dissabte, 26 de maig del 2007

Micheline de Luc Leclerc du Sablon





En cercant un article sus lei trins e lo cinèma vaquí çò que trobère dins lo jornau: L'Humanité. Un article de l'an 2000. Sus lo cineasta e lo trin. Flame.



Cinéma: Luc Leclerc du Sablon, faiseur de films pour les vivants
Premier film. Micheline de Luc Leclerc du Sablon est la bonne surprise de la rentrée. Voyagez assis et yeux ouverts.

GUICHET. " Mon père était ingénieur, polytechnicien et un des dirigeants de la SNCF, voilà longtemps parce qu’il est vieux. Il s’occupait des transports, de tout ce qui roule. Mon grand-père également était dans le même cas que lui. Quand j’ai commencé, au milieu des années quatre-vingt, à réaliser des courts métrages, j’ai placé mes histoires dans le train, assez naturellement. Puis, en tirant sur le fil de la bobine, on arrive à quelque chose qui n’est pas explicite pour se dire que le train est une organisation d’une modernité inouïe Le train est quelque chose qui m’intéresse dans sa proposition métaphorique : c’est un monde à lui tout seul, cela ressemble au cinéma. "
" J’ai commencé à comprendre tout cela chemin faisant, chemin de fer faisant (sourire), tout en pêchant des phrases à droite, à gauche, telle cette phrase que Truffaut faisait dire à Léaud dans la Nuit américaine : " Les trains sont comme des films qui avancent dans la nuit. " Un jour, je me suis dit qu’il fallait aller au bout de la question et choisir la proposition suivante : un mec seul prend un train et ne sait pas où il va. Voilà le point de départ du film. "
ACTEUR. " Le train est le personnage principal. Il n’est pas traité comme un décor. C’est ce que j’ai eu du mal à expliquer aux responsables de la SNCF. Je ne suis pas allé les voir comme des prestataires de service mais parce qu’ils sont garants de quelque chose qui ne leur appartient pas : un imaginaire collectif qui nous appartient à tous et sur lequel nous n’avons pas beaucoup de droits, si ce n’est de l’améliorer. Les gens qui ont inventé cela sont des poètes. Ils ont élaboré une proposition industrielle à une échelle qui les dépassait entièrement, à mon sens, et qui confinait à la poésie et à une tentative de résolution à l’échelle de l’humanité de la question " comment rapprocher les hommes et les points de vue ? ".
PREMIÒRE CLASSE. " Je suis passionné par le concret de la politique et de la philosophie. On pourrait en parler des heures. Mais je ne suis pas un syndicaliste ni un homme politique ni un philosophe. Mon approche de la réalité me rangerait plutôt dans la catégorie des poètes. Je me livre à des rabibochages de sens qui ne sont pas académiques, chose qui n’est pas acceptable pour un homme politique, malheureusement peut-être. Maine-Océan me parle beaucoup évidemment : (dit avec l’accent de Bernard Ménez, NDLR) " You are a ticket for a second class or you are in a first class and secondly you didn’t stamp your ticket à la gare. " Que peut-on dire de plus ? Rien. Il est dit là quelque chose de la société, des classes dans la société que je préfère entendre comme cela plutôt que de me faire bassiner avec du discours. Voilà concrètement une vérité des rapports de classe : tu as payé ton ticket, toi, pour être chez les riches ? "
AUJOURD’HUI. " C’est l’ouverture au temps présent. J’aimerais bien être aussi philosophe que mon personnage, mon voyageur. On vit d’une façon trop volontariste. Si on laissait les choses à leur propre expression et les signes que la vie nous envoie se débrouiller tout seuls et nous parvenir, on serait sans doute des gens plus équilibrés, plus libres et, à mon avis, plus heureux. Mais si le principal souci de l’humanité était d’améliorer son bonheur, cela se saurait. "
HASARD. " Le hasard ça s’organise. Ce que doit faire un metteur en scène est de tout mettre en branle pour que le jour J, à l’heure H, quelque chose puisse se passer. Sa maîtrise à lui est sur son comportement, sa posture, qui vont l’amener à un point qu’il ne maîtrise plus. Et ceux qui croient encore l’inverse, jusqu’à faire pleurer leurs acteurs, sont des espèces de fous furieux fascistes. De la même manière, ce qu’un acteur exprime va lui échapper. "
MUSIQUE. " Marc Perrone est un artiste que j’aime beaucoup, un homme formidable, d’une belle humanité. Il a une interprétation remarquable. Il est humble. La musique est plus grande que lui, il ne se prend pas pour plus grand que la musique. Il ne joue jamais deux fois la même musique. Il se balade dans sa musique. Il se joue de sa musique. On s’était rencontrés sur un mouvement social des intermittents et il m’avait dit avoir aimé un de mes courts métrages. Quand j’ai pensé à Micheline, j’ai pensé à lui parce que la thématique du train, du voyage est très proche de la sienne. Son spectacle récent s’appelait Voyages. Quand j’ai lu le dossier de presse, j’ai crû lire la note d’intention de mon film. Puisque tout est dans tout, la musique sera dans le film, pas au-dessus mais à l’intérieur même du film. Dans le train, il y a tout, il y a des hommes, des femmes, des cantinières, des flics, des enfants, des bonnes sours, des paralytiques et des musiciens. Il est venu quelques jours avec nous, de manière aléatoire. D’autres n’auraient pas accepté mais lui a pensé que ce qui nous intéressait, lui dans sa musique, moi dans mon film, était plus captivant que notre propre condition d’artistes, si tant est que l’on puisse s’autoproclamer " créateur ". À ce moment-là on est dégagé : on va jouer la musique là où il faut la jouer, c’est notre métier. Son job est de jouer de la musique pour les vivants, le mien est de faire des films pour les vivants. "
POÉSIE. " La poésie est la meilleure façon de parler du réel. On ne dit jamais aussi précisément ce à quoi on a été confronté, vous et moi, que par la déviation. Le sens arrêté, académique n’existe pas. C’est bon pour les étagères pas pour la vie. L’art transforme la vie, la rend aux vivants d’une façon supportable qui donne des ouvertures. J’aime les films d’Abbas Kiarostami, de Jacques Rozier, de Nanni Moretti, de Cassavetes, j’aime les films d’Ozu, de Jacques Tati. Ce que j’aime chez les poètes est que la forme est libre, s’adapte tout le temps. Le reste m’ennuie. Je préfère les choses moins formelles, plus approximatives. J’aime la liberté de Jean-Luc Godard. J’aime cette liberté que ces gens-là nous demandent d’avoir pour nous-même, d’approcher quelque chose que l’on pourrait avoir à se dire et qui ne durera peut-être pas. "
ACCIDENT. " Comme en peinture, l’accident est premier, il est le roi du monde. C’est accepter que ce qui va vous faire remarquer ce type qui vient de passer est quelque chose qu’il ignore peut-être de lui-même. Les peintres sont des gens pour lesquels j’ai beaucoup d’admiration. Picasso disait que si on sait à l’avance ce que l’on cherche, il n’y a aucune surprise ni aucun intérêt. On pourrait prendre Rilke et ses Lettres à un jeune poète et on arriverait aux mêmes conclusions. Je les crois tellement vraies que je m’étonne qu’elles soient si peu à l’esprit des gens qui font du cinéma. Toute une organisation du travail dans le milieu du cinéma va à l’encontre de ça. Ce qui est important pour moi dans le filmage est de se dire que l’on travaille, on cherche, on gratte, comme un peintre. J’aime dans le cinéma tel que je le pratique là pouvoir m’approcher d’une poignée, la tripoter, sans avoir peur de bidouiller, de taquiner sans avoir honte parce qu’il n’y a pas quarante-cinq personnes qui attendent pendant ce temps : " bon, il est gentil mais il envoie la musique ou il n’envoie pas la musique, on n’a pas que ça à faire ". Moi je ne sais pas ce que je veux ou plutôt je sais ce que je veux mais je ne sais pas forcément comment y arriver. Il n’y a pas d’exemple où on n’y arrive pas donc il faut chercher, filmer, tenter. Et si on tente des choses, il n’y a pas de raison de ne rien recevoir en retour. "
Propos recueillis
par M. G.

Source: L'Humanité.

Lei trins que menan a Marsilha


Lei trins que menan a Marsilha son en retard. Dins lei trins que menan a Marsilha se pòu legir de jornaus a gratis. E lo Liberacion crompat sus lo quai a cinq oras dau matin. Quora as finit ton jornau, lo pòs laissar dins la banasta acrocada au cadièras per lo viatjaire qu’arriva. Dins lei trins que menan a Marsilha, i a ma collèga Faneta que fa l’infirmièra en Avinhon e que va demissionar. Perque l’ambiènt es poirit. E que lei collègas son individualistes e poirits. E que vèn de Marsilha e qu’a sa pichoneta en Avinhon. E que lei viatges Marsilha-Avinhon-Avinhon-Marsilha, aquò la confla. Trobarà surament una plaça dins un espitau a Marsilha. Mai aquò fai gaug de se rescontrar dins lo trin. Lo trin que mena a Marsilha. Se devriam veire mai… Mai la vida… Sabes çò qu’es… Lei trins que menan a Marsilha traucan de còlas, de pibolas, d’usinas, la mar. Provènça dins sa beutat tota. L’umor dei viatjaires es unenc. Se siam trufats totei, sensa se coneisser, de la femna de la SNCF pagada amé un dacòs que fasiá poèt poèt cada còp que vesiá un viatjaire novèu. E que susava de la rega perqué a un moment donat a fach un poèt de tròp e que son cap arribava. E que faliá tot tornar començar. Per lo sondatge dei gènts que prenan lo trin que monta a Marsilha, lo dimècres. Dins lo trin que mena a Marsilha, i a aquela gròssa dodo, tota enribanada. Que vèn de la Còsta d’Asur e que fai caud que se creriam l’estiéu. Ié carreje sa malassa. Ara, vai mudar per Avinhon mai li mancarà la mar. Segur, mai fau seguir l’òme qu’a chanjat de trabalh. Mai ma maire mon diéu come fai caud. I a pas plus de sasons. Mema dins lei trins. Dins lei trins que menan a Marsilha. E lei MP3 d’a fons dei telefonets arabs me banhan la tèsta d’un ragga-muffin que fai cantar lo TER coma una vièllha locò.

dijous, 24 de maig del 2007

La flauto

Le quintet "Flûteries" (flûtes traversières et percussions) avec lequel je joue depuis 3 ans s'est produit dimanche dernier en Avignon sur la place du palais des papes à l'occasion de la fête des roses et dans le cadre de la tournée de Radio classique.
Nous participons à cette manifestation musicale pour la 2ème année consécutive. Il nous a été offert de renouveler ce plaisir à Marseille ce samedi 26 mai de 18h à 19h et le concert sera retransmis en direct à la radio. Pour les curieux ou les amoureux de la musique classique voici les fréquences de radio classique dans notre secteur:

Avignon : 99.4
Nîmes : 89.7
Valence : 106.4

Nous nous produirons aussi le vendredi 1er juin à Monteux, salle du château d'eau à 20h30 en 1er partie, suivi de l'ensemble vocal "Oynac" avec lequel je chante et joue aussi des percussions. Le thème de la soirée est "voyage musical choeur battant autour du monde". L'entrée est gratuite et la soirée se terminera vers 22h30 - 23h00.
Alors peut-être à bientôt pour une récréation musicale...

Eric Boudin, ami dou Tam.

Le Cirque du Soleil à l'aide des gitans


A Saint-Denis, la troupe a négocié le relogement des Roms dont elle occupe le terrain jusqu'à la mi-juillet.
Par Vincent NOCE
QUOTIDIEN : jeudi 24 mai 2007 6 Legit dins Liberacion.

Venu de Montréal, le Cirque du Soleil s'est installé sur un site proche du Stade de France, à Saint-Denis, pour un spectacle qui dure jusqu'à la mi-juillet (Libération du 16 mai). Peu savent que sur ce site vivaient des Roms, dont la présence a compliqué l'installation de l'immense chapiteau. Quand l'équipe québécoise arrive sur le terrain loué par la commune, quatre semaines avant la «première», elle y découvre quatre camps de gitans, qui rassemblent trois cents personnes.
Avant de planter le chapiteau, il fallait assainir les lieux, assurer le dégagement des ordures, installer les adductions d'eau et d'électricité ainsi que les toilettes. Mais rien de prévu pour les gitans. Nulle discussion n'avait été ouverte. La commune n'aurait-elle pas été jusqu'à les déloger par la force ? Le Cirque du Soleil a pris les devants : «Nous avons tout de suite exprimé notre préoccupation et réclamé que le déplacement se fasse de manière respectable et honorable.» Né d'une troupe d'artistes de rue, le Cirque du Soleil, devenu une multinationale (3 000 personnes à travers le monde), a toujours eu à coeur de consacrer une part de ses bénéfices à l'action humanitaire, notamment via l'ONG Oxfam.
Le cirque a immédiatement pris contact avec les représentants de la communauté des campements, notamment par le biais d'associations présentes sur le site comme Terada, Médecins du monde ou la Fondation Abbé Pierre. Il a négocié leur déplacement sur un terrain à l'arrière, expliqué les contraintes du spectacle, du bruit notamment, et souhaité établir en commun «les règles du jeu d'une coexistence». Des financements ont été débloqués, et le cirque a émis auprès de la municipalité de Saint-Denis le souhait que les adductions d'eau et d'électricité deviennent permanentes afin de bénéficier aux gitans après son départ.
«Pour nous, c'était très important que tout se passe bien», souligne Renée-Claude Ménard, porte-parole du Cirque du Soleil, manifestement interloquée de l'impréparation de la commune. Sensibilité des gens de la balle pour les gens du voyage ? Ou, plus simplement, mentalité nord-américaine contre esprit bureaucratique français ? La question de l'avenir du site reste, elle, ouverte.

dimecres, 23 de maig del 2007

*Liza en finale des Amoureux de la Scène

Venez nombreux soutenir Liza et Karim en finale des "Amoureux de la scène" au Théâtre du Chien Qui Fume à Avignon, vendredi 25 mai à 20h30!! Le public dans la salle votera pour son artiste préféré ! Entrée gratuite et places assises pour les premiers venus. Merci de diffuser ce message autour de vous.

diumenge, 20 de maig del 2007

Delfilm es una cançon


Lei seradas amé Delfilm se passan dins lo bonur. Lei seradas amé Delfim se passan alentorn de la cançon. Oc d’aquela cançon preciosa que nos liga totei dos. Dins la vila de S-Q onte la frescor fai son reiaume. Douça frescor d’un mes de mai. A dins sa discotèca un fum de viniles que senton encara lo nòu. D’aquela odor singulara que fa dau 33 torn un objècte unenc. Gròs, redond, fragile, que pren de la plaça dins lei mans. Negra regalissa. Me manca la sabor dau 33 torn ! Lo silhon, lo microssilhon, lo disc sus lo vira-disc laurat per lo safir...
Delfilm a encara de caissetas tamben. Vos remembratz lei caissetas ? AAAAAAAA ! Lei caissetas ! Doas facias. Una fragilitat segura. Una benda que se vira, que se fa rosigar per lo lector. Un objècte limitat dins sei possibilitats. Delfilm a tornat trobar mei caissetas de licean qu’aviáu perdudas. Lei caissetas marcadas maladrechament de mon escrituras patarassa au marcor negre (aquò, me pensave, fasiá anarchiste… ). E tanben lei cançons qu’aviam registradas sus un quatre pistes. Un pauc cerebralas, un pauc romanticas. Fòrça liceanas, qué !
Era una serada rica. Avèm charrat deis influéncias en Art. Lei cançons qu’aimam, que fan partida de la nòstra pèu, de la nòstra istòria. E la question filosofica après l’aperitiéu dau darnier vernisatge dau Libre dins La Pèu : Aquelei voès que nos guidan nos parlan-ti perqué leis avèm trobadas de nòstre propre sicap vò son-ti presentas perque nos son estadas transmesas per quauqu’un que compta dins la vida personala ? Ieu, sabe, que Brel me seguirà de lònga mercés a mon paire. Lo Jazz, lei Beatles, segur, es la maire. Renaud, perque en cinquenca ère amorós de Catarina Certitud e qu’en 1987 faliá se vestir en lobard e aguer un quasèrn sur lo cantaire per agradar a Catarina Certitud. (Vos dise pas lo rastèu pasmens. Pecaire ! Me restarà la cançon per plorar…) Mai tot aquò nos fa una bela camba.
Puèi…Avèm concluit … Bè… Sabe pas plus… Enfin… Çò qu’avèm concluit es que li aviá d’artistes que contarián fins a la nòstra mòrt e… basta ! Per ela, es Higelin. Lo disc descubèrt a costat de la cadena estereò de sei gènts. Aquela folia, aquela poesia que la rassegura, l’espanta e la fa viéure. Segur ! Es Higelin ! Me prestèt una compil per faire mon educacion. Avèm escotat lei cançons de Trenet per Higelin. Lo promier album de Camilha. Avèm fach de silèncis pregronds, leis uelhs banhats per de cançons tristas per se dire… Pas de comentaris… Se comprenèm… Me faguèt escotar una cançon de Fontaine-Higelin per Birkin-Daho. E tanben una autra cançon de sabe pas plus quau. Mai fòrça pregond, parier. La cançon es un Art, bordèu de sang ! La cançon es un Art !
Puèi sus lo còp de 12 oras me garcèt defòra. Deviá reçaupre un autre de seis ex, Delfilm. Un que fa lo… discari !
Delfilm es la musica, Delfilm es la Cançon.

dissabte, 19 de maig del 2007

In Vino

Lou numèro d'In Vino vèn de sourti. Uno passejado sus Rose de pas manca. Pèr descubri la revisto clica sus lou liame à coustat.

quouro calou cantavo dins la cous dou licèu

Ero l'annado 92. Erian Calou e iéu au licèu. Nous avian fourça au refeitori de s'engouli l'ouperacioun BOLO DE RIS. Vous afourtisse qu'èro pas de ris de Camargo. E Calou - qu'a uno voués poulido, mai que mai sus Mercedes Benz - de canta aquelo cansoun improuvisado: "Du riz pour la Somalie/ Kouchner vite dans mon lit". Aro Calou canto pas plus. Descanto.
clicas aqui pèr vous douna l'idèio de la vouès de Calou:

Moun festenau de Cano


dimecres, 16 de maig del 2007

scarlett deon



Rescontrère Scarlett Deon pendènt lei nuechadas caudas dei cafés de la vila d'Agradà. Passa de taula en taula amé sei particions. Es coma un caraoqué. Mai plus tradicionau. E amé l'acordeon. Entre doas o tres tapàs. Un vèire de got roge. E te fa cantar 1000 cançons. Se sabes pas lei paraulas, fau demandar lo numèro que correspond au titol de son quasèrn. E fai tirar Scarlett!


Vaqui ço que ditz son dorsièr de premsa:
"A la manière des accordéonistes de rue des années trente ou quarante, Scarlett Déon distribue ses cahiers de chanson au public pour les faire fredonner en interprétant à la demande avec son piano à bretelles un répertoire de soixante chansons française. Du Temps des Cerises à la Javanaise. "

Scarlett nos escriéu. Vaqui ço que la cantaira nos ditz. E visca lei cantairas!

" Merci beaucoup pour ma somptueuse présentation sur ton blog que j'ai trouvé en tapant mon nom dans google (c'est le premier résultat), je t'ai envoyé un commentaire pour le crédit photo. Je pensais... pourrais-tu rajouter en fin de texte mon contact mail :

au cas où il y aurait des gens qui voudraient m'embaucher....
qu'en penses-tu ?
à bientôt ??? FERIA DE NIMES : je passe chez JANY rue de l'Etoile LUNDI 28 à 20 H
BISES
scarlett"
Scralett preciso:
"ok, il faudrait juste rajouter que "chez Jany" c'est à Nîmes... et le lien où l'on peut trouver tout le programme de ses 20 ans de bodega et plein de photos, c'est www.janymesbodega.fr
à bientôt !!!"
Gramaci Scarlett!

Publique lo messatge perque es agradiéu. E lei cantairas son de serenas que m'agradan...

Me fau precisa... La foutougrafio es de Bruno Doan, de L'Atelier Baie (Nimes). On pou legi e descubri soun obro dins la revisto poulido: In Vino (clica sus lou liame à coustat).

diumenge, 13 de maig del 2007

zoomrang


Coma cercave la discografia dau Carles Trenet, per saupre de qu'èra lo disc dau poèta fadoli que falia aguer dins sa discotèca trobère aquo:

http://www.zoomrang.com

Zoomrang es un siti bèu sus la cançon coma m'agrada. Discografias comentadas amé precision, passion e poèsia. De legir d'urgéncia per leis amoros de la cançon.

dissabte, 12 de maig del 2007

Les cahiers Max Rouquette


Cette publication annuelle, dont le premier numéro vient de paraître est destinée à ceux qui désirent en savoir davantage sur l'œuvre de l'écrivain, et en découvrir certains aspects méconnus.
Ce premier numéro est illustré de photographies inédites en noir et blanc, notamment d'André Hampartzoumian, et Michel Descossy pour la photo de couverture.

26 pages, format A4. Prix : 4 euros > Voir quelques photos de ces
journées


Pour se procurer ce numéro
A Montpellier : à la galerie Cardabelle, 6 rue Sainte-Anne. Ouvert l'après-midi du mercredi au samedi. Contact
Par correspondance : en adressant un chèque de 6 euros (4 € + 2 € de frais de port) à Cardabelle, 6 rue Sainte-Anne, 34000 Montpellier.Le chèque doit être libellé à l'ordre de l'association Amistats Max Rouquette.

corto maltesse, literatura dessenhada


Mon amiga Lalla Hawa me crompèt per Nové un libre d'art. Es Corto Maltese, literatura dessenhada. Fa partida d'aquestei libres que podriam qualificar de "libres bèus". Ilustracions sus papier glaçat, mescladissa de color e de negre e blanc. Lei tèxtes son d'entrevistas (es un recampament) entre Ugo Pratt e dos italians pivelats per lo mèstre: Vincenzo Mollica e Patrizia Zanotti. Lei discutidas fan ressons ais imatges en regard. E es força ben fach. Cada bofiga es lo rebat de l'entrevista. Coma una citacion literaria. La promièra citacion dessenhada es famosa: "A dequé penses Corto?/ - A Artus Rimbaud, un poèta francés. E pendènt aquestei moments, pense a pas ren d'autre."

Ugo Pratt es lo contaire de sa vida. Coneis un fum de legèndas e de dialectes dau monde . Monde qu'a traucat coma son eroï ( a la diferéncia d'Hergé que se documentava força en demorant sus plaça) . Fau l'escotar parlar, Hugo Pratt. Fau l'escotar descriéure aquela clau misteriosa penjada a la paret de son ostau qu'es l'esquichum de l'istoria de tota la familha Pratt (Anglatèrra, França, Italia) . Son rescontre amé un faus indian que rauba lei torristes americans. Son embarrament en co d'un pople d'indigènes pendènt una setmana e son mejan de se ne sortir en fasènt de dessenhs. Son biais de viatjar amé una soleta maleta clafida de papier e de gredons. D'anar pas a l'ostalaria mai de logar en co de l'estajant per se bastir una familha dins cada pais. L'autor a una vida tan rica coma son eroï. E es un plaser de l'ausir contar. Sa vida es un roman fulheton. Una fotografia d'Elisabetta Catalano lo monstra a travèrs d'una veirina. Corto se subrepausa sus la cara d'Ugo. La semblança es pivelanta.

Pratt refusèt, pendènt la genèsi de son obra tota, lo terme de "fumetto" qu'en italian vou dire "Bande dessinée". Era trop popular per èu. Li agradava mielhs d'emplegar l'expression francésa "bande dessinée". Son obra èra de la literatura. Co qu'afortis lo titol dau libre: Corto Maltese, literatura dessenhada.


Mollica e Zanotti, Hugo Pratt littérature dessinée, Casterman, 2006 (per l'edicion en francés).

PS: Es pas d'asard se Pratt se faguèt de longa publicar per Casterman en França. Fau se remembrar que l'ostau d'edicion dins lei annadas 80 creèt lo fabulos mensuau "A Suivre..." ("de seguir", en lenga d'Oc) qu'es lo rèire dau roman grafic. La Bd se limita pas plus au nombre de paginas (de 48 a 62) impausat per l'edicion. Mai pren tota sa libertat. Coma en literatura, lo creator es au centre de son obra, sensa limitas. A Suivre nos faguèt descubrir Tardi, per exemple.

dijous, 10 de maig del 2007

solet dans Tam


Uèi coma ère solet, que l'agéncia èra tampada, me siéu inventat d'istorias... D'istorias que fan paur... que se podrian racontar a de jovents... E, ma fista, èra bèn agradadiéu... Era una istoria fantastica amé una mena de Drac... Me fau contunhar... E acabarai coma l'autor de Harry Potter... Amé Napoleon au poder, fau que mon imaginacion siegue rendable!
Se que non, mon imaginacion e ieu es una bona coabitacion. Oc! Gramaci de pausar la question. Levat que paga pas la renda.... Aquela racha!


De descubrir: D'aprendis dessenhaires sus:



lo western au trabalh

J vou modificar mon escenario qu'a trobat tarrible. Vou levar lei dialogs e lo costat politizat. Vou tornar faire la scèna de quiéu. Enfin, ço que demorarà de mon obra originala es l'unitat d'accion e de temps. Perque li avia pas pensat. Qu'un escenario s'escrivia amé una unitat d'accion e de temps. Es pas acabat.

a star is born


En parlant de comedia musicala, ma preferida es A Star is Born amé Judy Garland. Es long, tragic. En tecnicolor! Siam dins l'atge d'aur dau cinèma oliodian. Lei morcèus musicaus fan partida de l'accion e son pas artificiaus. L'epscicologia dei personates es remirabla. Un morcèu d'antologia: la dança dau parèu dins lo salon. Totei lei objects dau membre servisson per faire un vestit (lo capèu dau lume) o un paisatge dau monde. Agachatz la polida foto de Garland que trobère. L'aviau descubèrt en classa cinèma, lo filme. L'ai crompat en dvd. Tarrible!
Un troç d'aquèu filme prodigios:

dilluns, 7 de maig del 2007

I had a dream

Depuis hier soir, j'ai l'impression que nos vies ressemblent à une grande comédie musicale. A une grande émission de Maritie et Gilbert Carpentier... Avec Enrico Macias, Mireille Mathieu, Halliday, Montagné... Ah! Quel rêve!

dimecres, 25 d’abril del 2007

valère bernard

La Danso de l'Ours... pèr Valère Bernard
Lou Mercat pèr Valère Bernard


E la carrièro B...... pèr Valère Bernard.



Ai envejo de countunia lou viage dins l'Art visuau. Dins ma quisto me demande cu pousquè pinta vo foutougrafia, en negre e blanc, la nostro culturo. Cu pousquè pinta li vilo? E lis artiste? Pensère tout d'uno is aigo forto de Valère Bernard que courrespoundon bèn à l'ambiènt de la vilo de Tam ounte reste. Li coulour pèr pinta l'urbanita, lou negre di vilo e di civilisacioun es aqui. Bèn pensa e bèn plaça. Dins un realisme pantaia dins la negrour. Irounio dou sort: troubarès uno carrièro B......




La vilo, de cop que i a, es desvariado. Se passo que que siègue. Agachas l'eisèmple de la danso de l'Ours... Bacus venguè nous desliéura de nostri cadeno... Ero la fèsto de Pan! On pou se demanda de qué se passo aro dins li recantoun de la carrièro B, de la vilo de Tam... Quouro li estajan patisson de la censuro e dis empacho de la repressioun...


La vido e l'obro de Valère Bernard soun aqui. Basto de clica:



Lou Tam fa sa galarié d'Art. Retra de cantaire, d'autour, de pintre en negre e blanc dins la rubrico: "negre e blanc" !









Mauresco




Siéu fan coume dirié la Mela sus soun blog! Li fiéu de Bob Marley e de Moussu T.

Se clico aqui:

Scènes partagées avec:
Manu Chao, Asian Dub Foundation, Dupain, Fabulous Trobadours, Massilia Sound System, Toko Blaze, Jagdish, la Talvèra, Barbarito Torres, Nux Comica, Ginkobiloba, Billy the kick, Punish Yourself, De La Colline, Raspigaous, les bombes de bal, les footeuses de oai, oai stars, jam session bandia, los de nadau, marti (old school occitane), Stevo’s Teen, Roultaboul, Goulamas'k, la Phocéenne de Dub, Manu Théron, Lo cor de la plana, Jamasound, 100 grammes de têtes, etc

Mistral en negre e blanc

Uno proumié dessin en nègre e blanc de Mistral. Mistral e la Foutougrafio Negro e Blanco. Vaqui un tèmo pèr lou blog...


Pèr countunia on pou vèire ço que fan li felibre d'aro sus:

http://www.felibrige.org/

Frédéric Mistral (1830-1914) came from an old and well-to-do family of landowners that had settled in Provence in the sixteenth century. He was deeply influenced by his early years in the leisurely and patriarchal manor of his father. Mistral read law, but after taking his degree devoted himself entirely to writing poetry in Provençal, the passion for which had been aroused during his school days by one of his masters, the Provençal poet Joseph Roumanille. Mistral's aim was to make neo-Provençal a literary language conforming to fixed standards of purity. For this purpose he spent many years on the compilation of the Trésor dóu Félibrige, a dictionary of Provençal published by the «Felibrige», a literary society that Mistral had founded.Mistral was both an epic and a lyrical poet. His work is determined by Provence, not only in language, but in content and feeling. Provence is the true hero of all his poems. His first great success was Miréio (1859), a story of two star-crossed lovers. It was followed by Calendau (1867), a fantastic narrative poem about a Provençal fisherman. Other works include Lis Isclo d'or (1876) [Islands of Gold], a collection of poems; «Nerto» (1884), a narrative poem based on a chronicle of the Avignon Popes; La Rèino Jano (1890); and Lou pouémo dóu rose (1897) [The Song of the Rhone]. A five-volume edition of his works appeared between 1887 and 1910; three volumes of unpublished works appeared posthumously (1926-30). Mistral wrote an autobiography Moun espelido: Memori è raconte (1906) [Memoirs of Mistral]. His efforts to revive Provençal were at various times supported by the Academie Française and the Institut de France.

dimarts, 24 d’abril del 2007

Western: i am a poor lonsome cowboy

E vaqui. E cric e crac. Lo western es acabat. Vau mandar tot aquo a Ennio Morricone per la particion.
Bon... Tot s'es pas passat coma cresiau. L'ordenador qu'ai trabalhat dessus a work e pas word doncas per mail aquo merda. E doncas la mesa-en-page sembla a un bricolatge de merda. Veirem ço que ne ditz Sergio Leone. Vau manjar ma pasta.

Per la polida cançon de western, clicatz aqui:

http://www.youtube.com/watch?v=1CuwhTmQIYM

E aqui lo generic de mon enfancia:

http://www.youtube.com/watch?v=Wkvq2A7xRY0

E lo generic de la fin:

http://www.youtube.com/watch?v=fNg09WYT48I

E ben! Ca date de 1983! Ca nous rajeunit pas!

dilluns, 23 d’abril del 2007

Lo Western: Corrrida au clar de luna

A! ai arrestat subran lei potringas per l'angina. Aquo vai melhor. E doncas ai poscut te faire una scèna de quieu que Brigita Lahaie e Roco Sens Fredi podriam pas se n'en tornar metre. Encara un cop ai mesclat lei genres. Paure John Wayne! Quora J legirà aquo, va m'empachar d'escrieure la fin de son western. Adieu! Mexic! Adieu Lo film! Lo cop que ven adaptarem un escenario dei Schtroumpfs e sarà mai aisat. Cu se farà la schtroumpfeta?

Lo Western: je serais les cows-boys et tu serais les indiens

Dins la familha siam afogats per lei bendas-dessenhadas. Lo cosin J e ieu avèm legit e collectionat sabe pas quant de BD quora èriam ado. J... trabalha ara la television. E i a un brieu que l'aviau pas vist. E m'arriba l'estieu passat amé una BD de sa joinessa. Un dacos que pas degun a pas legit aqui. Bon voliau donar lei referéncias aqui mai... Se qu'auqu'un vou nos prene l'idèia, siam fotuts-morts e bons per lo quitram e lei plumas. Es l'idèia d'una vengéncia dins un Mexic italian (un Mexic a la Sergio Leone, seguissètz????) E me demanda de ne faire un escenario. Me diguèt: " Ai una chorma tecnica coma aquo e podriam ne faire l'adaptacion e partir au Mexic!" Yes!
Enfin, brèu... Ai dich de oc. Abans falia acabar Ala Negra. Acabère Ala Negra. E escampère Ala Negra.
E doncas, ai un pauc rampelat per aquo faire. E ara siau sus mon Western. Es gostos! Pan! Te mate! Lei clichés son bons! La puta, la mama, l'assessin, lo Shérif, la vila morta, lei penjadissas... E es un plaser de cabussar dins l'escritura cinematografica. Amé lei dialogs, lei descripcions, e patin coffin... Espère qu'aquo se realizarà. Dabans la fuèlha, jogue ai Cow-Boys coma un drollet de cinc ans. Pam! Siatz morts! Tarrible!
PS: Uèi ai ben abançat. Siau a la scèna fatala de sex. Es una scèna cauda cauda. Ai leis imatges sota leis uelhs mai coma descrieure aquo d'un biais... Disem... Cinematografic... Bon li tornarai mai tard. Defora fai bèu. Vau passejar.

Ai vist new-york, new-york USA

Aguère aqueste tantossada una telefonada de l'amiga Liza. Liza la cantaira qu'aviau escrich son promier disque e que vos aviau parlat. Es sempre un plaser de partejar d'idèas de musicas e de cançons novas amé l'Artista. Liza, ara, es a viatjar ai States. Laissa pas França, pasmens. E contunharà de cantar la lenga d'oc, ço que li fa l'originalitat de sa personalitat artistica. Ara, vos l'aviau dich, Liza a madurat e sa musica es mai linda e mai joiasa. Mai ritmada. E trabalha amé de musicaires coma aquo! Coma l'aviau explicat a l'amic Plantevin, un autre amic cantaire, trabalham ara, lei tèxtes a l'anglo-saxona: Tot joga sus la musicalitat, lo ritme e mens sus lo sens. D'imatges precis. De sons precis. Es coma aquo, me sembla, que Gainsbourg a capitat. E aquo balha d'espessor a la cantaira e a sei compausicions. Siau fan de ço qu'avèm fach darnièrament ensems: La dança dau Matagot, Solesa, Parle a la Luna (que sembla un cant d'indians d'Americas).
Aguère crenta, quora aprenguère que Liza laissava lo pais. Parla un anglés perfiech e la lenga passarà mielhs enlai. Mai que mai per faire mestier: cantar anglés es mai aisat! Doncas es acabat per mon pichot trabalh de paraulier? E ben... non. Tot ara me diguèt qu'èra pas sa toca. Leis americans son afogats dei lengas dau monde. E contunharà, la chata, d'impausar la lenga! La polida fa la guida de viatge e fa cantar Provençau dins lei carris! Imaginatz un rican que mastega sa goma sus Pichon Monde. Mort de rire!
Alara, Liza va partejar sei cançons entre lei States e Occitània. Nos laissa pas tombar! Esperèm lèu l'album venènt que sarà mai ric! E encara e totjorn en Occitan!
Ara fau trapar lo bon productor que nos pagarà aquela joia. Perque lei cançons que venon son de joias!

dissabte, 21 d’abril del 2007

Florian Vernet: lo grand retorn

Es mercés a Florian Vernet que sèm venguts a la lenga. Perque fa de libres fabulos, de polars e de novas coma aquo! Son Occitània es inspirada per Massilia, Frederic Dard, Rabelais...
Vaqui lo liame per seguir la presentacion de son libre nou sus França 3, dins l'emission occitana. Un libre sus l'Argot per Florian lo Grand? De mancar pas!

Per descubrir Florian Vernet clicatz aqui, fau agachar l'edicion del 7 d'abriu 2007:

http://videojts.francetv.fr/regions/popup.php?id=l31a_locale&video_number=0

Se pot crompar aqui, lo libre:

http://www4.fnac.com/Shelf/Article.aspx?PRID=1972930

Una gara es un port de terra


La MARPOC e l'IEO venon de publicar leis Actes de l'Universitat d'Estieu de 2004, recampats per Jorgi Peladan. Se podon trapar a: MARPOC, 4 carrièra Fernand Pelloutier, 30 900 Nîmes. Tel. 04, 66, 76, 19, 09. Dos tèmas: L'Oriènt e l'OC e Frederic Mistral.



"Una gara es un pòrt de terra. Dins aquelei dei país paures onte lo Camin de Fèrre es costumièr, lo trin es tot ensems la caravana dei nomads, lo batèu deis immigrants, la rota dei romieus, la dralha dei viatjaires, lo bazar rollant de totei lei merças."


Roland Pecot, Portulan II, Montpelhièr, edicions Tarabusta. Prèmi Meridian 1981 de la vila de Montpelhièr.

Citat per Maria-Jana Verny dins: L'Orient dins l'Obra de Roland Pecout: quauques aspectes, in Actes de L'université d'Eté, 2004.

dimecres, 18 d’abril del 2007

Fin deis emissions: la nuech porta consèu

Era l'enfancia sus lo sofa. Lo dissabte de ser quora aviam lo drech de s'empalhar tardier e de pas espinchar lo filme sota la porta, a la chut-chut coma pendènt lei jorns de la setmana qu'aviam escola. Era - me sembla - l'epoca d'una television mai pausada. Una television qu'avia lo temps e que nos laissava lo temps. E vaqui ço que nos balhava coma presènt per nos dire bona nuech:
http://www.youtube.com/watch?v=okVU6v8phzY
Era una temps avans la privatisacion...

diumenge, 8 d’abril del 2007

Retra de Catalan


Li vacanço de Pasco s'anouncion pèr dins uno semano. Dequé faire? Pèr iéu que siéu acoustuma i viage, i a de causo que me dison bèn: lis art e la culturo. Pas besoun d'ana dins un pais eisouti quouro vas vèire uno mostro de pinturo, d'art vo quouro te perdes au musèu... L'Art es un viage en se.Perpignan anouncio uno mostro poulido de retra de catalan famous... Perpignan es à coustat e es uno vilo que prese forço. Soun soulèu, soun micro-climat, soun èime catalan.

Note aqui l'enfourmacioun prèso aquèste matin sus lou journau:

Lou marque aqui pèr lou pas oublida... Antoine Giacomoni, Les Catalans à Travers le Miroir. Cade jour de 3 o fins à 7 o. 04 68 34 14 35.

dimarts, 3 d’abril del 2007

De la fango

De la boue

Une ville d’Afrique australe. Une cité africaine dont je tairai le nom. La seule chose qui me touche dans ce dépaysement : le souvenir de ton prénom : Eglantine.

Il était une fois un européen largué en quête d’exotisme. Un écrivaillon. Un pantouflard farouche, méridional du sud, qui cherchait l’ailleurs pour fuir. Puisque tu es partie, Eglantine. : j’ai osé… Oui… Prendre les avions, les trains, les fleuves, apprendre à marcher du haut de mes trente ans… La brousse, l’équateur, la chaleur torride : tous ces clichés ces derniers mois, hé ben, je les ai usés jusqu’à la corde dans mon journal de bord pour t’oublier… Aujourd’hui le continent me saoule, je veux rentrer… Basta ! Il ne m’a pas guéri de toi. En ce beau matin de février, je me trouve dans une ville estampillée « européenne ». Miracle ! Des voitures ! Des usines ! Des grands magasins ! Je respire. Hier soir, à mon arrivée dans cet éden, une négresse rousse, dite « la militante », m’a accueilli dans un bureau spécial « estrangièrs ». Elle m’a indiqué l’hôtel d’où je t’écris ce soir, m’a déconseillé la visite de la ville : « C’est une Afrique pâle qu’il fait bon ignorer. A-mé-ri-ca-ni-sée ». Ces syllabes sont articulées avec dégoût. Elle me confie des dépliants : La visite du Kruger parc aux mille hippopotames. Bof. Je verrai plus tard.

Je ne supporte plus les dreadlocks qui se collent dans mes cheveux gras et blonds. De retour à Nîmes, décidé, je me rase. Ah ! ( triples soupirs)… Décidément… je n’aime pas l’ailleurs !… J’écoute une radio africaine infectée de publicité pour le Coke, le Mac Do, et autres Levis Jeans… La speakerine annonce quelques nouvelles... Berk…. On commence par la météo. « Demain la catastrophe. Une pluie de terre menace le pays. Il s’agirait d’une importante dépression tropicale selon le centre de météorologie sud-africain. Nous appelons à la vigilance et à la solidarité ». Enfoncé sur les ressorts de mon lit, balin-balan, je fume un peu d’herbe. Un séisme peut venir, je rentrerai demain.

Ce matin, tombée d’un ciel pisseux, je vois s’écraser la boue. Une boue lourde, écrasante, comme si l’on avait changé la pluie. L’air suffoque : floc ! floc ! floc ! une moiteur chaude, une odeur stagnante s’étend à des kilomètres. Je vois, sur les vitres du réfectoire de l’hôtel où je petit-déjeune se coller une poussière jaunâtre qui découpe la rue en mosaïque. Voilà ce que disent les touristes attablés: Des hommes cette nuit, des gaillards, des solides, auraient construit des ponts tenus par des morceaux de bois. Tout ça pour faciliter l’évacuation de la cité. La chef de travaux serait cette Négresse Rousse. La Militante. Une femme. Tout ça m’étonne bien. Dans la vie je n’ai qu’une conviction : les gens sont égoïstes. En Europe, en Afrique, en France. Un homme, une femme, des bêtes. Tout pareil.

Par la baie vitrée qui nous sert de cantoche, on distingue des hommes d’affaire qui se pressent dans la rue. Alors qu’ils s’alignent pour prendre l’unique bus de sept heures et quart, les épaules carrées, les poings resserrés sur leur attaché-case, ils se désespèrent. Le véhicule n’arrive pas. Ils se dispersent, se cognent, se rencontrent, feignent de communiquer en agitant les mains derrière la façade de leurs portables pour commander un taxi ou évaluer le moral de leur entreprise. Mais tout s’effondre. Gouttes de boue. Un nuage opaque, lourd, beige, se fissure dans le trumeau des usines européennes, derniers vestiges de la colonisation : La terre craquelée du sol se reflète – symétrie précise – en l’air. Petit à petit, le goudron des rues tend à disparaître sous un bain d’eau scabieuse.

Mon logeur me sert un café très long qui n’en finit pas de couler.

- Ce n’était pas prévisible, fait-il en remuant la tête… Non… Pas prévisible… La télé l’avait dit… Mais la télé…Enfin… Hein ?…

Bientôt, par la vitre, on ne voit plus rien. Le plafond se lézarde. Est-ce qu’un lit traversera le plancher ?

Pauvre blanc européen ! Qu’est-ce que tu glandes ici ? Ah ! Eglantine ! Je commence à te haïr ! L’hôtelier me pousse à la sortie. Il n’est plus temps de penser à soi… Il faut sortir. Sortir. Sortir. Oui, sortir pour rejoindre la foule qui, pour lutter, défile dans les rues en injuriant le ciel. Il n’y a rien d’autre à faire pour lutter. Quitter les maisons, les bidons comme des fourmilières et crier des slogans. Car, dehors, les attitudes changent. Les travailleurs au téléphone prennent des figures d’hommes ruinés. Agenouillés dans des flaques houleuses, frappés par le sort du ciel qui, paraît-il, écrase des buildings entiers, ils commencent à arracher leurs chemises, dénouent leurs cravates de cuir qui les enserrent, enterrent leurs mobiles. Ils se déshumanisent. Le costume sali, taché, ils se détorsent. Tous les buildings, tous les immeubles-bidons, (forme moderne du bidonville), sont bombardés sous des « patapaflocs » bruyants et vulgaires. Le ciel gifle le béton, l’asphalte, le verre. La terre gifle la terre. Les rumeurs circulent : Des cadavres flotteraient à l’entrée de la ville. Les pauvres, les démunis, n’auraient plus de maison. Les millions de sans-abris se réfugient dans les églises qui se referment sur eux. A cet endroit de la ville, l’inondation nous épargne encore : C’est par masse que le peuple, forcé par le malheur, dévale dans la rue d’un cœur chaud solidaire. Un défilé étrange se forme peu à peu. Les vêtements collés par la terre, s’incrustent à nos corps. Il faut tout arracher, tout tissus. Métamorphose du peuple habillé en un peuple nu. Les jeunes filles séduites par cette esthétique de terre s’aspergent de boue. Ex Nihilo des chorégraphies se créent. Les paludéennes aux colliers, bijoux et bracelets improvisés, tours-de-chevilles de glaise, avancent de trois pas pour reculer ensuite, se plient doucement pour dérouler leur cou. Alors, synchrones, leurs yeux défient le ciel. 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! ». 1, 2, 3, 4, 5…« Han ! » Ce cri… C’est un effort… Une souffrance… Une agression aux cieux maudits…

Camouflé par la boue, personne ne voit que je suis blanc. Mais dans ma tête, je suis encore de la mauvaise race : je regrette mon canapé, ma télé, Eglantine. Souvenirs nébuleux, je ne pense qu’à moi.

En marchant, je sens un frôlement contre mon épaule. La Militante, la négresse rousse… Je la reconnais… Avec elle, ce combat vain contre la nature se mue étrangement en combat solidaire. Elle me prend le bras et me lance de curieux discours sur la solidarité humaine. Et dans l’euphorie citoyenne, la négresse rousse tourne la tête comme une utopique toupie, poussant des grands cris de joie à chaque nouveau slogan. « La boue m’aura pas, la boue m’aura pas », « Boue y es-tu ? ». Elle interpelle la jeunesse bruyante familièrement connaissant chacun des prénoms. « Ils sont du Parti… Ils ont tout organisé. Tout.» Ses années de militantisme que chacun rejetait comme des propos stériles alors que le monde « fonctionnait », qu’il disait « bof, bof, on n’est pas plus mal, on n’est pas plus bien », portent aujourd’hui enfin ses fruits. Face au bourbier, l’engagement.

Poussé par la cohue – avalanche de chair – je m’éloigne de cet ange citoyen et m’arrête un peu pour souffler. Il fait extrêmement humide, mes dreadlocks collent à mon visage. Cependant la foule continue sa marche funèbre dans un reflux poisseux. Sur le trottoir d’argile des hommes organisent une micro-société. Accroupis, ils arrondissent des huttes de boue séchée, des bauges, des pisés. Devant moi se crée un village sauvage et noble qui s’aligne en pointillés, encadrant sur chaque trottoir la marche de la foule comme un rempart. Tout renaît. La boue reprend sa pluie. On aime sa menace. Comme nous sommes ensemble on ne peut plus mourir. Elle ne fait plus peur. Des hommes se sculptent eux-mêmes en se recouvrant de sédiments. Ils seront les statues-témoin de ce matin de février.

Soudain : L’apaisement. La quiétude de l’être. La confiance en soi, il faut s’en méfier. Alors que tout semble se sécher, se diluer dans le bonheur ou la douce folie, un enfant se met à courir devant nous :

« La Grande Gadoue ! La Grande Gadoue ! »

A des kilomètres d’ici, le barrage a cédé. Les ponts de sécurité prévus par les Militants disparaissent sous le poids des fugitifs. Les routes, plus loin, s’affaissent. Les maisons disparaissent tirées par leurs propres racines. Un bruit monstrueux, indescriptible, annonce la venue de la Grande Gadoue. Une vague de cinq mètres crache dans le boulevard, alors épargné. Nos corps sont fouettés, broyés, noyés, propulsés en l’air, noyés encore, et propulsés toujours. Les plus agiles grimpent sur des toits errants. La Grande Gadoue, chronique d’une légende annoncée : un monstre païen, un Drac africain.

Une vague me projette en haut d’une maison mobile. Flottant sur ma toiture je respire fort et commence à faire dans mes brailles (la peur possède des effets indescriptibles). Je vois des gens s’accrochant à mon radeau. Je ne les aide pas, je ne les repousse pas. Je laisse faire la vie, le destin. Eglantine, Eglantine. Je serais mieux en Europe. Dans ces grandes peur j’imagine toujours ma célébrité, les œuvres que j’aurais pu faire. Ce que j’aurais pu être et que je n’ai pas été. Putain de pays de merde. Qu’on me sauve. Qu’on me replonge dans mon inculture. Je culpabilise : le ciel est venu pour moi, pour me punir. Moi, je, moi. Quand d’autres jouaient aux legos, je jouais déjà à l’ego. Ah ! Ah ! Bonne phrase mais c’est trop tard. Mes pensées s’embrouillent. Les rescapés mâles qui halètent autour de moi, nus sur la toiture, parlent des Hippopotames morts du Krugger Parc. Ils arrivent à se dégager d’eux-mêmes.

Puis, c’est l’apaisement. Les corps n’ayant pu se raccrocher aux toits flottent, gonflés par l’eau. Au loin, nous apercevons un troupeau de cases légères amarrées les unes aux autres.

- Les militants ! crie le grand homme à côté de moi. Ils ont apporté des câbles !

Une main forte, venue d’une autre « barque », rapproche les habitations qui surnagent. La voix est douce, rassurante :

- Rassurez-vous, les townships sont sèches, on va vous guider.

A bout de force, nous nous laissons mener, glissant au fil de l’eau. Les Militants, hommes musclés comme des anges.

Aujourd’hui, les townships ressemblent à des îlots de terre sèche. La population pauvre erre de cases en cases. Plus d’alimentation, plus d’eau potable. Les bouches se blanchissent à cause de la déshydratation. La Négresse Rousse, levée sur une estrade au milieu du camp, donne des ordres précis à la centaine des jeunes du Parti. Certains sont médecins ou infirmiers. D’autres, par leur bravoure et leur détermination, se contentent de porter soutien aux femmes, aux vieillards, aux enfants. Les gaillards s’activent joyeusement pour reconstruire les conduits d’eau potable. Des nourrissons s’assèchent à même le sol. On craint une épidémie de choléra. Les hélicoptères de l’armée paniqués face à la situation virevoltent dans tous les sens, perdent en efficacité tandis qu’au sol La Militante organise une longue chaîne humaine, précise, mûrement prévue avec ses Militants. Des stocks de nourritures pillés hier dans les entreprises circulent de mains en mains. On chante une chanson de travail pour s’encourager. Je suis syllabiquement. Sans m’en rendre compte, j’aide aussi.

Aujourd’hui, la dépression tropicale a quitté la sous-région pour faire place au soleil. Abandonnant les townships solidaires, je refais le chemin à l’envers vers la city. Une bouffée de vent a asséché la boue. Notre chemin si beau, qui a connu notre unité, sous nous se craquelle. Violée par le goudron qui pointe sa laideur, la gadoue s’en va mourir aux fleuves, aux ruisseaux, aux égouts. On rallume les tours et les marteaux-piqueurs. La pollution sonore revient du néant. Aux derniers soubresauts de cette foule dispersée, je m’aperçois que je suis nu. Une rougeur ridicule, une pudeur blanche, entraîne mes deux mains à recouvrir mon sexe. Puis, me tournant alors, je revois ces humains qui aménagent leurs bauges. Moi, je rentre à l’hôtel. Malgré quelques lézardes, l’ensemble est resté intact.

Une douche chaude. Allumer une clope. S’allonger et fermer ma chambre à quadruple tours. Eglantine.