dimarts, 2 d’agost del 2011

Gores Joe: Hammet


Hammet (òc lo creator dau Faucon Maltés e dei còdis dei policiers « hard boiled »)sota la pluma de Joe Gores ven un personatge de ficcion. Detectiu privat e pebron dabans l’eternau a una secretaria blonda e lucha contra la corrupcion deis elegits de San Francisco. Castanhas, bastons, dialògs au cordèu e descripcions cinematograficas elipticas e francas : totei leis elements perfiechs per bastir un roman digne de la seria negra ont es publicat. Una referéncia. Un plaser per l’estiu. Sens parlar de l’estil american remirablament revirat per F.M.Watkins. Gores auriá escrich d’escenariòs per Kojack e Na Colombo. Sens vergonha e complèx. Un cap d’òbra.

Çò que m’espanta en cò de Gores es lo foisonament dei personatges. Coma tomba sus sei patas a cada còp. L’epsiquologia tanben. Se lo lector se perd, eu mestreja e saup onte vai.


Joe Gores, Hammet (1975), Gallimard, NRF, Série Noire, Paris, France, 1994.

Hammet (oui le créateur du Faucon Maltais et des codes des policiers "hard boiled") sous la plume de Joe Gores devient un personnage de fiction. Détective privé et poivrot devant l'éternel il a une secrétaire blonde et lutte contre la corruption des élus de San Francisco. Coups, bastons, dialogues au cordeau et descriptions cinématographiques et franches: tous les éléments parfaits pour bâtir un roman digne de la série noire où il est publié. Une référence. Un plaisir pour l'été. Sans parler du style américain remarquablement traduit par F.M. Watkins. Gores aurait déjà écrit des scénarios pour Kojack et Madame Columbo. Sans honte et sans complexe. Un chef d'oeuvre.

Ce qui m’épate chez Gores c’est le foisonnement des personnages. Comment il tombe sur ses pattes à chaque fois. La psychologie aussi. Si le lecteur se perd, lui maîtrise et sait où il va.

Joe Gores, Hammet (1975), Gallimard, NRF, Série Noire, Paris, France, 1994.

dilluns, 18 de juliol del 2011

Dexter

Aqui una promièra aficha de Dexter vista dins lo metro de London. Fotografia personala. Era en 2007 o 2008. Me remente gaire.
Uèi a l'ostau. Descubèrta de la promièra sason de Dexter en DVD. Es antic. Es tragic. Tot ço que m'agrada. Vos l'aconselhe. Mai benlèu que siatz ja a la sason tres. Fau aimar la sang. E lei mites. Tarrible!

diumenge, 17 de juliol del 2011

ad libitum

Cette mélancolie lourde qu'il trimballe. Ce morceau cassé invisible. Comme un os brisé. Qui pèse mais qui perce sa peau. Mais qu' il ne veut soigner. La fracture. Ces os pointus et aiguisés de lapin qui étoufferont les chiens à sa mort quand ils le décharneront. Cet état sauvage qu'il conserve pour se protéger. Tu crois que c'est normal. Cet individualisme. Pour ne pas se mélanger. Merde. Tu crois que c'est normal. Cette solitude passionnée. Tu crois que c'est normal. Guitare électrique saturée. Solitude solo. Au refrain. Ad libitum.

divendres, 1 de juliol del 2011

l'actritz es morta, visca lo cinèma mondiau!


Quand l’annonce d’une actrice décédée prouve que nous sommes vivants. Treize heures. Petit déjeuner espagnol. Je m’arrête à une terrasse ombragée pour un caffè americano. Je sais, on me dit, que face à la mondialisation j’ai peu de chance ici de trouver l’existence et l’influence d’une culture française ou occitane. Plus dramatique : la civilisation du pays intérieur disparaît progressivement en son propre territoire. Parler anglais et manger américain s’impose comme une fatalité européenne. Je dois nier qu’il existe d’autres cultures. Bref. Je m’appauvris. Et je dois renoncer à la richesse d’une bi nationalité. Ces règles générales dressées par nos médias ou politiques nombrillistes ne sont heureusement détenues par personne. Rien n’empêche l’influence des artistes qui gèrent le monde et le cassent pour le fabriquer à leur image. Tels des dieux décalés un peu fous. L'Art, vert paradis, n'a pas de frontière. J'enfonce les portes ouvertes. On le sait.

Finalement, je ne suis pas conscient, au jour d’aujourd’hui que la culture française puisse influencer le monde. La mort d’une très belle actrice découverte dans le journal du pays, en plein page, me fait mentir. Elle me raconte un pan de l’histoire du cinéma que j’ignore ou que je fais semblant d’ignorer depuis que je m’intéresse aux Arts Visuels. La « nouvelle vague ». Truffaut. Chabrol. Godart. Les premières caméras dehors. L’improvisation. La folie d’une jeunesse. L’inspiration du néo réalisme italien. Peut-être de Marcel Pagnol. Blablabla. Tout cela n’est que cocorico de cette belle histoire française. C’est du niveau : « nos ancêtres les gaulois ». Une mythologie qui se la raconte. Qui se souvient aujourd’hui ? Et si les brillants écrivains de cinéma ou les professeurs des facultés en sont fiers, n’est –ce pas dû à leur nationalité franco-française ? Je suis français. Je lis français. Je regarde et je vante les mérites de l’Art français. Bienvenue chez les quiches. Ça m’emmerde. J’exagère. Je divague. Les doux poètes qui m’enseignent le cinéma n’ont jamais défendu une nationalité sinon le beau pays universel (je ne dis pas « universal ») du cinéma. S’ils avaient tenu des propos localistes, j’aurais démissionné très vite. « Mais enfin, me dit ce journal castillan, le cinéma hexagonal a bercé l’Europe mon pauvre Tam. Voilà ce que te raconte l’actrice morte retrouvée noyée dans sa piscine. Et si le corps ne veut plus flotter, il faudra bien un jour ou l’autre qu’il remonte. Même attaché par une chaine à un lourd fauteuil de cinéma en velours rouge » Oui. La voix off de ma conscience a raison. Par le sordide fait divers, l’actrice remonte à la surface de nos souvenirs. N’est-elle pas la première maîtresse du pauvre Antoine Doisnel annonçant une saga marquante d’un « certain cinéma français » ? Les quatre cent coups. Antoine et Colette. Marie-France (nom prédestiné pour cet article) se rappelle aujourd’hui à la surface de nos plus beaux souvenirs. Dans un journal étranger. Dans une petite ville provinciale espagnole. Ce n’est pas un fait divers. C’est une pleine page. C’est très important pour les spectateurs d’aqui. Oui. C’est elle, magnifique. Superbe portrait. Et je vois par cette mort, le signe radical d’un dernier engagement féminin. Se rappeler à nous comme le cinéma européen se rappellera au monde un jour ou l’autre.


Grâce à Marie-France on retrouve un cinéma mondial et non mondialisé... "Un film tourné dans cinq pays!" annonce fièrement le générique. On garde les sous-titres en anglais pour montrer sa forte influence.

lo Palafox: un cinèma de Saragossa





dimecres, 1 de juny del 2011

Un Matagot Moderne: une nouvelle publication

UN MATAGOT MODERN

Roman fantastique






Mai de 2010. Joan e Frosina, un jovent de 15 ans e una adulta se veson mesclats a un afaire : perqué la vila coneis mòrts e catastròfas dempuèi una setmana ? Sariá-ti la fauta d’aquel èstre estranh que se rescòntra cada jorn sus lei luòcs dau drame ? Quau es ? E dequé vòu ? Van menar una enquista, dins leis carrieras ò sus lo malhum de l’Internet, semenada de dobtes, de rires e d’angoissa. Entre fantastic modèrn e tradicionau occitan.


Mai 2010. Jean et Frosine, un adolescent de quinze ans et une adulte se voient mêlés à une affaire: pourquoi la ville connaît morts et catastrophes depuis une semaine? Serait-ce la faute de cet être étrange que l'on rencontre chaque jour sur les lieux du drame? Et que veut-il? Ils vont mener une enquête, dans les rues ou sur le réseau d'internet, semée de doutes, de rires et d'angoisses. Entre fantastique moderne et traditionnel occitan.


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dilluns, 9 de maig del 2011

saragossa



Devant les vitrines, il y a, à Saragosse, cette curieuse impression de n'avoir pas quitté les années cinquante. Comme à Saint Flour. Les vieilles devantures du Cantal me font penser à un vieux Maigret. En Espagne, l'ambiance bien sûr est différente. Mais un passé moderne n'est pas loin...

diumenge, 24 d’abril del 2011

Twain Mark: N°44, le mystérieux étranger.




Mark Twain : Un misterós estrangièr

Ais edicions Tristam ven d’espelir una revirada franchimanda inedicha de Bernard Hoepffner : N°44, Lo Misteriós Estrangièr. Es un libre fantastic, un cònte « ancian trapat dins una crucha e revirat librament d’aquela crucha » coma lo ditz son sota títol. L’autor american nos pivèla de tant d’invencions narativas. Es tant modèrn ! Siam prches d’un esperit de contaire precís, jamai despassat. L’istòria remonta a l’invencion de l’estampariá, en Austria. A la debuta, coma dins Lo Libre de Catòia de l’Occitan Joan Bodon (que lo mond entièr devriá legir e revirar dins totei lei lengas) vesèm lo poder dei religions divèrsas que trèva leis esperits d’un vilatjòt. Aquò nos rementa lo riget per leis autrei dròlles de la religion deis « enfarinats » dins lo meme libre. Lo promièr capitol de Twain, eu, fa una curiosa analisi dei cresènças au sègle 15 : « L’Austria èra fòrça luènh dau mond, e endormida ; en Austria èra sempre l’Atge-Mejan, e se podiá pensar qu’i demorariá a jamai. Cadun la botava meme de sègles e de sègles en arrièr e disián que d’après lo relotge mentau e espirituau, èra encara l’Atge de la Fe en Austria. »

L’enfància, coma en cò de Bodon, es bailejada (per dire pas rosigada) per la religion : « per nosautres, lei mistons, Eseldòrf èra un paradís. Nos embestiavan pas gaire a l’escòla. Dins l’ensems, nos ensinhavan a èstre de bòns catolics ; a venerar la Vièrgia Maria, la Glèisa e lei sants mai que mai (…) » Es ansin que Twain pòu donar a son racònte un ambient versemblable. Davans tant de manipulacion deis armas fa intrar dins son atalhièr d’estampariá un « estrangièr », un diable, un esperit. Un numerò. Lo 44. Lo jovent sens nom, que van sonar « Grana de Preson » va patir deis idèias recebudas de la familha deis estampaires e de sei joineis obrièrs. Mai 44 se va desvelar bòn magician e lector deis armas : coma dins la sèria True Blood, sarà capable de legir dins lei pensadas. Es de bòn legir. L’estil es linde e t’arrapa d’aise d’aise. Coma dins son geniau Tom Sawyer , Twain charra d’una idèia traç que modèrna : l’idèia de la differéncia, l’acceptacion de l’Autre dins l’ostau, dins lo vilatge e – benlèu per nos, qu’aquò te fa soscar – simplament au país. Magic.

Tam.

Mark Twain : N°44, Le Mystérieux Etranger, Tristram, 2011.

De legir parier dins lei memeis edicions :

Mark Twain, Les aventures de Tom Sawyer, Tristram, 2008.

Mark Twain, Aventures de Huckleberry Finn, Tristram, 2008.

En occitan per faire un percors crosat e una lectura comparativa:

Joan Bodon, Lo Libre de Catòia, edicions de Rouergue.

Aponde aquí la nòta de l’editor sus la quatrenca de cubèrta :

« Per aquel ultim roman, que li a consacrat lei dotge darnièreis annadas de sa vida (…) l’autor deis Aventuras de Tom Sawyer e d’Huckleberry Finn aviá la desirança d’escriure amé una libertat totala. Voliá monstrar – en se conhant dei prejutjats, deis opinions ò dei cresènças de quauqu’un mai – çò que fargava – segond eu – lo pregond de l’arma umana. (…) Libertat copabla : après sa mòrt, es un montatge forra borra considerablament expurjat que sarà publicat. Inedich ais Estats-Units fins en 1969, aqueu cap d’òbra parèis en França per lo promièr còp coma Mark Twain l’aviá escrich ».