir
Sans faire de chichis et de manières
Le rendez-vous était la Poudrière
J'y vais, tout le monde y va
De mon temps on s'aimait comme ça
Je suis d'Aigues-Mortes , du midi et puis ça va ...

Après la sel et la vendange
Sans que rien ne vous dérange
Nous la voulons, il nous la faut
La foire et ses beaux taureaux
Bandido et Abrivado
Chacun chante sa sérénade
Moi j'y vais et tout le monde y va
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Ma marraine le Tour de Constance
A dirigé toute mon enfance
Mon parrain le grand Saint Louis
M'a protégé et j'ai grandi
Cela n'a pas été sans peine
Car j'ai pas mal fait de fredaine
Aujourd'hui ça ne se connait pas
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Je suis d'un beau pays de chasse
Mais attention au coup de masse
Lapins, sarcelles et perdreaux
Nous trions tout ce qu'il y a de plus beau
Si vous croyez que j'exagère
Regardez donc ma carnassière
Si c'est un scorpi, on ne le dit pas
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Et quand viendra ma dernière heure
Me conduisant à ma demeure
A l'ombre de nos grands cyprès
Au boulevard des allongés
La foule émue et recueillie
Dira après la cérémonie
C'était un brave gentil petit gars
Il était d'Aigues-Mortes, tron de mille et puis voilà !!!

Mai iéu fau pas de chivau

couleitage 2

Ma grand canto "sis iue ié beluguejon..."
E moun grand fasié de chivau.

Aqui li paraulo e sa particioun:

http://www.dogues-allemands.net/creche06/dinsunocabaneto.htm

couleitage

Moun grand cantavo:
"iéu se poudriéu cagariéu dins mi braio
moun quiéu es miéu e mi braio soun pagado"
E ma mameto fa de chivau.

Reggiani

Reggiani: Lo disc de la descubèrta. Lo disc dau paire. Amé Gainsbourg, Vian, e lo grand Labadie per sa promièra cançon: Le Petit Garçon, mèna d'escenario de cinèma de doas minutas...
La mort dau grand dins Libé.

Reggiani sus scèna.



Leis indispensablas fotografias Harcourt... Per lei cinefils...




E lo generic d'un filme mitic...

D'agachar sus:

http://www.france5.fr/programmes/index-fr.php?affnum=006865&prgnum=0&numcase=196&date=25-06-2007&plage=1200-1900


Un grand e bèu documentari de descubrir sus França 5 aquesta passa.


Difusions:
Dijous 14 de Junh - 21:45 SERGE REGGIANI, IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN...
Diluns 25 de Junh - 15:38 SERGE REGGIANI, IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN...