dimecres, 7 de desembre de 2011

rentrer ce soir

Ville de Tam. Nuit noire caféine de décembre. Les réunions s'achèvent à neuf heures. A se demander si à l'Agence de Voyage on ne nous retient pas pour dépenser moins. C'est la conseillère en com, Madame Guindy, qui m'a ramené dans sa voiture froissée bleue. Entrant dans sa casserole, j' lui dis, dans une bouffée de buée blanche comme un nuage:
- Au moins, on te la volera pas.
Elle m'dit dans une autre bouffée de buée (rose cette fois):
- Je me promènerais avec un seul volant sans les roues, les pédales et la carcasse, j'aurais encore moins de chance de me faire voler.
Ell'me parle Madame Guindy du fils à Toulon qui fait l'armée, du frère à Marseille dans la déco et qui fait les allers-retours car les loyers... et la soupe à maman... le mari qui se plie le dos fréquemment au club de gym et cette con de com de plus en plus dure à monter depuis qu'on a moins de budget papier, moins de budget encre, moins de budget photo, moins de budget Guindy. Heureusement pour mes yeux: on conserve le buget mannequin. Ah. Caliente. La belle mama Guindy, insensible, te mène tout ce beau monde à la baguette. Paroles. Paroles. Parlotte. Et si. Et ça. Patin couffin. Ronds de buée multicolore qui s'évaporent contre le pare-brise humide. On est plus là pour parler boulot. Comme d'habitude j'écoute pas. Mon corps est en pilotage automatique. Ma tête dit "oui", mon esprit part ailleurs. Je pense à Saucine. J'ai tellement envie de crier sur les toits... que... Tu le crois? Mais ce n'est pas à Guindy qu'il faut se confier.
D'ici, je vois mon appartement-véranda en haut de la haute tour boueuse. Vivre ici reste pratique. Derrière un supermarché discount et quelques immondices. J'attends ici comme en exil une transformation, une amélioration. Il va bien se passer quelque chose dans cette pute de ville de Tam? Une mutation? Encore moins, si le gouvernement se voit obligé de perdre son triple A, son label rouge, son n'importe quoA. Mais dis-moi: ça va atiser quelles haines si on ne nous considère plus?
Le portail sécurisé en fer s'ouvre. Ouverture automatique. Clic. Chaque fois que je le vois s'ouvrir je pense aux deux portes du château de Moulinsart. Avec le boy scout et le capitaine, heureux de retrouver le plancher des vaches, mon bon Milou.
Je colle mon nez contre la vitre de la casserole.
- T'as vu?
- Hein? Quoi?
- L'appartement allumé. Là-haut. C'est le mien. Le rideau bouge.
- Mais tu hallucines, mon pauvre Tam. Tu hallucines.
L'appartement... éteint. Hallucination? La fatigue? Tu le crois? Est-on en train de me visiter? Ils sont là-haut. Ils m'ont vu. Ils sont planqués derrière le rideau. Mais je l'ai bien vu bouger, avec cette lumière... Là-haut on... Deux poutou bien tendres. Guindy c'est ma maman d'ici mais elle ne veut pas monter avec moi. Elle me laisse seul avec ma solitude. Elle m'offre un Tuperware de soupe à la carotte. T'as besoin de repos mon ami. Tu flippes. Je traverse le parking, peu rassuré et je monte au cinquième étage de ma tour. Que vais-je trouver là haut?

"Hic clavis, alias porta" (La clef est ici, la porte aussi) - Dessin original de Victor Hugo

dimarts, 6 de desembre de 2011

mei nuechs d'insomnia


Vaqui a de que semblan mei nuechs
Voilà à ce qu'elles ressemblent mes nuits

les matins se suivent et se ressemblent




Vila de Tam. L'appart vitré. Les matins se suivent et se ressemblent. Je vais trainer dans ce jogging gris et faire chauffer l'expresso acheté en Espagne sur la Jonquera. Celui qui te troue le ventre toute la matinée. Les images des Matinales se reflètent dans le vitres qui filtrent les rayons de soleil. Je bois les paroles riantes de Maitena. Mes paupières se rouillent. J'ai passé la nuit sur l'Internet à compter les moutons d'Arte plus sept. Aujourd'hui: combat syndical, ignorer Saucine dans les couloirs et les bureaux pour n'éveiller aucun regard et se retrouver peut-être en cachette dans le placard à balais. Et croiser les patrons, croiser les patrons de l'Agence de Voyage de la ville de Tam qui à force de nous parler mal nous feront tous quitter la boite.

diumenge, 4 de desembre de 2011

A l'entorn dau libre en Provença

Autour du livre en Provence

9,10, 11 décembre 2011. ARLES.

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La Boutique des Passionnés & l'Association Attention Culture !

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Signature du Matagot, samedi, à partir de 15h30