
dimarts, 7 de febrer del 2012
Tapies

dissabte, 4 de febrer del 2012
Christian Vincent

« Quand on regarde quelqu’un on n’en voit que la moitié ».
La Discrète finit par cette phrase littéraire de Christian Vincent et de Jean-Pierre Ronssin, scénaristes et dialoguistes. La Discrète appartient à la catégorie des films écrits. On a envie de le citer, de l’apprendre par cœur. Vingt et un ans plus tard, nous restons surpris devant la lenteur et l’écriture ciselée. Aujourd’hui, s’il est malheureux et difficile de continuer dans la lignée romanesque d’une certaine tradition française au cinéma, on doit avouer qu’il est devenu désuet de regarder un film littéraire car les «Belles Lettres » ne sont plus au goût du jour. Dans ce film, les décors sont figés : la gare, le café, la maison d’édition (ou la librairie); ils se mettent au service du dialogue. La bonne phrase, quant à elle, apparaît, sublime. Elle évolue, à l’image, dans un monde de livres reliés, anciens, et très chers (un des protagonistes achètera une édition très rare à plus de « mille francs »). Et Antoine, le personnage principal joué par le diseur professionnel Fabrice Lucchini, ne fait pas l’amour, il prend des notes. Cette obsession sensuelle du dit (et du non dit, le mensonge reste une des thématiques principales) étonne. Si singulier par son phrasé et sa petite musique des mots (soulignée par l’excellent piano de Jay Gottlieb), ce premier premier long métrage est à redécouvrir actuellement sur ARTE + 7. Sur l’Internet. Prenons donc le temps, sur une tablette qui peut servir aussi de liseuse, de savourer cette œuvre, comme un livre, à l'horizontale, dans le noir avec le casque. La Discrète. Road Movie immobile.
Wiazewsky-Godard


Les amours lumineuses et légères d’Anne Wiazewsky et Jean Luc Godard
C'est un petit livre autobiographique racontant les amours d’un cinéaste et d’une lycéenne. Le style est simple et aéré. Beaucoup d’anecdotes sur la nouvelle vague. On y voit surtout la façon d’aimer dans les années soixante et la difficulté de l'émancipation dans une société française trop rigoureuse. Les rapports douloureux entre la mère et la fille sont justement évoqués. Le livre s’achève au festival d’Avignon. On dort Hôtel de la Magnanerie avant d’assister à la première de la Chinoise (que Jean Vilar appelle La Tonkinoise). Sociologiquement les intellectuels lisent le Petit Livre Rouge avec beaucoup d'espoir. Une autre époque. J’ai aimé la façon dont la narratrice dispose du temps : Une année Studieuse (le titre) fait l’unité du livre.Le portrait de cet amour, sans déchirure, reste en suspens. Par l’écrit, la narratrice, tend à l’éterniser.
Anne Wiazwsky, Une année studieuse, Paris, NRF, 2011.
dimarts, 31 de gener del 2012
LE MATAGOT MODERN est en vente chez MACAREL!
Enfin! On peut le commander en ligne!
Super! Le Matagot Moderne est chez Macarel Canal Istoric
Commandez le en cliquant:
http://www.macarel.org/Macarel/macarel-occitanie?page=shop.product_details&flypage=eny_fly_default.tpl&product_id=1181&category_id=23
ou venez visiter la nouvelle boutique MACAREL!
MACAREL
ZA du Rieucoulon 420 rue Fleming
34430 St Jean de Vedas
ouvert du mardi au samedi de 10h à13h et de 15h à 19H
dimarts, 27 de desembre del 2011
Entre la poire et le dessert
Je regarde Yann Barthès. Je ne sais plus rire, ni me concentrer. Je suis cerné par ma fatigue, l’accumulation de trop de tâches administratives et la non
reconnaissance de Monsieur Mimosa, le chef, cette poigne de fer et de
clous qui ne me dit jamais merci et aimerait bien me voir dégager
car mes voyages sont trop culturels, originaux et ne rentrent pas
assez dans les statistiques et les exigences de l’agence, ça me
les brise menu menu, parce qu’avant lui j’étais le roi, recruté
pour être la vitrine de l'Entreprise. J'avais vingt six ans et je
brillais par mes excursions inventives, linguistiques et culturelles
en Catalogne et Occitanie. Maintenant j'ai dix ans de plus. Ceci
explique cela. Les voyages dans mon Grand Sud fantasmé ne fait plus
rêver les clients du pays. Les bobos ou les vieux préfèrent New-York ou les
Antilles. Pas un voyage adapté à une problématique intellectuelle comme je les kiffe.
Puis l'époque, ma pauvre dame, est plus à la rentabilité, mes
inventions restent des inventions tamtamnesques. Et après
quelques années d'essai où je croyais parvenir à une certaine
quelque chose, je baisse les bras pour m'abandonner au quotidien.
J'ai tout quitté pour travailler ici. Même mon seul amour. Pour le salaire, les
promesses d'avenir. J'ai investi cette ville noire aux idées étroites, cette ville que je baptise de mon nom, Ville de Tam, pour pas qu'on me demande des comptes quand on lira ceci. Après dix ans , je me vois toujours en transit. Alors moralement je te demande: comment peut-on passer au statut de « fils préféré » à celui de l'employé déchet? Cette question noire me ronge, me glace les os, la
conscience, le crâne. Fait exprès. Je suis sûr que c'est fait exprès. Une pression psychologique pour abandonner le taff. Comme ils font à La Poste ou à France Télécom.
Devant ma télévision, mes paupières se rouillent. Mauvais coma. Je n’ai rien à échanger, ni personne qui peut me tirer de mes propres préoccupations par le rire, l’envie ou le désir. Les plateaux – repas –télé ça me connaît. Je
vais te dire : c’est drôle un soir la solitude, mais tu l'apprivoises jamais. C'est drole le premier soir. Ensuite tu balises.
Mais tu m'excuseras. Des bruits extérieurs me sortent de ce long monologue paranoïaque. J’entends piétiner contre la baie de ma véranda-balcon. Cette fois, c’est sûr, y a quelqu’un. J’ouvre. Long rideau. Rideau long. Long rideau. Rideau
long. Tourne. Retourne la manivelle. Froid glacé de décembre et deux chaussettes orphelines qui se balancent sur le fil du sèche-linge. Les mois de décembre fatiguent. Je me renferme. Long rideau. Rideau long. Long rideau. Rideau long. Tourne. Retourne la manivelle. Je ne peux plus voir cet appartement. Soudain je l'ai en horreur. Je redescends affronter le froid, le parking et mes peurs parano. Mon coeur bat très fort. Je crois que j’aime ça, me foutre la pétoche. C’est quelle heure ? Neuf heures ? Neuf heures et quart ? A mourir pour mourir comme chantait Barbara. Et je marche. Je marche. Buée froide et blanche de mon souffle. Je ne sais pas où je vais. Ma fuite en avant me guide, me pousse, me propulse comme un
aimant attiré par le désir de voir quelqu'un à un endroit précis. Eclairage orange public. Les murs noirs de pollution. Le couvre feu des cafés le soir noir noir noir. Faudrait pas que la population se rencontre. Tout éteindre. Ne pas faire vivre la ville la nuit. Même pour les ouvriers fatigués qui aimeraient se rencontrer un soir. Décret municipal: fermez les estanquets. On cachera nos alcooliques. Surtout bien fermer les cafés à sept heures. Ville de Tam, tu m’exaspères. Et je marche encore
pour tomber, par hasard sur cette allée où tel un troubadour instinctif je m’arrête. Je suis devant la maison Bouygues de Saucine, de son moutard et de son sale mari. Les fenêtres ouvertes, on peut pas dire que ce soit décoré avec goût. Non. C’est décoré, peuchère, avec économie.
Meubles de chez Confo ® en plastique, très vite montés. La voix mâle de son ignoble mari (un beauf à la Cabu, chanterait Séchan) fait vrombir les murs. Je les contemple dans la lumière jaune. Tu le crois. Il lui beugle dessus à cause d' une histoire de cendrier. Dans sa colère affreuse, il bégaie, postillone, répète les mots cent cinquante fois. Au moins.
- Mais non, putain,je les mets pas sur le tapis, les cendres! Puis, puis, puis si tu les vidais les cendriers régulièrement et si, et si, tu les remettais
bien, là, là, là à sa place, la, la maison serait pas si, si, dégueulasse. On vivrait pas dans la poussière. Ah! La! La! Ah! La! La! Ah! La! La!
Ma Saucine c'est une éponge. Elle a la politesse de s'adapter à la personne qu'elle
a en face. Peut-être un truc de secrétaire. Elle adapte son langage et ses attitudes. Cette femme vulgaire, est-ce bien elle?
Insupportable de la voir ainsi:
- J'ai pas le temps figure toi, con. J'suis pas ta boniche, avec le taff...
- Ah! Parlons-en, parlons-en du travail, t'es pas obligée de bosser.
- Et le gosse qui c'est-ti qui le nourrit le gosse? Hein? Hein? Hein? Le gosse?
Ah. Tu vois rien d' original. Ces deux là te tombent bien dans le cliché du quotidien franchouillard. J'ai l'impression délicieuse et désespérée d'être le voyeur devant une daube de TF1. Casting réaliste et réussi. Ecran 16/9. L'écran 16/9c'est cette fenêtre éclairée qui les encadre. Le plus triste est de constater que la téléréalité ressemble à la vie. Ma Saucine,pourtant, si un jour tu décidais de quitter ce fou pour moi tu ne passerais pas le premier essai tellement ton physique reste singulier. Je te vois tout droite sortie d'un film d'hollywood des années folles avec tes belles gambettes et tes cheveux bruns, tu pourrais me danser le charleston. T'es pas Loana. T'es la classe. T'es une fille très grande qui se la joue parfois avec ses strings très fins sous tes juppes blanches transparentes. Bien sûr nous n' eûmes qu'une relation de placard a balais. Mais comme dans les pop songs américaines j aimerais tu devinsses ma baby, be bop a lulha. Enfin je parle, je parle mais je commence à me les geler sec sur le gazon. Je suis le chevalier occitan, plus tard je t'enlèverai d'ici. Mais ce soir, ce n'est pas l'heure. Tournant le dos à la violence, je me rentre dans le bruit des meubles déplacés, (idéal pour parer les coups le buffet fait bouclier), le tintamarre de la vaisselle qui vole, les cris masculins de bête. Merde mais ce qui m'arrache plus le coeur, c'est le moutard qui commence a chialer.
Des cris de bête, j'te dis. Un jour je t'épargnerai tout ça. J'te jure.
A Suivre...
Lisez les premiers épisodes du feuilleton en cliquant sur: "Vilo de Tam".
N'oubliez pas de laisser vos commentaires!
dilluns, 26 de desembre del 2011
La beutat en Turquia
vestimentaria.
Au nivèu culturau, mercés a Iva Roqueta, ai descubèrt a la debuta deis annadas 2000 un libròt estrambordant: leis istòrias de Nasreddin Hodja lo personatge popular de Turquia e dei país orientaus adaptat en peça de tiatre(lo libre es en occitan, castilhan e francés).
- Femna,vai, carga tei vestits nòus. Pencheneja te, pimponeja te, fai te polida e vene t'assetar pròche de ieu.
- Mai coma vòls que me faguèsse polida mentre que siás malaut? repoteguèt la dòna. Coma Nasreddin Hodja ensistissiá, li demandèt la rason. Alòr li diguèt ansin:
- Quora Azrail, l'àngeu de la mòrt, vendrà me prene, en te vesènt polideta, ben vestida, benlèu que li agradaràs e que tombarà amorós de tu. Alòr te prendrà a ma plaça.
Ives Roqueta, Leis aventuras de Nasr-Eddin,CRDP Miegjorn Pirenèus.
Collectiu,
Histoires de Nasreddin Hodja, Silk Road Touristic Publications, Ḯstanbul-Türkiye.
diumenge, 25 de desembre del 2011
Istanbul e sei tèulissas dessenhadas
Te mène sus lei tèulissas dei restaurants. Dominam lo tot Istanbul: lo modèrn e l'antic desseparats per lo flume dau Bosfòr. Amondaut reconèisse lo dessenh d'un artista (jove surament) fòrça present dins lei carrièras brancadas de la ciutat e mai que mai dins l'avenguda bèla consacrada ai mestiers de la musica. Son simbèu, sa signatura: un punh levat e jaune. Una mena d'indignacion benlèu. Sabe pas coma l'interpretar. Me pivela pasmens de pensar lo dangier qu'a corregut per pintar aquò amé perfeccion. Qué ne pensas?
Lo trabalh de l'aiga me fa pensar a tei lagremas
L'Aiguièra Basilica es la mai granda
resèrva d'aquesta mena a Constantinople (78000m3). La máger
dei colonas que la constituís
son de trofèus tornats dei guèrras contre lei Gregaus e lei Romans.
L'endrech es dedicat a Medusa, punida de son amor per Zeus. Lei colonas que
ploran m'evocan lo marrit sòrt
que li es gitat. Coma se lo membre misteriós
emplenat d'aiga èra lo còs de la gorgona mortala. Vé! Agacha aquesta colona! Es de carn umana
e la de l'autre mand sembla de la carn de sèrp. Sèrps que cubrisson
son pèu. Segur: se passejam au dintre malaut de Medusa. A la fin de
la passejada, la tèsta es quichada, revirada per una colona de
pèira. Condamnada se pòu pas plus desliurar. E l'aiga que s'agota
pauc-a-cha pauc fan pensar a de lagremas sens fins que calarián pas
jamai.
divendres, 23 de desembre del 2011
Çò que te fau saupre d’Istanbul.
Çò que te fau saupre d’Istanbul.
Per lo promier còp l’agéncia de viatge de la vila de Tam part a Istanbul. Pauc-a-cha-pauc te fau un esquichum de sei descubèrtas.
Fora borra : Istanbul.
- Se tròba en Turquia.
- Es un exemple de laicitat.
- L’acuèlh i es bòn.
- Lei trins de vila marchan amé de gitons coma ais autos-tampons (son roges e de plastic).
- Istanbul es divisit en doas parts a l’entorn dau flume dau Bosfor.
- I a un barri brancat. Se parla d’una « movida » turca.
- Plòu fòrça en decembre e fa freg.
- Trobaràs pas de sauça blanca per ton kebab.
- Marchas fòrça a Istanbul.
- Lo mercat lo mai pivelant es lo mercat egipcian e non pas « lo grand bazar ».
- Pas de violéncia e d’inseguritat.
- Lo cantaire preferit deis estajants es un travelo que sembla a la Castafiòra e que te fa de reclamas per de fregidas.
- An lo culte per Pèira Loti l’escrivan viatjaire que s’oblida en França. Li an consacrat tot un barri e leis estanquets amondaut pòrtan son nom.
- Dison « pardon » per « perdon » e « merci » per « gramaci » mai se sabes pas aisidament charrar turc pòs escambiar amé totei amé ton anglés europenc.
- Lei femnas veladas sòrton pauc la nuech mai sòrton.
- Lei femnas non veladas sòrton e begon de cervèsa EF, sola cervèsa nacionala dau país.
- Lei barris religiós son lei mai estranhs mai pas lei mai desagradius.
- Son pas en crisi es benlèu per aquò que lo país que faguèt una crosada contra leis Albigés pòu se permetre de lor faire la leiçon...
- An la moneda dau país mai pòs pagar en euro.
- Enfin, l’escòla es nacionala mai un intellectuau turc me diguèt qu’èra trop centralizada e pas pron dubèrta sus l’estrangier. Mai es una interpretacion : siáu pas anat verificar.
- Vos contarai la seguida en fotos dins lei jorns qu’arriban.
dissabte, 17 de desembre del 2011
la parano dans la chambre.
diumenge, 11 de desembre del 2011
des peurs en tuperware
Une librairie arlésienne pour le Matagot!
Après Orange et Aigues-Mortes, c'est Arles qui s'occupe de distribuer le MATAGOT MODERN. Une équipe sympathique et conviviale qui respecte ses auteurs et les met très à l'aise. Je vous invite à découvrir cet endroit magique. Vous pourrez y demander un exemplaire du livre fantastique en français et occitan:
La Boutique des Passionnés & l'Association Attention Culture !
14 rue Réattu - 13200 ARLES - 04 90 96 59 93
dimecres, 7 de desembre del 2011
rentrer ce soir

"Hic clavis, alias porta" (La clef est ici, la porte aussi) - Dessin original de Victor Hugo
dimarts, 6 de desembre del 2011
mei nuechs d'insomnia
Vaqui a de que semblan mei nuechs
Voilà à ce qu'elles ressemblent mes nuits
les matins se suivent et se ressemblent

Vila de Tam. L'appart vitré. Les matins se suivent et se ressemblent. Je vais trainer dans ce jogging gris et faire chauffer l'expresso acheté en Espagne sur la Jonquera. Celui qui te troue le ventre toute la matinée. Les images des Matinales se reflètent dans le vitres qui filtrent les rayons de soleil. Je bois les paroles riantes de Maitena. Mes paupières se rouillent. J'ai passé la nuit sur l'Internet à compter les moutons d'Arte plus sept. Aujourd'hui: combat syndical, ignorer Saucine dans les couloirs et les bureaux pour n'éveiller aucun regard et se retrouver peut-être en cachette dans le placard à balais. Et croiser les patrons, croiser les patrons de l'Agence de Voyage de la ville de Tam qui à force de nous parler mal nous feront tous quitter la boite.
diumenge, 4 de desembre del 2011
A l'entorn dau libre en Provença
Autour du livre en Provence
9,10, 11 décembre 2011. ARLES.
Contacts
La Boutique des Passionnés & l'Association Attention Culture !
14 rue Réattu - 13200 ARLES - 04 90 96 59 93
contact@passionnes.com culture@passionnes.com
www.passionnes.com convivencia.over-blog.net
Signature du Matagot, samedi, à partir de 15h30
dissabte, 3 de desembre del 2011
des dessous chics dans le placard à balais
