dissabte, 5 de novembre de 2011

Brûler sa vie comme Jeanne pour Brassens

"La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau.
Jeanne, par Georges Brassens.

Je découvre par cet après-midi pluvieux, acoucouné dans mon Camin-d'Aiga, espérant que le Bourgidou ne déborde pas trop, un joli documentaire signé Delphine Deloget, enregistré sur DVD. Magnifique document diffusé trop tard sur Fr3 récemment. Si je comprends bien toutes les images diffusées, en tout cas la majorité, sont signées Brassens en SUPER 8. La réalisatrice a du les rénover, elles respirent le temps présent. Le bonheur suinte sur la pellicule. L'héroïne de ce beau film c'est elle: la petite Jeanne, toute repliée, s'étant donné la tâche dans la vie d'accueillir tous les chats et chiens perdus du monde et de recueillir aussi ces hommes sans attaches, riches de sensibilité, droits dans leur marginalité mais égarés dans la vie. Jeanne. Toute courbée, elle porte le poids du bonheur. Impulsive sûrement comme tout être libre, la jolie muse partage l'impasse Florimont avec Brassens et Marcel, son mari qui trouve la liberté - lui -dans sa maudite bouteille. Vivre sans eau, sans électricité. On est loin de Sète ensoleillée de la première séquence du film. Sète, ensoleillée mais douloureuse comme une île grecque. Pour Brassens, le petit voleur de bijou, c'est la ville du regard de l'autre, du mépris et du rejet. La ville du démonstratif: « Cette ». Il lui faudra une petite cour parisienne pour fuir les mauvais esprits, se cacher et chasser ses démons. Nul n'est prophète en son pays. Chez Jeanne, c'est tout petit mais assez grand pour deux amours. Le plus fort, le plus profond est celui qu'elle ressentira sans doute jusqu'à sa mort pour l'anarchiste. Ils sont beaux à voir. Magnifique et grand jeune-homme, il s'éloignera forcément d'elle peu à peu, petite femme de cinquante ans. Comme dira un des beaux témoins du film: « le temps fait son oeuvre. » Je n'expliquerai pas tout le film mais ce qui m'a touché au plus profond c'est son humanité. Et cette Jeanne, cette grand figure féminine, qui dépasse nos sentiments amoureux. Ceux qu'on ne contrôlera jamais et nous dépassent. Ceux qui font que l'on peut mourir ou se laisser aller pour une seule personne. Le film va d'une plage à l'autre. Plage symbolique des débuts, Sète. Plage symbolique de la paix, du repos et de la disparition apaisée: la côté bretonne. Merci pour ce témoignage humain. Merci pour l'humanité. Merci Jeanne. En ces temps frileux, ce documentaire, par ta chaleureuse personnalité, nous ouvre des possibles.
Subjectivement, j'ai ressenti lors de ce film quelques odeurs charnelles et sensuelles: l'odeur du vin, du café dans la chaussette, des chats qui passent et repassent sans cesse et hantent chaque plan, l'odeur du chien mouillé et son haleine quand Brassens - animal à son tour - lui vérifie ses dents. Tous ces animaux, tous ces hommes, toutes ces femmes. Et l'odeur ronde de l'encre sur les manuscrits du chanteur appliqué. Son journal intime. Bien que le film nous emplisse un peu de mélancolie, je connais des endroits, en France, en Occitanie, en Grèce, dans le monde, chez nos amis où ce bonheur épicé "bande" encore.








dimecres, 2 de novembre de 2011

Viaule Sèrgi, poèta occitan

Qualques poesias de Sèrgi Viaule a legir aqueste ivèrn, acoconat al radiator !

« Refrescar la lenga »

D’unes se demandan a cridals o de sota-votz, e an rason de se pausar la question, çò que Sèrgi Viaule gasanha o mascanha amb sos tèxtes improbables. Sabon pasmens que lo mot « poesia » ven del grèc ποιεν (poiein) que significa « far/crear ». Pus tard, a l’Edat-mejana, lo trabalh dels mots balharà en Occitània « trobar ». Trobalhar/trabalhar, o pas, la rima e lo ritme. Trobar (e doncas cèrcar) es ben far quicòm o crear quicòm. L’estimacion, l’apreciacion de la creacion es a posteriori un autre parelh de margues. Las esteticas van e venon.

Dins son accepcion la mai larga, tot trabalh sus la lenga pòt èsser de poesia. Dins l’òbra de Sèrgi Viaule la poesia es una art del lengatge per çò que fa una utilizacion maximala, e totes azimuts, de la lenga. Dins un tèxte, tanlèu que i a expressivitat lengagièra, se poriá dire que i a poesia. Cresèm poder avançar que l’expressivitat es pas çò que far freita dins l’òbra de Sèrgi Viaule.

« Refrescar la lenga » ? Perqué pas ! Mas cal pas anar quèrre aquí darrèr res mai qu’un vèrs pescat a l’azard dins lo cinquantat de tèxtes que compte aquesta brocadura.

Brocadura de 64 paginas : 6,10 € franc de mandadís.

Coordonadas :

Edicions Lo Clusèl

47, avenguda Charles de Gaulle

81370 Sant Sulpici la Punta

tel 05.63.40.09.33

corrièl : lo-clusel@orange.fr

diumenge, 30 d’octubre de 2011

Matagot à la radio

Le Matagot à la radio. Sur Delta FM (Delta de Camargue):

- mardi 1 10h30
- merc 2 14h30
- jeudi 3 18h30
- vend 4 15h30
- sam 5 9h30

cabaret

Dimanche 6 novembre à 17h au Théâtre de la Roquette de Courthézon

Catherine Dominguez soprano

et Michel Chanard piano

interpréteront des extraits des plus célèbres

comédies musicales du Broadway des années 30

Entrée : 5 €