divendres, 11 de juliol de 2008

Robèrt Lafont: Le coq et l'oc

Dans son roman Le Coq et l'Oc , publié chez Actes Sud en 1997, Robert Lafont, immense auteur occitan, fait remarquer: " A la ville comme au village, l'émotion, de joie ou de peine, explose souvent en patois chez des francitants reconnus. Dans l'amphithéâtre, les lazzi qui traversent l'espace ne sauraient être en français. C'est en patois qu'on prend à partie le matador castillan peureux. Il n'a qu'à comprendre. Le rire qui secoue alors la foule est une connivence linguistique".

Alors l'autre jour, pendant la corrida de gala de la féria de NÎMES j'ai noté quelques expressions entendues pendant la corrida. 

Voilà ce qui a secoué la foule d'une "connivence linguistique". Trois aficionados au pastis, en chemise souleiado nous ont fait partager les commentaires. En patois comme en Franchimand. A lire à haute voix. Je ne mets pas de didascalies. Vous devinerez les situations. Sinon posez les questions dans "commentaires", je vous expliquerai. N'hésitez pas à faire de grosses voix qui cascaillent et rocaillent:

" Es pas fix lo buou"
"I a de vent pasmens"
"I a de chatonetas au promier reng? Aquo vai pas. A Conde, li fau de chatonetas".
"Bèn".
"A pas trapat la distancia".
"Son lei bendas rojas de Vialat que l'an destabilizat"
"Bèn"
"Fort bèn"
"Re-fort bèn"
"olé"
"Beeeeeeeeeeen. OI!"
"Fai mèfi!"
"Doçamaneta"
"Anem!"
"Bondieu!"
"Ai lei mans blocadas per picar. Pode pas plus"
"Doas belas costeletas"
" Corrida de galà. Quand même, es pas escrich?"
"Avèm pagat! Ou!"
"Le taureau, il a pris une cuite"
"Ils auraient pu mettre un poulain comme cheval de pique"
"Ou alors un âne"
"Je le savais qu'on se ferait enfariner. On aurait dû venir samedi matin"
"Une merde c'est le taureau".