dijous, 15 de maig de 2008

Les pratiques artistiques hors de l'école

Les pratiques artistiques hors de l’école ?

Une circulaire interministérielle sur l’éducation artistique et culturelle a été publiée au BO du 8 mai 2008 sans avoir fait l’'objet d’'aucune consultation préalable.

On ne peut que souscrire à la volonté affirmée de développer l’'éducation artistique et culturelle au sein des établissements scolaires, mais le texte annonce en fait une série de mesures dangereuses pour l’avenir des disciplines artistiques dans les collèges et les lycées.

Certaines visent en effet à sortir de l’obligation scolaire les pratiques artistiques et à les transférer progressivement à l’accompagnement éducatif, voire à la sphère privée (chèque emploi-service). Le texte prévoit même que dans le cadre de la nouvelle épreuve d’histoire des arts au diplôme national du brevet, les élèves puissent également « valoriser une pratique artistique personnelle, développée dans ou en dehors de l’école. »

L’accès aux pratiques artistiques et culturelles est un enjeu majeur pour le système éducatif qui a développé depuis des années des dispositifs variés dans les enseignements et en prolongement de ceux-ci.

Le SNES rappelle son opposition à la dénaturation des enseignements artistiques que représente la mise en place de 50 % d’histoire des arts dans les programmes d’éducation musicale et d’arts plastiques et de 25 % dans ceux d’histoire.

Il invite les collègues à continuer à signer la pétition, mise en ligne sur son site, qui a recueilli à ce jour 5000 signatures.

Le SNES ne peut accepter que des pratiques artistiques travaillées en dehors de l’école puissent être évaluées au brevet. Cela va à l’encontre de la démocratisation des pratiques artistiques et crée un précédent.

Il appelle les collègues à réagir vivement à ces dispositions.

Il appelle les collègues à être massivement en grève le 15 mai, à être nombreux dans les manifestations, et dans la manifestation nationale du 18 mai

2 comentaris:

Anònim ha dit...

Bonsoir

Je viens de recevoir le communiqué de la FSU sur les enseignements artistiques au bac. Et je ne peux m’empêcher de faire le lien avec les dysfonctionnements divers et les retards dans l’organisation du bac cette année, concernant les options. Apparemment, dans plusieurs bahuts (chez nous à Monnet, mais aussi à Mendès,Vitrolles) les convocations pour les épreuves de musique et langues anciennes notamment n’étaient pas arrivées mardi pour des épreuves vendredi ou la semaine prochaine. Les élèves paniqués ont réclamé à l’administration, qui a renvoyé la balle au rectorat etc (on connaît la chanson).

Une copine prof de théâtre sur l’académie de Créteil a le même pb avec les épreuves d’option théâtre (là, on n’a pas convoqué les examinateurs, qui sont rares, et qui se battent pour obtenir des ordres de mission pour faire passer quand même les épreuves aux élèves )

Comment ne pas voir dans ce désordre la volonté de jeter le discrédit sur les options dites « rares », dont on sait que Darcos ne veut plus ?

Comment ne pas y voir, partant, la 1ère étape de la dislocation du bac ?

Comment ne pas interpréter toute cette machine et les attaques successives que nous avons subies comme la volonté de briser l’école publique ?

Et comment ne pas constater que le gouvernement a gagné ? Montrez-moi que je me trompe. Désolée de ce discours moche et qui fait tache ; il ne se veut pas démobilisateur mais lucide à la veille d’une grève - sans doute réussie.

Nous sommes morts, et pas de notre belle mort.

Les lycéens finissent demain la lutte : la FIDL en a sonné le glas, et le bac les rappelle.

Alors quoi ?

On s’agite, on se réunit, on cause, on se ruine en grèves, on argumente, on organise,on manifeste, on s’épuise, on se bat chaque jour contre les moulins à vents qui dirigent nos bahuts. Et donc ????? Darcos nous renvoie à nos bouffonneries.

Je ne suis plus du tout sûre que la grève du bac soit une connerie. Parce que, jusque là, qu’est-ce qui nous a retenus pour la faire, cette fichue grève du bac ? Et ce malgré des mobilisations puissantes, comme en 2003 ?

Seulement l’idée que cela serait tendre le bâton pour nous faire battre, et qu’on ouvrirait la porte aux critiques contre cet examen national trop coûteux etc. On avait raison, je crois. A l’époque.

Mais maintenant ? Que reste-t-il du bac ? Combien de temps pour achever le moribond ? Encore une ou deux années d’agonie, et puis il restera une mascarade d’examen. Quelques TPE bidons, et le reste en contrôle continu. Juste pour sauver la face.

Colette Combet a lancé le débat de la grève du bac, sur cette même liste, il y a quelques jours, et il y a quelques jours encore il me semblait périlleux. Mais qu’avons-nous à y perdre ? Que nous reste-t-il ?

QUELLES ARMES AVONS-NOUS ????

J’aimerais entendre sur ce point l’avis des camarades. Ça me mettrait du baume au cœur , en ce mois de mai décidément si insipide. Pardon d’avoir déversé sur la liste mon écoeurement mais il me semble que ce qui doit se dire – s’épancher ? – c’est l’angoisse et la désillusion qui s’empare de beaucoup d’entre nos collègues, engagés ou passifs, optimistes ou défaitistes.

Kty

Tartina ha dit...

E òc, la sola arma qu'avèm es de far un "boycott" del bac. Cal far pression suls sindicats perque se banhen : es pas una jornada de cauma, o doas o tres, que van vertadierament cambiar las causas. Anam tot dreit cap a una privatisacion de l'educacion nacionala; se nos bolegam pas las patèrlas uèi, deman serà tròp tard. Vòlon suprimir lo Capes, aprèp l'agreg., e copiar lo modèl anglés : los joves ensenhaires seràn recrutats al "mai disent" e al mens car pels caps d'establiment.
E per las opcions, me fau pas tròp de farfantèlas per çò qu'espèra l'occitan, emai se d'unes creson que la lei que serà prepausada pel govèrn sus las lengas de França, serà "una avançada bèla". Te cresi !
Tartina