divendres, 15 de juny de 2007

la grande morte épisode 5


Chaque soir, Monsieur Gòbi joue sa comédie. Il enfile son pyjama Lacoste puis se met au lit. Sa femme, Madame Gòbi, en nuisette, est assise, le fessier contre l’oreiller, sur le côté gauche du matelas. Elle l’a choisi le côté gauche du matelas. Il y a de cela 25 ans.

Elle relit un vieil ouvrage, la thèse d’un ami médecin : docteur François Maïokovski : « Pancréatiques chroniques d’origine ischémique », au sous-titre explicite : « (à propos d’une observation personnelle) ».

Laetitia et Jean, la lettrée et le marin s’aiment parce qu’ils partagent les mêmes silences et les mêmes livres.
Le silence de la mer et le silence de l’écrit se rejoignent par l’horizontalité. Horizontalité de lignes, horizontalité des vagues.

Jean et Laetitia ne partagent pas les mêmes amis. Il a décidé qu’il ne ferait plus d’effort. Elle non plus.
Lui, il s’ennuyait ferme pendant ces dîners pédants où on causait « intertextualité, hypothèses, hyperboles, synecdoques et asyndètes dans les œuvres brèves de Jean-Jean Lebois ». Autant il aimait la littérature régionaliste de Lebois, autant il ne comprenait pas ses analystes. Les faculteux qui bavaient sur son oeuvre littéraire. Lui, il était simple pêcheur. Il n’avait pas appris à lire de la même manière. En autant de temps que ces chercheurs. Mais pour qui écrivait Lebois ? Au début, lors des buffets froids organisés par L’amicale du livre moderne il glissait, il se souvient, quelques blagues scatologiques que personne ne comprenait. Alors ses amis du bar Le Mézy venaient à lui manquer terriblement. Pourtant pas de quoi avoir le mal du pays : le Grau-du-Roi est à cinq minutes de la Grande Motte. Mais ici, ses galéjades provençales faisaient « Flop » ! Il se sentait étranger et par le langage, et par l’humour. Pendant ces mortels buffets de l’amicale pris debout, gobelet de champagne à la main, le cure dent dans le saumon ou dans le roulé aux saucisses, Laetitia le regardait de travers. Coup de coude : qu’il se taise ! Ou qu’il disparaisse ! Il en rajoutait. Alors on avait droit à la gueule. Le masque.

A suivre...

la grande morte épisode 4


Jean baisse la tête lâchement. Enervée, elle va à la caisse, dépose ses pions au guichet. 1000 francs de gain. Pendant ce temps, il reprend la machine en main, songeur. Elle revient. Allume une clope très fine. Longueur et rougeur surréalistes de la cigarette. Le lipstick décolore le filtre orangé. Elle reprend :
- Je suis sure que vous ne faites plus l’amour.
Au jackpot, deux citrons et une poire. Il répond :
- Je l’aime.
- Ah ! Si tu l’aimes… Ca change tout !
Deux poires. Au milieu : un citron. Jean abandonne. Gigi reprend le manche. Et puis, re-jackpot. Une chance de cocue.

A suivre...

la grande morte épisode 3


Gobi s’est approché de Gigi.
Il glisse ses doigts recouverts de bijoux sur le dos dénudé de la femme. Elle aime ses caresses. Elles lui rapportent beaucoup. Elle lui tourne le dos, concentrée sur le jeu :
- Et ta femme ?
Le majeur de Gobi bute sur l’omoplate. Elle renverse la nuque. Il a touché le point sensible.
Le paiement entre ce gallinacé en fourrure et ce client reste comme une habitude. Il y a longtemps que ces deux là sont amoureux. Et ils le savent. Il lui apporte des billets comme s’il lui offrait des fleurs.
- Ça y ’est, kapo ut…
La machine sonne. Vacarme. Gigi a tiré le jackpot.Elle murmure :
- Tu vas la quitter… bientôt ?
- Tu sais bien que...
Elle ramasse les jetons :
- Elle te gâche la vie, Jean. Tu l’as aimée trop tôt. Toute jeune, elle t’a vidé. Toi qui étais fait pour les sorties, les amours d’un soir, les parties de jambes en l’air, et les fumettes illicites…
Jean ne répond pas. Il s’enfonce dans un brouillard de Havane. Gigi lui rappelle sa vie médiocre :
- Et tu restes avec elle…lâche ! …vingt cinq ans avec cette conne… C’est même pas un arrangement familial, ce mariage… Au pire, on aurait pu dire : « il s’est marié pour plaire à papa, maman. C’était l’époque ». Manque de cul, t’es pas pardonnable … Tes parents, ils s’en foutaient… Ils étaient aux Salins. Ils n’étaient pas exigeants avec ton bonheur…
Ah ! Epoque bénie des Salins ! Tout le village du Grau, où Jean était né, était nourri par la récolte du sel. Les parents allaient à l’usine en vélo. Et l’enfant ne connaissait pas la contrainte. Livré à lui-même, il tirait les sonnettes, espionnait les voisins. Il resta longtemps un môme.
Jusqu’à ce que Laetitia arrive.
Alors il fit pêcheur.
Pour échapper au traintrain.
- Tu es resté avec cette sorcière, reprend Gigi, dans les filets de l’habitude, accro à ta vie plan-plan. Et moi qu’est-ce que je suis moi ?
Il ne sait pas quoi répondre, quoi penser, Jean. Il pense à sa chère femme étrangement endormie chez lui. Il pense à Laetitia, il pense à Gigi. Tout s’emmêle. Désarroi adolescent.
- Mais réponds ! Réponds ! Merde ! Tu me parles jamais de ça !Ne me dis pas que tu es heureux avec elle… même tes collègues en disent du mal.
Le khôl coule autour de ses yeux noirs.
- Dis, quand c’est que tu la quittes, Jean ?

A suivre...

la grande morte épisode 2




Casino 1996 - Olivier Rebufa.

Tirage baryté noir et blanc viré au sélénium pour conservation, retouché et signé par l’artiste. Environ 60x80 cm.
Nombre d’exemplaires : 5
Courtesy galerie Baudoin Lebon



Les lumières du casino sont exotiques. On n’a pas lésiné sur les tapis rouges et les lampes vertes. Gigi tire la poignée de la machine à sous en mordant sur le filtre de sa clope. Le filtre en est tout retourné, il en devient marron. La rage de jouer. La rage d’attendre. Elle a rendez-vous avec Jean.
Autour ça sonne et bourdonne. On échange des jetons. On ne se parle pas. On parle à soi et aux machines :
- Va s-y, putain, vas-y.
On est des ombres, on est la foule. On crie, on pleure, on reste impassible. Ça dépend des choix de nos personnalités. Les femmes portent des boas, des pantalons imitation serpent. Ça mâche des chewing-gums, ça fume, ça boit, ça rumine. Certaines bouches obscènes sont soulignées par des maquillages rougeâtres. Les hommes sont en costumes de pingouins. Ils se reconnaissent, se félicitent, se serrent la main. Tapes sur les épaules, et autre gestes virils. Des codes. Des hommes. Des femmes. Et des bandits manchots.

dijous, 14 de juny de 2007

la grande morte, épisode 1




" J’ai eu le courage de regarder en arrière
Les cadavres de mes jours"

Apollinaire.



Jean sort de l’avenue Pescalune. Quartier de la Grande Motte. La Chrysler va vombrissante. Le ciel : Un soir étoilé et chaud d’août. Sur l’avenue la voiture file. Les feux arrières et les veilleuses de la Chrysler dessinent des traits multicolores et rectilignes. Il allume une clope, les vitres ouvertes. Les cendres incandescentes sont des papillons de nuit oranges. Le peu de cheveux de sa tonsure s’éparpillent et se collent sur son crâne chauve. Miles Davis summertime. Au bord de l’asphalte les pins parasols défilent .
Jean Gòbi se dirige vers le casino. Sa femme restée à la maison dort d’un sommeil inquiétant. Il s’arrête au milieu de la route. On doit couper pour accéder au parking.
Clignotant.
Il coupe.

A suivre...

vienne, romanelli, sheller, barbara


Barbara
VIENNE
Barbara - R. Romanelli, 1972


Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
J'aimerais bien que tu comprennes,
Que j'ai choisi l'absence,
Comme dernière chance,
Notre ciel devenait si lourd,

Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
Oh, que c'est beau l'automne à Vienne,
C'est que, sans réfléchir,
J'ai préféré partir, et je suis à Vienne sans toi,

Je marche, je rêve dans Vienne,
Sur trois temps de valse lointaine,
Il semble que des ombres,
Tournent et se confondent,
Qu'ils étaient beaux les soirs de Vienne,

Ta lettre a du croiser la mienne,
Non, je ne veux pas que tu viennes,
Je suis seule et puis j'aime,
Être libre, oh que j'aime,
Cet exil à Vienne sans toi,

Une vieille dame autrichienne,
Comme il n'en existe qu'à Vienne,
Me loge, dans ma chambre,
Tombent, de pourpre et d'ambre,
De lourdes tentures de soie,

C'est beau, à travers les persiennes,
Je vois l'église Saint-Étienne,
Et quand le soir se pose,
C'est bleu, c'est gris, c'est mauve,
Et la nuit par dessus les toits,
Que c'est beau, Vienne,
Que c'est beau, Vienne,

Cela va faire une semaine,
Déjà, que je vis seule à Vienne,
C'est curieux, le hasard,
J'ai croisé, l'autre soir, nos amis de Luntachimo,
Cela va faire une semaine,
Ils étaient de passage à Vienne,
Ils n'ont rien demandé, mais ils se sont étonnés,
De me voir à Vienne sans toi,

Moi, moi, je me promène,
Je suis bien, je suis bien,
Si bien,
Je suis bien, si bien,
Et puis de semaine en semaine,
Voilà que je vis seule à Vienne,
Tes lettres se font rares,
Peut-être qu'autre part,
Tu as trouvé l'oubli de moi,
Je lis, j'écris, mais quand même,
Qu'il est long, l'automne à Vienne,

Dans ce lit à deux places,
Où la nuit, je me glace,
Tout à coup, j'ai le mal de toi,
Que c'est long Vienne,
Que c'est loin Vienne,

Si je t'écris, ce soir, de Vienne,
Chéri,
C'est qu'il faut que tu viennes,
J'étais partie, pardonne-moi,
Notre ciel devenait si lourd,
Mais toi, de Paris jusqu'à Vienne,
Au bout d'une invisible chaîne,
Tu me guettais, je pense,
Jouant l'indifférence,
Et tu m'as gardée, malgré moi,

Il est minuit, ce soir à Vienne,
Mon amour, il faut que tu viennes,
Tu vois, je m'abandonne,
Il est si beau, l'automne,
Et je veux le vivre avec toi,
Que c'est beau, Vienne,
Avec toi,
Vienne...

Que dalle ! : quand l'argot parle occitan

Que dalle” part d’un constat. La plupart du temps les gens considèrent que l’occitan, surtout sous sa forme actuelle, est fortement contaminé par le français. C’est un lieu commun qui a la vie dure car s’il est vrai en partie, il ne faut pas oublier que l’occitan et le français (et l’espagnol, le catalan, l’italien, le portugais…) sont des langues romanes avec un fonds commun important qui permet de passer de l’une à l’autre langue, surtout quand le monolinguisme typiquement français ne bloque pas le passage : attention (fr) atencion (oc) atención (esp) atenção (port.) attenzione (it).

On ne peut pas dire pour autant que ces langues imitent le français.
Surtout il convient de se garder d’un regard univoque : le français a certes influencé l’occitan, mais l’inverse est encore plus vrai (et d’ailleurs le français serait-il ce qu’il est s’il n’avait pas puisé sans retenue dans toutes les langues “régionales” de l’hexagone).

A toute les époques et pas seulement pour un lexique marginal ou vaguement folklorique. (Ce sera l’objet d’un prochain livre). Y compris dans un domaine aussi spécifique que celui de l’argot des truands, l’apport de l’occitan est considérable en quantité, et là aussi pour des termes importants : “mitan” et “pègre” sont deux termes d’origine occitane. “Arquer, baratin, casquer, empaffé, gaffe, maquer, prose...” pour ne citer que ceux-là, sont des mots occitans passés pratiquement tels quels, et sans grand glissement de sens d’une langue à une autre.
Pour les truands occitans “montés à la capitale” il suffisait en effet de parler dans leur langue pour crypter le message, et créer la complicité de corps. La communauté les a ensuite adoptés, sans grandes modifications. L’intérêt annexe de cette recherche est qu’elle montre l’aveuglement d’excellents spécialistes qui ne se sont pas posé la question de ce rapport à l’occitan et offrent parfois des explications étymologiques surréalistes.

Florian Vernet publie en même temps que son essai sur l’argot occitan un roman “J@rdin de las Delícias.com”.

Tèxte: Librarié Sauramps, a Montpelhièr.

dimecres, 13 de juny de 2007

Anthologie chantée des troubadours des XIIe et XIIIe siècles

Ce coffret de quatre CD n’est que le premier volume d’une Anthologie chantée des troubadours des XIIe et XIIIe siècles. Sept autres suivront d’ici fin 2008, toujours menés par le « chantador » Gérard Zuchetto, qui a passé l’essentiel de sa vie à ressusciter le répertoire de ces « inventeurs de la littérature moderne » dont la liberté de parole en occitan fut « un pied de nez au latin désuet des actes administratifs et des prières ».

Avec le Troubadour Art Ensemble et l’aide de la Région Languedoc-Roussillon, Zuchetto entend reprendre la totalité des chan­sons de ces héritiers de la poésie chevaleresque qui « critiquaient les rois et aimaient leurs dames ». Les voix rugueuses ou soyeuses restent au premier plan, en ­solo, sur un arrière-fond discret de vièles, harpes, luths, flûtes et percussions. Les styles varient, d’ornementations arabisantes en solennités empruntées aux chants d’église, de tonalités flamenques en tournures judéo-espagnoles. « Je poursuis celle qui est la plus arrogante envers moi / Tandis que je fuis celle qui me fut favorable », écrivait il y a une dizaine de siècles Bernart de Ventadorn, fils de serviteur devenu « courtois et instruit ».

Eliane Azoulay in Telerama, n°2996, p. 65, 13 de junh de 2007.

dimarts, 12 de juny de 2007

quatre libres












Lo meu blòg - Ma vida amb ieu ;-) / La vida de Méla me demanda...


4 libres de ma joinessa:

- Pinoqui, de Collodi dins una colleccion roja e aur que me crompava mon paire amé un molon d'imatges dau sègle 19.
- Un libre de piratas que sabe pas plus lo nom mai que m'avié pertocat. E qu'ai tornat trobat au concors d'admission de la FEMIS. Dins la satla ont passaviam lo concors d'escenario... Onte pensave de jogar ma vida... E lo libre èra aqui, que me susvelhava, dins un armari en vèire. Que m'esperava dempuèi l'enfancia. E que m'agachava susar sus ma copia (subjècte: marrida lenga).Gausère pas lo raubar. Auriéu degut. Me restarié aquo dau concors d'intrada a la FEMIS... E ma mameta fa de chivau.
- Totei lei libres d'Hergé e mai que mai lo precios Le Monde d'Hergé. Lo papet me crompava un Tintin per jorn a Saint-Agrève onte passaviam lei vacanças a la fresca (fa 23 jorns amé leis avis...) Lei quilhava dins leis aubres per leis escondre. E ma mameta fa de chivau.
- E Franquin creèt Lagaffe. Un libre que me balhèt lo gost a l'art, ais istorias e ai dessenhs.

4 escrivans que legirai encara e encara

- Florian Vernet ( l'òbra tota)

- Zola, L'Assommoir, per l'umor e l'utilizacion de la lenga verda... L'Obra... E tant d'autres...

- Céline.

- D'Arbaud.

4 escrivans que legirai pas mai:

Jamai dire pas mai.

4 libres que prendriái sus una iscla deserta:

- lo qu'ai pas escrich (per lo començar...)
- lei correspondéncias de Francés Truffaut.
- Boris Vian, Tèxtes e Cançons.
- Sergi Gainsbourg, Mon propre rotle, 1 e 2.


4 livres del molon que m'espèra....

- Que Dalle! de Florian Vernet.

- Je, François Villon, de Teulé.

- L'obra integrala de Simone de Beauvoir.

- Lo Decameronet, de Robèrt Lafont.


dilluns, 11 de juny de 2007

Sus lou mercat d'AM.

Sus lou mercat d'Am, sian passa emé mamé. Anavian is eleicioun. Quouro, subran, ausissèn uno musico. Soun d'Indian eisouti que jogon sus uno caisseto enregistrado. Ma grand que counèis rèn à la musico mai qu'a de longo desenveloupa uno sensebilita grando de dire: "Me fa langui. Ou qu'aquelo musico me fa langui'.
E mameto fa de chivau.

diumenge, 10 de juny de 2007

mortis-aigo

Mortes Eaux (Avignon)
Cette nouvelle création d'André Benedetto au Théâtre des Carmes relate un événement oublié de l'histoire : le massacre de travailleurs italiens à Aigues-Mortes le 17 août 1893 qui laissa neuf tués, cent blessés graves, dont plusieurs estropiés. Des pans entiers de l'histoire demeurés dans l'ombre, escamotés, des personnages laissés sur le bord du chemin parce qu'anodins ou considérés comme tels par les tenants d'une histoire officielle rien moins qu'exhaustive, formatée pour des manuels scolaires chargés d'en diffuser une vision unique, édulcorée, il en existe des milliers... Et c'est sans doute le rôle de l'écrivain ou du dramaturge que d'extirper d'un injuste oubli ces événements et ces personnages qui, à leur manière, peuvent témoigner de la dimension humaine de cette histoire, parfois qualifiée mais à tort de « petite », mais qui est porteuse, en vérité, d'une signification parfois autrement plus forte que l'histoire événementielle et officielle.

Se jogo dins l'estiéu au festenau "off" d'Avignoun....

couleitage 3

Magalouno, qu'es uno amigo, canto:

La Chanson d'Aigues-Mortes écrite par M. Jean Tournaire en 1936

Je suis de la ville aux 10 portes
J'ai vu le jour à Aigues-Mortes
Pays aux nombreuses tours
Pays que j'aime avec amour
Levant les yeux pleins de lumière
D'une voix joyeuse et fière
J'ai le ventre bleu, criais-je à papa
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Je suis d'un pays de jolies filles
Où elle sont toutes gentilles
Le soir aux pieds des remparts
On s'attardait souvent le soir
Sans faire de chichis et de manières
Le rendez-vous était la Poudrière
J'y vais, tout le monde y va
De mon temps on s'aimait comme ça
Je suis d'Aigues-Mortes , du midi et puis ça va ...

Après la sel et la vendange
Sans que rien ne vous dérange
Nous la voulons, il nous la faut
La foire et ses beaux taureaux
Bandido et Abrivado
Chacun chante sa sérénade
Moi j'y vais et tout le monde y va
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Ma marraine le Tour de Constance
A dirigé toute mon enfance
Mon parrain le grand Saint Louis
M'a protégé et j'ai grandi
Cela n'a pas été sans peine
Car j'ai pas mal fait de fredaine
Aujourd'hui ça ne se connait pas
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Je suis d'un beau pays de chasse
Mais attention au coup de masse
Lapins, sarcelles et perdreaux
Nous trions tout ce qu'il y a de plus beau
Si vous croyez que j'exagère
Regardez donc ma carnassière
Si c'est un scorpi, on ne le dit pas
Je suis d'Aigues-Mortes, du midi et puis voilà ...

Et quand viendra ma dernière heure
Me conduisant à ma demeure
A l'ombre de nos grands cyprès
Au boulevard des allongés
La foule émue et recueillie
Dira après la cérémonie
C'était un brave gentil petit gars
Il était d'Aigues-Mortes, tron de mille et puis voilà !!!

Mai iéu fau pas de chivau

couleitage 2

Ma grand canto "sis iue ié beluguejon..."
E moun grand fasié de chivau.

Aqui li paraulo e sa particioun:

http://www.dogues-allemands.net/creche06/dinsunocabaneto.htm

couleitage

Moun grand cantavo:
"iéu se poudriéu cagariéu dins mi braio
moun quiéu es miéu e mi braio soun pagado"
E ma mameto fa de chivau.

Reggiani

Reggiani: Lo disc de la descubèrta. Lo disc dau paire. Amé Gainsbourg, Vian, e lo grand Labadie per sa promièra cançon: Le Petit Garçon, mèna d'escenario de cinèma de doas minutas...
La mort dau grand dins Libé.

Reggiani sus scèna.



Leis indispensablas fotografias Harcourt... Per lei cinefils...




E lo generic d'un filme mitic...

D'agachar sus:

http://www.france5.fr/programmes/index-fr.php?affnum=006865&prgnum=0&numcase=196&date=25-06-2007&plage=1200-1900


Un grand e bèu documentari de descubrir sus França 5 aquesta passa.


Difusions:
Dijous 14 de Junh - 21:45 SERGE REGGIANI, IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN...
Diluns 25 de Junh - 15:38 SERGE REGGIANI, IL SUFFIRAIT DE PRESQUE RIEN...