

Nafraduras dei Parets per Tam

Nafraduras dei Parets per Tam




Ma cambra a 15 euros. En causa deis envasidors fasiéu secar mei bralhas de banh sus lo porta mantèu, dessus lo liech. Lo dacos per se lavar lei mans avié la forma artistica d'una closca en plastic amé de pes. Per la frescor, lo ventilator en flors. Avian lo meme en co de ma bela-maire dins son HLM. PETITION EN LIGNE : http://www.cmtra.org/spip.php?article3874
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Pèire Schwartz, Buts, 2008, Monde.
Mes parents se disputaient en catalan, et comme c’était un ménage bien assorti, ni mes frères ni moi n’avons appris cette langue. Si mes parents avaient été moins heureux, ou si j’avais grandi dans un pays sans dictature fasciste, il aurait peut-être fallu traduire ce texte du catalan, très parlé (dans sa variante lexicale valencienne) non seulement par mes parents, mais par la plupart des habitants d’Elche, la ville proche d’Alicante où je suis né. Mais dans les années 50, quand j’étais encore un potache, en Espagne la seule langue possible («la langue de l’Empire», disaient nos généraux) était le Castillan (l’espagnol). Et ce n’est qu’en Catalogne, et dans certains recoins de la Galice et du Pays basque, qu’a persisté, sous Franco, l’usage dans la sphère privée des langues autochtones.
Manifeste. A partir de 1975, avec l’instauration progressive de la démocratie, les Espagnols ont pu voter, voir des films auparavant censurés, être ouvertement communistes ou homosexuels. Et aussi parler, lire et faire des études en catalan, en galicien, en basque. Depuis le début de l’été, on discute beaucoup du risque que court la langue majoritaire, le Castillan, de perdre sa place dans certaines régions. Un manifeste pour la langue commune, rendu public en juin, fait l’objet d’une vive polémique, et il ne se passe pas de jour sans que le sujet soit abordé dans les médias ou les conversations. Défendu ou attaqué, il est utilisé comme arme de destruction massive par certains commentateurs et journaux traditionnellement de droite. Rappelons que les principaux signataires sont des gens de gauche et qu’ils n’ont pas grand-chose en commun avec l’idéologie ultraréactionnaire - encore impériale - de l’ex-chef du gouvernement Aznar et de ses alliés de l’Eglise catholique.
Pluralité. Le texte a été rédigé par le philosophe Fernando Savater, et on compte parmi ses instigateurs de grands noms de la littérature et de la pensée espagnoles, comme les romanciers Félix de Azúa, Alvaro Pombo et Mario Vargas Llosa (qui a la nationalité espagnole) , les essayistes José Antonio Marina et Carlos Castilla del Pino, ou Albert Boadella, qui dirige la compagnie théâtrale Els Joglars.Certains d’entre eux sont basques ou catalans de naissance, quoique d’expression castillane, et aucun n’est suspect de vouloir réimplanter le monolinguisme obligatoire. Ils dénoncent l’attitude des partis nationalistes au pouvoir en Catalogne, au Pays basque ou en Galice, responsables, selon eux, de dicter des lois qui réservent à la langue commune de l’Espagne une place infime dans l’enseignement général et universitaire. Des lois qui empêchent les «castillanophones» de ces régions autonomiques d’être pris en considération ou de recevoir des communications officielles dans leur langue, qui favorisent, pour les postes administratifs ou d’enseignement, les candidats qui, bien que moins qualifiés, parlent le catalan, le galicien ou le basque.
A Madrid, où j’écris cette lettre dans la langue que j’ai apprise à l’école et à l’université, et faite mienne dans mes livres, ce sujet épineux est regardé de loin et déformé par les intérêts locaux. En qualité de Valencien né dans une ville et une famille où on parle le catalan, je suis très sensibilisé à ce problème et naturellement en faveur de la pluralité linguistique, et de l’extension de ces langues autrefois interdites. Mais j’ai été très déçu par la plupart des arguments négatifs (voire insultants), le plus souvent repris par des intellectuels de grande valeur également, opposés aux auteurs de ce manifeste. Lesquels ont été accusés de «faire de la politique», comme si c’était honteux pour le citoyen non-élu, d’exagérer la fragilité d’une langue parlée par quatre cents millions de personnes réparties sur trois continents et, bien entendu, de faire le jeu de l’extrême droite.
M’anoncèron uèi que l'agéncia onte obre podriá perdre 25 de cents de son efectiéu l’an que ven. E mon amiga L…, qu’es de lònga positiva, d’apondre : « Sariáu tu, pensariáu a una reconversion. As manjat ton pan blanc, Tam ».
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Fotografia: (c) Lou Tam-Tam 2008 - Una fenèsta arlatenca, quauqueis oras avans la prestacion de Mahmoud Darwich dins lo tiatre antic. A la debuta de julhet.